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Critique de la Bande Dessinée : Prince Caspied
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Critique de la Bande Dessinée : Prince Caspied

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 26 mars 2011 à 1240

Bouquet final et pétards mouillés

A la fin du troisième tome, nous avions laissé le « coté d’obscur » des Terres de Fangh plongé dans un incroyable imbroglio. Et, à l’entame de ce nouvel épisode, on prend rapidement conscience que la situation n’est pas prête de s’arranger. Difficile, en effet, d’y voir clair dans cette lutte pour le pouvoir engagée par un si grand nombre de protagonistes que l’on perd son zorgien. ET la situation est d’autant plus complexe que d’autres prétendants inattendus se joignent à la compétition, comme Lars Elric de Métalniboné, Prince Caspied et Bob Blaireau, devenu Fritz Cavalerie depuis qu’il est le porteur de l’anneau inique. Avec tout ça, comment voulez-vous que Kyla parvienne à gérer son encombrante famille, à commencer par une mère envahissante, une sœur agaçante et… un frère surgit de nulle part ! Quel souk !

Avec Le prince Caspied, quatrième opus qui clôt les aventures de la jeune sorcière Kyla, force est de dire que ZAZne relâche pas son effort dans le domaine de la parodie référentielle. On peut même dire qu’il y met les bouchées doubles, cette série apparaissant plus que jamais comme une sorte de « burger quizz »  avec tous ces personnages et ces situations empruntés aux grandes œuvres de la littérature et du cinéma fantastique et de science-fiction. La démarche est ambitieuse, l’hommage est louable mais il faut bien admettre que le résultat est parfois un peu trop brouillon. En effet, comme pour le précédent tome, ZAZ a voulu instaurer dans son récit un rythme trépidant, voire vaudevillesque, tout en nous invitant à suivre plusieurs trames parallèles. Pour être totalement efficace, il aurait fallu que le flux narratif et le découpage soient tous deux parfaitement calculés. Ce qui n’est pas toujours le cas ici. En conséquence, on est parfois un peu paumé et l’effort intellectuel qui doit être fait  pour raccrocher à la lecture nuit à l’efficacité de gags qui travaillent énormément sur leur spontanéité (à la manière des punch line des séries B américaines).  Bref, si certains gags font mouche, la plupart du temps, le récit apparait comme un sympathique étalage de sous-culture fait sur le ton de la déconne.

Au dessin, Le Fab continue à nous offrir le même travail, qui est, force est de l’admettre, de qualité moyenne. Son style manga assez basique, apte à plaire au très jeune lectorat, parait parfois un peu décalé par rapport au scénario. Quel enfant de moins de douze ans connait Michael Moorcock ou Frank Herbert? Les adultes, eux,  vont trouver le rendu à la fois trop simpliste et pas assez mature, et manquant de sens caricatural. Autres soucis, le manque de régularité dans les traits des visages et des personnages qui présentent parfois trop de similitudes physiques (ce qui peut entrainer quelques confusions). Seuls quelques rares personnages, copiés sur des modèles cinématographiques, parviennent à nous arracher un sourire. Au final, l’ensemble n’est pas désagréable à l’œil mais manque à la fois de finition et de personnalité.

La conclusion de

Le prince Caspied achève les aventures de Kyla, une série qui fait office d’apprentissage pour deux jeunes artistes : ZAZ et Le Fab. Au final, l’on obtient une saga maladroite mais sympathique, qui laisse transparaitre la richesse intellectuelle du scénariste dans le domaine de la SF et du fantastique. Présenté comme une sorte de bouquet final, ce dernier album n’est ni meilleur, ni plus mauvais, que les précédents.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario blindé de clins d’œil
  • Un récit trépidant
  • Quelques bons jeux de mots

Que faut-il oublier ?

  • Un découpage peu efficace
  • Des gags qui font souvent long feu
  • Un dessin moyen

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