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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dead Rising
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dead Rising

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 29 novembre 2010 à 1830

Dead Rising, Audience Sleeping

Basé sur une série de jeux vidéo ayant pour concept le simple bourrinage de zombies, produit et réalisé par Keiji Inafune (l'un des pontes de Capcom, la compagnie propriétaire de ladite licence) dans le cadre d'une exploitation en web movie avant de se voir offrir une carrière en DVD, Shibyo Osen Dead Rising ne laissait pas entrevoir quelque chose de mémorable. Affirmer le contraire serait mentir, d'autant plus que, jusqu'à aujourd'hui, à de rares exceptions près, les adaptations de jeu vidéo n'ont jamais brillées par leurs qualités. Et ce n'est pas ce film qui va changer l'ordre des choses.

Chronologiquement parlant, on peut placer le scénario de cette adaptation comme se déroulant entre les deux volets vidéo-ludiques. L'intrigue ne se déroule plus aux Etats-Unis mais au Japon, alors que l'épidémie n'a pas encore atteint son stade optimal de contamination. Ici, on suit les mésaventures de plusieurs groupes de personnes qui, par la force des choses, vont se retrouver tous coincés dans un entrepôt cerné par les zombies. La cohabitation va avoir du mal à s'établir, surtout que parmi eux se trouve une sacrée brochette de psychopathes et de gros crétins. En nous plongeant au milieu de ces groupes de survivants, le cinéaste nous invite à suivre plus particulièrement les agissements d'un jeune handicapé en fauteuil roulant, dans ses efforts pour échapper aux voyous et aux contaminés, jusqu'à ce qu'il devienne le chevalier servant d'une jolie infirmière en péril.

La réalisation en DV HD alterne des prises de vue traditionnelles et d'autres en caméra subjective (l'image est à ce moment volontairement dégradée). A ce moment, à la manière d'un jeu vidéo, le spectateur se voit attribuer le point de vue d'un joueur de console (comme l'avait fait Andrzej Bartkowiak dans l'adaptation de Doom). L'idée, dans le fond - et même si elle ne colle pas du tout au game-play des Dead Rising, des jeux à la troisième personne - est loin d'être stupide. En fait, le problème est qu'il n'y a pas grand-chose à filmer. On se demande même, durant une bonne heure, si l'on se trouve vraiment devant une adaptation de Dead Rising tant le film manque d'action et surtout de zombies. L'un des principaux atouts des jeux vidéo est d'afficher à l'écran de gigantesques et terrifiantes hordes de zombie, hors, ici, c'est tout juste si l'on en voit une douzaine. Et encore, uniquement vers la fin du film. D'autant plus décevant qu'ils sont assez mal maquillés. On évolue donc très loin de l'ambiance de la licence Capcom, fortement inspirée de celle des films de George A. Romero.

Non, au lieu de faire dans le survival violent et jubilatoire, Keiji Inafune nous impose un huis clos au cours du lequel une poignée de comédiens s'invectivent et se maltraitent. Etant donné que l'on ne sait pas grand chose sur leur vie, ni sur leurs projets, assister au déballage de leurs problèmes et à leurs disputes se révèle aussi passionnant que visionner un documentaire en langage sourd-muet sur les méthodes de repiquage de plans d'agave sur les hauts-plateaux mexicains. Seules, parfois, quelques violents échanges de baffes - qui s'achèvent sur la vision d'acteurs le visage tartiné de faux sang - peuvent éventuellement sortir les spectateurs les plus résistants de leur léthargie. Mais, dans l'ensemble, durant une bonne heure, Dead Rising est d'un ennui total.

Dans la dernière-heure, Inafune se penche enfin à satisfaire les souhaits des fans de beat them all, via la réaction du jeune handicapé. On retrouve alors un peu l'ambiance foutraque des jeux vidéo avec notamment la transformation du fauteuil roulant en machine à couper, écraser et hacher du zombie (et du salopard par la même occasion). Malheureusement, en raison du manque de moyen, les effets restent très sobres, la plupart des plans violents se résumant à quelques giclées de sang numérique et deux ou trois effets gore. De plus, force est d'avouer que les zombies ne sont guère terrifiants, ni par leur apparence, ni par leur nombre. Bref, pas grand chose de très réjouissant, même si cette dernière partie s'avère moins ennuyeuse que le reste du film.

 

 

La conclusion de

Si ce film ne présentait pas quelques rares éléments évocateurs de la mythologie Dead Rising (les zombies aux yeux rouges, le médicament Zombrex...), il serait très difficile d'y reconnaitre une adaptation cinématographique de la célèbre licence Capcom. En effet, durant une bonne heure, Keiji Inafune tergiverse avec une série de séquences inintéressantes mettant en scène de très mollassons affrontements entre survivants avant de se rattraper un peu dans la dernière demi-heure. En effet, à ce moment, si le spectacle reste toujours peu trépidant et assez pauvre en effets gore, il a au moins l'avantage de coller un peu plus à l'esprit des jeux vidéo. Un film toutefois inutile.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques éléments évoquant les jeux vidéo
  • Une dernière demi-heure plus conforme aux attentes

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation sans punch
  • Une adaptation assez éloigné de l'esprit des jeux vidéo
  • Une première heure insipide
  • Peu de zombies, peu de gore

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