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Critique du Film : Battle Planet
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Critique du Film : Battle Planet

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 11 octobre 2010 à 1826

Scaphandre à vendre

Héros de la guerre contre les Aquariens, le capitaine Jordan Striker est choisi pour accomplir une mission sur Terra-219. Protégé par une combinaison de combat expérimentale, il est envoyé en solitaire sur cette planète sauvage. Son objectif est de retrouver un officier supérieur soupçonné de trahison envers la Nouvelle Alliance...

Battle Planet est une production indépendante à petit budget écrite et réalisée par Greg Aronowitz, un model maker de bonne réputation s'étant déjà essayé à la réalisation avec quelques épisodes de la série Power Rangers S.P.D. (produite par Walt Disney).  Le scénario se présente sous la forme d'un planet opera de conception classique (voire même simpliste), avec un soldat envoyé en mission sur une planète inhospitalière et qui pour assurer sa survie doit compter sur l'aide d'une alien. On se trouve donc dans une sorte de mix en StarcrashEnemy et... Avatar, bien sûr, d'autant plus que la gracile silhouette de Jun'hee ne manque pas de rappeler celle de Neytiri, la Na'vi du film de James Cameron.

Revêtu de sa combinaison qui le fait ressembler à Buzz l'Eclair, le capitaine Strider va donc devoir composer avec un environnement hostile mais aussi avec l'intelligence artificielle qui contrôle une combinaison qu'il ne peut ôter sans l'activation d'un code (qu'il n'a pas, bien entendu). Cette I.A., par l'intermédiaire de l'interface de la combinaison, peut injecter en tout liberté moult drogues et stimulant au militaire, qui, on le comprend, accepte assez mal cette dépendance.  Et comme l'I.A. est doué de parole (et d'un sens logique du genre HAL 9000), cela entraine de nombreuses scènes de chamailleries entre le comédien Zack Ward et une entité invisible (qui, après quelques essais, a modulé sa voix sur le thème « féminine et voluptueuse »). Quand ces passages sont bien traités, c'est parfois drôle et surréaliste (comme quand Strider décide de faire un somme et que, gonflé par des injections massives de stimulants, il n'arrive pas à trouver le sommeil) mais la plupart du temps, force est d'admettre que c'est plus irritant qu'autre chose (d'autant plus que Zack Ward en fait des tonnes dans le registre « crétin sympathique »).

Puis, au cours d'une rencontre avec des autochtones (des australopithèques extra-terrestre coiffés de masques en latex absolument ridicules), le capitaine Strider va rencontrer Jun'hee, une amazone écolo particulièrement douée pour le combat d'escarmouche. Si sa silhouette épouse celle des jolies terriennes, son visage, lui est une sorte de mélange entre une Tortue Ninja et Jar-Jar Binks. Sa race se désigne sous le nom de Pavorien (étymologiquement décrypté, cela voudrait donc dire qu'ils sont des gens biens) et elle fait partie, tout comme les Terriens, de la Nouvelle Alliance, actuellement en guerre contre les Aquariens (des créatures aquatiques et humanoïdes qui en dehors de leur élément naturel portent les mêmes scaphandres que les martiens de Mars Attacks !)

Le script, bien entendu, construit une idylle entre ces deux êtres qui d'alliés vont devenir « amants ». Une liaison qui va se consolider quand Strider va constater que sa mission n'est qu'un prétexte et qu'il n'est qu'un simple cobaye sacrifiable... et que sa combinaison attise de nombreuses convoitises. L'humain et la pavorienne vont donc se transformer en fugitifs prêts à vendre chèrement leurs peaux (l'une est armée d'un arc, l'autre d'un fusil laser Toys 'R' Us rouge). Au cours de leur cavale, ils vont trouver l'hospitalité auprès d'un nain de l'espace échoué sur la planète et être capturés par une tribu de cannibales, dans la plus pure tradition science fantasy.

Au niveau de la réalisation, Greg Aronowitz alterne le bon et le nettement moins bon. Visuellement, il n'y a rien à redire. On peut même féliciter le réalisateur et ses techniciens qui, malgré un budget ridicule, nous offre de très beaux - et variés ! - panoramas portant sur la planète Terra-219. La scène d'introduction, où il nous présente le capitaine Strider dans l'une de ses opérations contre les Aquariens, est également convaincante, même si la nature numérique de toutes les structures est évidente. Par contre, en ce qui concerne la mise en scène et les chorégraphies de combat, force est d'admettre que le cinéaste n'arrive à aucun moment à gommer les aspects crétins des dialogues et la naïveté des situations. Les séquences dialoguées sont ainsi totalement barbantes (quand elles ne sont pas totalement stupides, comme quand les fuyards rencontrent le nain) alors que les scènes de combat, si elles restent toujours lisibles, manquent de nerf et plans forts. En conséquence, le film voit son niveau d'intérêt varier grandement au fil du récit, peut tout autant ennuyer qu'amuser par son degré de bêtise.

Les effets numériques sont satisfaisants, sans plus. Mais n'oublions pas que Battle Planet est un film exclusivement destiné au marché vidéo, l'on se doit donc d'être indulgent. Les plans matérialisant les décors de la planète sont réussis, tout comme les modélisations et les animations des vaisseaux spatiaux. Cela fait un petit peu conception 3D pour jeu vidéo mais l'ensemble est de bonne facture. Par contre, pour ce qui est des maquillages des aliens, on est assez loin du compte.  En fait, les seuls réussis sont ceux des Paroviens. Si, au début, leur masque peut surprendre (notamment par son aspect plastifié), on s'y fait assez vite et au final, on est convaincu par le naturel des expressions de Jun'hee, interprétée par une Monica May (Z, dans la série Power Rangers S.P.D.) gracieuse et tonique. A coté de cela, les maquillages des autochtones sont vraiment pourris, les pires étant ceux des cannibales, d'autant plus ridicules qu'ils sont interprétés par des figurants peu motivés effectuant de façon mécanique quelques danses tribales.

 

La conclusion de

Plutôt intéressant visuellement, Battle Planet présente un scénario et des lignes de dialogues bien trop stupides pour être autre chose qu’un divertissement télévisuel passable. Certes, on pourra s’amuser de l’aspect ridicule de certaines situations, certes on pourrait argumenter que ce film se situe au-dessus de la plupart des productions Syfy ou Asylum, certes l’amateur de F/X pourra éventuellement apprécier les quelques maquillages réussis (ceux des pavoriens). Mmouais, reste maintenant à déterminer si tout cela compense les carences d’un film autrement très perfectible. Je n’en suis pas très sûr…

Que faut-il en retenir ?

  • Rendu visuel de qualité
  • Drôle au dixième degré
  • Quelques séquences réussies
  • Les maquillages des pavoriens

Que faut-il oublier ?

  • Scénario primaire et assez crétin
  • Dialogues débiles
  • Quelques séquences agaçantes
  • Les maquillages des autochtones
  • Une réalisation sans personnalité

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