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Zombie Wars >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Zombie Wars

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 18 juin 2010 à 22:52

World War Z Z

Comme George Taylor, le naufragé de la Planète des singes, David a trouvé sa Nova. Une jolie idiote au sourire Ulta Brite qui, tel Bugs Bunny, grignote des carottes en affichant un air satisfait (sans le "quoi de neuf, doc?" vu qu'elle est privée de langage). Il l’appelle Star et l’a arrachée non pas à des singes en tenue de bikers mais à des esclavagistes zombies. Oui, vous avez bien lu. Car dans Zombie Wars, un film de David A. Prior, ce sont les zombies maquillés à la pelle à tarte qui vivent comme des gens civilisés (ou presque) alors que les vivants doivent se contenter de camps de fortune installés dans les bois. Organisés en cellules militaires, dirigées par un officier de charme adepte des blagues idiotes (taquine, elle ose même les fausses alertes !), les rescapés tentent de survivre à l’Apocalypse via une technique de guérilla. Les principaux objectifs de leurs raids sont les convois de jolies blondes L’Oréal, une espèce décidemment increvable, encore plus résistante que les cafards. Malheureusement, une nuit, le drame. Les camps (que les défenseurs n'ont pas pensé à fortifier, malgré que ce conflit dure depuis 50 ans) subissent une attaque générale des forces zombies. Submergés par le nombre, les vivants doivent se replier dans le jardin du product… euh, la forêt. Mais David et Star sont capturés et emmenés dans la ville des zombies...

Il est très rare que la série Z américaine débarque en France, qui plus est dans une version doublée (on dit merci qui ? Merci Elephant Films !). Zombie Wars est donc une perle rare, d'autant plus précieuse qu'il s'agit d'un film de David A.Prior, c'est à dire ce qui se fait de "mieux" dans le domaine du n'importe quoi filmique. Alors, si à cela, on lui ajoute des doublages (et une voix off) catastrophiques exécutés par une poignée d'incompétents (ou de plaisantins), on atteint un niveau de nullité si important que le résultat en devient de l'art. Les dialogues, de ridiculement décalés par le jeu très approximatif des interprètes et l'ineptie des propos, deviennent, par l'adjonction de traductions approximatives délivrées d'un ton atone ou rigolard (mais de toute manière, absolument pas en phase avec la situation) des pures moments de délire. "Crève, saloperie de bouffeurs de hamburgers pourris!" que hurle un des miliciens à un zombie, avant de lui mettre une balle dans la tête, est un bon échantillon de ce que l’on peut entendre tout au long du métrage. Ajoutons à ce constat déjà calamiteux une bande originale presque exclusivement composé d’un air de piano joué par un manchot trisomique.

Avec Zombie Wars, le but premier de David A. Prior est de mettre tout en œuvre pour offrir à ses rares (mais très enthousiastes !) fans un spectacle construit presque exclusivement à base de séquences d'affrontement, Le cinéaste ne s'est donc pas encombré l'esprit à essayer d'ajouter un aspect crédible à une intrigue qui, de toute façon, est ridicule. Le script de Zombie Wars est donc idiot, bourré d'incohérences, et le réalisateur n'a aucunement pris la peine de diriger un tant soit peu ses comédiens, faisant des scènes dialoguées des passages ubuesques affichant un niveau artistique proche de ces spectacles de fin d'année organisés dans les écoles primaires. La séquence où "la générale", prenant un air contrarié (c'est-à-dire que la comédienne fronce les sourcils et adopte une voix de basse) débat du sort des prisonniers des zombies avec une ex-esclave vaut, par exemple, son pesant de cacahuètes. Evidemment, le coté cheap des costumes et des décors ajoute à cet aspect amateur.

Le cinéaste s'est donc concentré sur la construction des scènes d'action. Malheureusement, le manque de moyen (le budget s’élève à 200,000 dollars) fait que cet aspect n'est guère plus réussi que l'autre. On doit donc se contenter de voir des figurants aux maquillages conçus à base de mayonnaise et de pate à pizza placer gentiment leur tête en face du canon des armes de leurs ennemis et attendre patiemment le coup fatal. Des ennemis qui, d'ailleurs, sont sacrément précis puisque tous les tirs s’achèvent de la même manière : une balle dans le crane. A coté de cela, l'amateur de chanbara aura aussi le plaisir d'admirer la décapitation au katana (en plan américain) d'un ou deux mannequins, également très aimables puisque totalement immobiles pendant leur exécution.
Les zombies, eux, ne possèdent que deux méthodes pour venir à bout des vivants:
- La morsure au coup entrainant à chaque fois la même réplique du mec contaminé : ‘vas-y, mec, tire, qu’est-ce que tu attends ? Je ne veux pas devenir comme eux ! ». Résultat : une balle entre les deux yeux.
- L'éventration en plan serré, toujours opérée de la même manière, avec un pauvre gars allongé sur le dos, hurlant et gesticulant des bras pendant que les zombies farfouillent dans le plat de spaghettis bolognaise posé sur son ventre.
Force est de dire que tout cela manque de renouvellement…

Au final, Zombie Wars s’avère parfois drôle par sa nullité, mais hélas très souvent ennuyant. Voir des figurants mal grimés et mal dirigés courir dans tous les sens en grognant est assez amusant mais la puissance comique du ridicule a ses limites et David A. Prior les franchit souvent. Par contre, quelques éclairs de génie burlesque surgissent dans le récit, comme lorsque, accompagné d’un « zip ! » incongru, deux armes de poing envoyées de hors cadre atterrissent dans les mains de la « générale » sous le regard médusé de deux gardes distraits par les avantages de la dame (bien mis en valeur par un tee-shirt girly très serré). Enfin, la plus grosse surprise du film se situe dans son final, lorsque l’on se rend compte que ces zombies « civilisés » travaillent de concert avec les membres d’une communauté ayant opté pour une collaboration contre-nature. En l’échange d’une fragile tranquillité, ces traitres leur fournissent savons (si, si) et aliments en converse. Ils en seront punis, bien entendu. Complètement inutile, stupide, mais bien barré.

12

Réalisé avec deux bouts de ficelle, Zombie Wars est une série Z qui entre parfaitement dans le cahier des charges du genre. C'est-à-dire que le récit balance entre des passages très nuls mais désopilants et des moments terriblement ennuyants qui nous font bénir la touche « avance accélérée » de notre télécommande (oui, oui, comme dans les films de boules). A coté de cela, l’on n’en voudra certainement pas à David A. Prior ; un réalisateur fauché qui fait des films par pur amour du genre. Mais bon, par souci d’honnêteté, force est d’admettre que c’est tout de même bien mauvais.

Critique de publiée le 18 juin 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques situations assez drôles
  • Du sang et des zombies

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans intérêt
  • Réalisation poussive
  • Jeu d’acteurs calamiteux
  • Effets spéciaux perfectibles

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