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Critique du Film : Zone of the Dead
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Critique du Film : Zone of the Dead

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 8 mai 2010 à 1629

Invasion de sombies zerbes... euh, de zombies serbes

L’agent Mortimer Reyes ne se remet pas de la mort de sa femme, tragique évènement dont il porte la responsabilité (du moins, il en est persuadé). Pour lutter contre sa déprime, il parcourt l’Europe pour le compte d’Interpol, tout en sa gavant de bonbons Carensac fourrés aux tranquillisants. Sa nouvelle tâche, qui se déroule en Serbie, apparait comme très simple (il le dit lui-même) : assister une bleue dans une mission de transfert de prisonnier. Mais ce que ce brave flic et son assistant, l’inspecteur Bellic, ne savent pas, c’est que, non loin d’ici, une bande de crétins a libéré un gaz qui a la propriété de transformer en zombie psychopathe toute personne ayant la malchance de l’inhaler. Des zombies qui, par leurs morsures, infectent le reste de la population de la petite ville de  Pancevo. Pas de bol quand l’on sait que le convoi de policiers doit justement traverser ce bled paumé de la campagne serbe…

Ecrit et réalisé par Milan Todorovic et Milan Konjevic, Zone of the Dead est un film de zombie dans la plus pure tradition du genre. L’on a en effet encore affaire à un groupe de survivants cerné par des hordes de morts-vivants amateurs de chair fraiche. Un groupe humain aux composantes diverses et variées (allant du brave professeur au repris de justice) qui vont devoir oublier leurs différents et s’unir pour repousser les attaques de créatures terrifiantes. Basé sur ce pitch ultra-visité, le scénario développe donc un récit bien peu original (voire pas du tout ; on y trouve du Zombie, du 28 jours plus tard, du Resident evil et même du Cellulaire, le roman de Stephen King, lors de la séquences des zombies endormis en rangs) mais surtout il s’appuie sur des éléments déclencheurs vraiment peu crédibles. Dur, en effet, de croire en cette contamination via une fuite de container surveillée par un unique type en tenue N.R.B.C., tout comme il est peu probable qu’un convoi policier hautement sécurisé ne soit pas équipé d’un système de communication spécifique. Bref, si à cela on ajoute la présence d’une galerie de personnages hyper stéréotypés et une intrigue plombée par les clichés, on en arrive rapidement à la conclusion que le point fort de Zone of the Dead ne se trouve pas dans son intrigue.

L’intérêt du film, il va falloir le chercher dans sa réalisation et sa mise en scène. Et là, dans ce domaine, force est d’admettre que le duo de réalisateurs serbes se débrouille plutôt bien. OK, mettons de coté cette sale manie de régulièrement gâcher certaines séquences d’action par l’introduction d’effets stroboscopiques et de prises de vue en shaky cam. Milan Todorovic et Milan Konjevic, est se pliant à la mode actuelle, n’ont pas rendu service à un film qui méritait plus de lisibilité. En effet, j’ai trouvé l’usage de ces artifices vraiment inutiles car leur emploi est en général destiné à cacher un misérabilisme dans la dynamique de mise en scène et dans les effets spéciaux, ce qui est loin d’être le cas avec Zone of the Dead, plutôt convaincant dans le registre technique.

Baigné par dans une photographie exploitant  parfaitement les caractéristiques crues de la caméra Sony HDW-F900 et son rendu 24P, le film dégage une bonne ambiance glauque et apocalyptique, notamment lors des plans de nuit. La réalisation est riche en variations de plans et les cinéastes utilisent à la perfection les rapides champ-contrechamps, en variant les focales, ce qui contribue à entretenir le climat de panique. Bref, Milan Todorovic et Milan Konjevic prouvent qu’ils ont bien retenu les leçons des anciens, et particulièrement celles de George A. Romero (notamment lors des séquences se déroulant dans les rues de Pancevo). Les effets gore, très nombreux, sont l’œuvre de Miroslav Lakobrija. Le jeune technicien nous offre une belle galerie de zombies variés (fille à poil zombie, zombi-nun, fille enceinte zombie, pute zombie, jogger zombie, gosse zombie, etc.) très convaincants, avec des effets spéciaux privilégiant les méthodes traditionnelles. Le numérique, quand il est utilisé, est extrêmement discret et l’un des objectifs des réalisateurs, qui était de proposer un métrage crédible dans le domaine graphique, est effectivement atteint.

En ce qui concerne l’interprétation, on va de moyen à assez médiocre. Dans le rôle principal, Ken Foree (également producteur sur le projet) assure sa part de travail. Le comédien américain, même s’il n’est pas un très grand acteur, apporte au métrage la solidité de son jeu. Seules les séquences où il se lamente sur son sort sonnent faux, mais cela vient plus de la mise en scène de ces rares passages intimistes, trop fade, que d’un manque de professionnalisme de l’acteur. A coté de lui, la jeune Kristina Klebe (Lynda dans l’Halloween de Rob Zombie) a du mal à convaincre en jeune Scully des Balkans. Elle a l’air aussi naturelle avec un flingue que moi avec un trombone à coulisse, sombre parfois dans le sur-jeu et elle ne parvient que rarement à être dans le ton (mais elle n’a toutefois rien d’un thon). A sa décharge, il faut dire que la jeune actrice n’est pas trop initiée à ce type de rôle. Espérons que la leçon lui aura servie, elle qui doit donner la réplique à Kane Hodder et Gunnar Hansen dans Escape of the Living Dead, le prochain film de John A. Russo.

Ensuite, il y a dans le rôle du gentil loubard, du bad boy au grand cœur, Emilio Rosso (aurait-il un lien de parenté avec Porco?). Et là, on se demande franchement : pourquoi ce choix ? En effet, même s’il n’est pas à proprement parler mauvais dans son interprétation, il n’a pas du tout la tête de l’emploi et ses apparitions sont aussi impressionnantes que celles d’Ice Cube dans Ghosts of Mars (vous l’avez compris, je n’aime pas l’interprétation mou du genou d’Ice Cube dans Ghost of Mars). Il nous offre en effet un personnage aux allures de dragueur de nightclub, absolument pas en phase avec ce qu’il prétend être, c'est-à-dire un baroudeur au fait de secrets d’état et expert en l’extermination de zombie. Enfin, pour en terminer avec le quatuor de rôles principaux, l’acteur serbe Miodrag Krstovic interprete de manière convaincante le malheureux inspecteur Bellic. A noter aussi la présence d’un personnage supplémentaire, un exterminateur de zombies semblant sortir tout droit d’un post-apo italien des années 80. Interprété par Vukota Brajovic (un brin fluet pour ce type de rôle d’ailleurs), Armaggeddon (si, si, il s’appelle comme ça) amène un grain de folie dans un métrage au déroulement autrement bien trop prévisible.

La conclusion de

Petite production italo-serbo-espagnole ayant eu l’honneur d’une petite sortie en salle dans le pays d’origine des réalisateurs, Zone of the Dead est un film bien réalisé, riche en effets gore et s’appuyant – pas toujours avec réussite – sur un trio de comédiens américains. Le problème principal du film vient de son écriture, avec un scénario à la fois vraiment trop classique et peu crédible et des personnages apparaissant comme de banals stéréotypes. Au final, il en ressort un film d’horreur regardable, voire parfois divertissant, mais rapidement oublié car trop pauvre en moments mémorables.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Photographie bien travaillée
  • De bons maquillages
  • Beaucoup d’effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Quelques coquetteries techniques regrettables
  • Un scénario sans originalité
  • Des personnages stéréotypés
  • Une interprétation inégale

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