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Critique du Film : Samourai Resurrection
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Critique du Film : Samourai Resurrection

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 7 mai 2010 à 1833

Samourais vs démons

Remake d'un film des années 80 mettant en vedette la star Sonny Chiba, Samourai Résurrection raconte l'histoire d'Amakusa Shiro, un samouraï chrétien qui, voyant sa révolte écrasée par les troupes du shogunat Tokugawa, renie Dieu avant de passer de vie à trépas. Le blasphémateur revient alors sur Terre, quelques années plus tard, sous la forme d'un démon. Bien décidés à se venger de ceux qui ont causé sa perte, Amakusa Shiro et sa compagne (également revenue du pays des Morts), se glissent alors dans l'entourage d'un ambitieux daimyo et entament la création d'une armée de démons via le sacrifice de jeunes vierges...

Le film s'ouvre sur la bataille finale de la guerre de Shimabara (1637). Dans ce seul moment réellement historique du film, on y voit les troupes du shogun écraser les rebelles chrétiens d’Amakusa Shiro à travers des séquences assez bien réalisées et riches en figurants et en costumes. Si l'on y atteint pas la magnificence des meilleurs moments de Ran ou de Kagemusha, force est d'admettre que ces scènes consacrées à des affrontements mêlant piquiers, rônins et samouraïs sont assez agréables à suivre. Cette partie s'achève avec la mort par décapitation de Shiro et de sa maitresse Clara Oshina (Si le premier a réellement existé, la deuxième peut être vue comme une projection artistique de Hosokawa Gracia, un célèbre personnage chrétien tué en 1600).

Le film bascule ensuite dans un conte fantastique aux allures de demon manga. Revenus sous les traits de démons, Shiro (Yôsuke Kubozuka) et Oshina (Kumiko Asô) s'acharnent à semer la discorde entre le shogun et les grandes familles. En même temps, ils enlèvent des jeunes filles pour les utiliser comme medium dans des rituels d'invocation et s'octroient l'appui de certains samouraïs en leur promettant la vie éternelle (argument appuyé par quelques démonstrations magiques). A ce moment, si la réalisation reste de bon aloi, force est d'admettre que l'ensemble est très bavard, part parfois en digression et manque cruellement de rythme. De plus, le scénario, mêlant de manière trop brouillonne éléments horrifiques et politiques, génère une intrigue au déroulement chaotique.

Il faut en fait attendre le deuxième tiers du film pour que le récit redevienne intéressant. A ce moment, ayant convaincu la plupart des daimyo de se rallier à sa cause, Shiro pense que plus personne ne peut se dresser entre lui et les Tokugawa. Il a tort. En effet, désirant venger la mort de leur maître et libérer leurs sœurs enlevées par les sbires du démon, les pensionnaires d’un dojo, menées par le brave Yagyu Jubei, vont s'acharner à renvoyer aux enfers les démons invoqués par Shiro. Cette résistance se traduit par une succession de séquences martiales assez bien chorégraphiées, dans le pur style chanbara. Il est cependant dommage que les démons (qui, lorsqu'ils sont tués, se désintègrent dans une nuée de particules rouges, à la manière de Blade) manquent quelque peu de charisme. Seul Amakusa Shiro et Clara Oshina sont relativement impressionnants.

Si, dans l'ensemble, l'on assiste à un spectacle plutôt moyen, quelques scènes retiennent l'attention comme les séquences d'invocation avec la peau des sacrifiées se déchirant pour laisser éclore les démons, qui se débarrassent ensuite de ces enveloppes vides comme s'il s'agissait de vieilles pelisses de chair. D'ailleurs, il est bon de noter que la plupart des effets spéciaux numériques et traditionnels sont de bonne facture. Techniquement, bien que la photographie (assez marquée par un style années 80) soit excellente et que l'on ne puisse pas dire que la cinéaste fait preuve de maladresse dans sa réalisation, on peut regretter cette absence de virtuosité qui entaine que l'ensemble, et surtout les nombreuses scènes de combat, manque de panache et d'émotion. Une sensation tiède appuyée par le déficit en charisme de Kôichi Satô, qui interprète Jubei, le héros du film, et par une absence totale de fun, vu que le récit reste à tout moment sérieux.

La conclusion de

Avec Samouraï Resurrection, Hideyuki Hirayama nous propose un film mariant des ingrédients propres au chanbara et au demon manga, suivant ainsi la mode adoptée aujourd’hui dans le V-Cinema. Malheureusement, en raison d'une réalisation manquant de virtuosité et d'un récit trop bavard - entrainant de grosses chutes de rythme -, la sauce ne prend guère. Néanmoins, malgré des passages vraiment soporifiques, Samouraï Resurrection reste regardable, principalement grâce à des bons effets spéciaux, un souci du détail dans les reconstitutions et quelques séquences horrifiques réussies.

Que faut-il en retenir ?

  • Un souci du détail dans la reconstitution
  • Quelques séquences intéressantes
  • Les effets spéciaux
  • Une idée de départ séduisante

Que faut-il oublier ?

  • De grosses chutes de rythme
  • Un scénario propice à digression
  • Réalisation manquant de virtuosité

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