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Critique de la Bande Dessinée : La Reine des steppes gelées
La Reine des steppes gelées >

Critique de la Bande Dessinée : La Reine des steppes gelées

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 24 avril 2010 à 1403

Spartacus en string

La Malédiction de Gathia et Les Archers n’ayant pas marqué l’histoire du comic par leur excellence (même si le second était meilleur), j’étais impatient de voir si la nouvelle équipe, composée de Frank Cho et Doug Murray au scénario et de l’espagnol Homs au dessin, avait réussi à hausser le niveau d’une bande dessinée ne jouant pour le moment que sur la plastique de son héroïne. J’ai été heureux de constater, une fois ce comic refermé, que c’est le cas, car sans avoir entre les mains le nec plus ultra des comics, on trouve dans La reine des steppes gelées tous les éléments qui font un divertissant conte de sword & sorcery.

Dans cette histoire, Red Sonja travaille comme éclaireur pour une nation non citée mais que, à la vision des ces paysages enneigés, l’on devine comme se situant dans le nord du continent (Vanaheim, Cimmérie ou Hyperborée). Après une bataille avec une horde de pillards, Red Sonja, inanimée, est récupérée par les membres d’une peuplade primitive qui l’amènent dans leur antre. Là, elle va découvrir un monde souterrain, dirigé par une démone des glaces qui règne sur un peuple de yétis et de néanderthaliens cannibales. Détenue avec les esclaves – qui servent également de réserve de nourriture -, Red Sonja va tenter de se frayer un chemin sanglant vers la liberté, sans savoir que la déesse des glaces a des projets particuliers la concernant…

Avec  l’auteur des célèbres Liberty Meadows et Jungle Girl au scénario, il était évident que cet épisode des aventures de la belle rousse allait adopter une esthétique encore plus sexy que précédemment. En effet, assisté de son ami Doug Murray (Jungle Girl, Savage Tales), le coréen Frank Cho nous offre bon nombre de passages riche en poses où la guerrière la plus sexy de l’histoire de la BD mets ses formes en évidence, l’érotisme très léger étant illustré par quelques gentilles scènes saphiques, la démone ayant apparemment l’envie de s’y essayer avec notre héroïne. Mais le scénario, heureusement, ne se concentre pas sur le simple fait de se rincer l’œil. Non, ici, les deux scénaristes nous propose une histoire classique, sans grande surprise, mais entrant parfaitement dans les canons howardiens. C’est violent, sans concession, parfois gore, et surtout très riche en action, Red Sonja devant affronter en permanence créatures des neiges et geôliers cannibales. On peut également noter qye l’intéressante conception de la Reine des steppes gelées, démone hideuse au début de son existence puis, prenant l’apparence des espèces qu’elle dévore, au final véritable Némésis brune de Red Sonja, pourrait apparaître comme un détail mais reflète en fait la culture asiatique de Frank Cho. Bref, on l’affaire, avec La reine des steppes gelées, à l’essence même de ce lecteur de fantasy musclée recherche, à savoir un récit brut de décoffrage, remplis d’actes de bravoure.

Du coté du dessin, il semblerait que Red Sonja ait enfin trouvé avec Homs un illustrateur à sa mesure. En effet, même si je suis toujours un farouche adversaire de ces très peu subtils aplats de couleurs numériques, je n’ai rien à redire pour ce qui concerne le trait au stylo graphique de Homs, à la fois précis, très marqué et dynamique. Il exprime de plus une évidente conscience artistique et professionnelle avec une totale régularité dans la qualité de ses dessins (ce que n’avait réussi à faire l’équipe de Mel Rubi), Un trait qui se rapproche, d’ailleurs, de celui de Frank Cho, et qui fait de ce jeune espagnol l’un des meilleurs illustrateurs de l’écurie Dynamite. A noter que, comme d’habitude dans cette collection Panini, les dernières pages de l’ouvrage sont consacrées à nous présenter les magnifiques couvertures du découpage US (Frank Cho et Stjepan Sejic).

La conclusion de

Après la sensible amélioration trouvée dans Les Archers, la série Red Sonja commence à atteindre un niveau convenable avec La reine des steppes gelées. Il est évident que l’arrivée d’une nouvelle équipe n’est pas étrangère à cette progression. Red Sonja, en libératrice d’une gente masculine opprimée et soumise aux caprices d’une femme, apparaît ici comme la plus séduisante (et la plus énergique !) des féministes. La reine des steppes gelées est au final un épisode agréable à lire, très orienté action, et plutôt bien mis en forme par la plume de Homs.

Que faut-il en retenir ?

  • Un épisode enfin digne de son héroïne
  • Beaucoup d’action dans un registre howardien
  • Un scénario efficace à défaut d’être subtil

Que faut-il oublier ?

  • Pas de rebondissement
  • Les aplats de couleurs numériques Vraiment très bourrin (mais est-ce vraiment un défaut ?)

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