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Critique du Film : La maison du cauchemar
La maison du cauchemar >

Critique du Film : La maison du cauchemar

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 22 février 2010 à 1815

La maison du nanar


Jugée coupable d'avoir torturé et massacré un chat, la jeune Baker, fille unique d'un couple dévot, est enfermée dans la cave de la maison familiale, dans l'obscurité, avec pour seule compagnie une poupée à l'apparence de clown. Quelques instants plus tard, à l'étage, ses parents sont sauvagement assassinés par un mystérieux agresseur.

Vingt ans plus tard, Paul, un radio amateur, capte une étrange émission sur sa CB. Intrigué par ce message composé de phrases sibyllines et d'une inquiétante chansonnette, il se penche à déterminer l'origine de l'appel pour découvrir qu'il provient de la région environnante. En compagnie de son amie, Paul se rend alors sur place, une maison abandonnée, située en pleine campagne, et occupée temporairement par des vacanciers de passage. Chose étrange, la CB de ces squatteurs n'était pas encore branchée au moment où a été émis le message...

Artisan transalpin ayant quelque peu vécu, comme beaucoup, dans l'imposante ombre des maîtres Dario Argento et Lucio Fulci, Umberto Lenzi est un réalisateur qui a marqué les mémoires des cinéphiles par ses capacités d'adaptation. En effet, force est de reconnaitre que ce cinéaste - plutôt doué derrière la caméra - a réussi à s'illustrer dans bon nombre de genres cinématographiques. Ainsi, si le film de guerre apparait définitivement aujourd'hui comme son domaine de prédilection (Les chiens vers du désert, La légion des damnés, etc.), Umberto Lenzi peut s'enorgueillir d'une filmographie très variée, avec des films d'aventure (la série Sandokan), des swords and sandals (quelques Maciste et Hercule, La guerre du fer), des films d'espionnage (Super 7 appelle le Sphinx), des gialli (Gatti rossi in un labirinto di vetro) et des films historiques (Catherine de Russie).

Ainsi, comme la plupart de ses confrères œuvrant dans le cinéma italien des années 70 à 80, Umberto Lenzi a appris à épouser l'air du temps (un air venu souvent de l'autre coté de l'Atlantique). Aussi, lorsqu'est arrivée l'époque du film d'horreur, le cinéaste s'est tout naturellement tourné vers ce genre en pleine explosion. D'ailleurs, il faut dire qu'il possédait déjà une certaine expérience dans ce domaine, avec la réalisation de Spasme (1974) et surtout de Au pays de l'exorcisme, le premier film d'horreur transalpin consacré aux cannibales (1972).

La maison du cauchemar est l'un des ses derniers longs métrages d'envergure. En 1988, année de la production de ce film, le cinéma bis italien est alors en pleine phase de régression. C'est le début de la fin pour tous ces réalisateurs qui ont marqué les années 70 et la qualité des productions horrifiques ne cesse de se dégrader. Umberto Lenzi, alors âgé de 57 ans, fait ainsi partie de cette génération de cinéastes qui tirent en cette période leurs ultimes cartouches (certains vont toutefois se recycler, comme Joe D'Amato dans le porno et Sergio Martino à la télévision) et La maison du cauchemar subit évidemment les conséquences de cette déchéance artistique.

En fait, le problème ne se situe certainement pas dans les matériaux de base. Le scénario suit en effet les principes établis depuis le milieu des années 75 par un cinéma d'exploitation s'appuyant sur des clichés et des éléments sûrs pour donner la priorité aux séquences chocs. Au niveau de son script, La maison du cauchemar peut donc être présenté comme une sorte de croissement entre Amityville, La maison du diable, Shining et Poltergeist, que cela soit par le choix de l'atmosphère restituée (petite musique enfantine lancinante et inquiétante, ambiance fantasmagorique et horrifique) que par ses éléments narratifs référenciels (la poupée clown, la séquence de noyade dans la cave, les hallucinations, le jeune spectre). Enfin, à cela s'ajoute quelques coquetteries empruntées au giallo, avec cette vue subjective sur un tueur inconnu armé d'armes blanches - souvent improvisées. Bref, des éléments conceptuels connus qui ont amené leurs doses de succès.

Non, plus que de ses composantes, le souci de La maison du cauchemar vient principalement de son traitement, à savoir la réalisation et la direction d'acteur. Une mise en scène sans surprise, presque sage (on est très loin des déchainements baroques et morbides de Lucio Fulci ou du malsain de Joe d'Amato), une réalisation sans aucune inspiration ni aucun rythme: deux aspects qui ne peuvent générer chez le spectateur que l'ennui, surtout lorsqu'elles collent à un récit aussi prévisible que celui de La maison du cauchemar. C'est vrai, les sympathiques effets gore de Pietro Tenoglio (Anthropophagous, Castle freak) viennent un peu agrémenter le résultat final (du moins, ces démonstrations graphiques amuseront l'amateur) mais force est d'avouer que le récit tourne à vide et parait parfois s'éterniser.

A coter de cela, en plus de supporter une réalisation atone, l'on assiste à une calamiteuse prestation générale des comédiens. Tous, comme Lara Wendel, ne sont pourtant pas des inconnus mais ils  se contentent ici de réciter, sans aucune conviction, leurs (insipides) lignes de dialogue. Cette nonchalance est affichée même dans les moments de stress, ce qui amène certaines séquences à sombrer dans le ridicule (la version doublée en français est encore pire) et à finalement devenir involontairement drôles. A leur décharge, il est vrai que le comportement - souvent illogique - de leurs personnages n'incite pas à l'application. Par exemple, l'on voit une jeune femme qui décide d'aller prendre une douche dans une maison qu'elle craignait suffisamment pour prendre la poudre d'escampette... juste quelques minutes auparavant.

Au final, La maison du cauchemar est l'un des tristes couplets composant le chant du cygne du cinéma bis transalpin. Même si le scénario de ce film (l'un des derniers d'Umberto Lenzi) n'est pas plus mauvais que ceux de bon nombre d'autres productions de ce type, la réalisation, sans aucune inspiration, et la calamiteuse prestation des comédiens font que le résultat final ne génère qu'ennui où sarcasmes. Restent quelques effets gore aptes à satisfaire l'amateur.

La conclusion de

La maison du cauchemar n’est pas le film que je conseillerai au curieux désireux de découvrir la cinématographie d’Umberto Lenzi. Le cinéaste toscan n’a certes pas offert à son public que des grandes œuvres, loin de là, mais il a très souvent fait mieux que ce métrage mal réalisé et calamiteusement interprété. Seuls les amateurs de gore et les fans de nanars (en raison de passages involontairement drôles) pourront y trouver un quelconque intérêt. Pour les autres…

Que faut-il en retenir ?

  • Les effets gore
  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans interet
  • Réalisation peu inspirée
  • Interprétation calamiteuse

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