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Critique du film : L'An 1 - Des débuts difficiles [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 14 décembre 2009 à 17h32

Biblic Movie

Bannis par les membres de leur tribu pour avoir osé croquer la pomme de la connaissance et tâter du serpent, Zed et Oh partent à l'aventure, l'esprit à la fois rempli d'angoisse et d'excitation. Ils sont alors très surpris de découvrir que le monde ne se limite pas à leur petit univers de "ceuilleurs-chasseurs" primitifs. Leur première rencontre, découlant d'une décevante partie de chasse à coups de flèches sans pointe, les conduit face à Abel et Cain, deux frangins querelleurs...

Harold Ramis, dans le domaine de la comédie, c'est de l'or en barre. En effet, depuis sa reconversion dans le script writing et la réalisation, l'ancien docteur Egon Spengler de SOS Fantômes, a accumulé les succès et brillamment esquivé les bides. De Bonjour les Vacances à Mafia Blues, en passant par le génialissime Un Jour sans fin, on peut dire qu'Harold Ramis n'a guère commis d'impairs (on peut juste regretter un Mafia Blues 2 superflu) et il aura marqué de sa patte humoristique les années 90, faisant encore plus fort, dans ce domaine si difficile, que les ZAZ ou Mel Brooks. Cela faisait cependant longtemps que l'on avait plus vu le nom d'Harold Ramis - occupé par la production du show TV The Office - associé à la création d'une vraie comédie (Faux amis, réalisée en 2005, pouvant être classé dans le registre du thriller humoristique). C'est donc avec une impatience non simulée que j'attendais une nouvelle réalisation de l'ex-complice de Bill Murray et Dan Aykroyd.

Dans L'an 1 - Des débuts difficiles, Harold Ramis nous propose une relecture très personnelle et burlesque de l'histoire biblique. Pour ce faire, il nous invite à suivre les aventures de Zed et Oh, deux crétins préhistoriques interprétés par Michael Cera et Jack Black. Ces deux olibrius, forcés de quitter le confort de leur foyer, vont nous amener à faire la connaissance de Cain, d'Abraham, de Lilith, d'Eve, de Sargon et bien d'autres personnages légendaires issu des récits bibliques, la plupart réunis en vrac dans les murs de Sodome, cité de luxure, d'idolâtrie et de perversion.

Hors, qui dit Jack Black...

Un peu comme Jim Carrey au début de sa carrière (qui a depuis gagné en subtilité), Jack Black est le genre de comédien qui peut tout aussi bien amuser qu'exaspérer. Son jeu, exubérant et grotesque, ses manières vulgaires et son goût pour le craspec est une arme à double tranchant qui a mis à mal de nombreux films. L'an 1 - Des débuts difficiles fait également les frais de cette manie qu'a ce comédien talentueux de trop vouloir en faire. Il tire tellement la couverture à lui que, non seulement l'on a la désagréable impression qu'il n'est pas au service du script mais bien l'inverse, mais, en plus, sa prestation excessive étouffe le jeu des autres acteurs. Ainsi, dans ce film, le jeune Michael Cera (Supergrave) se voit complètement repoussé au second plan, non pas par l'importance du nombre de lignes de dialogue, mais par le jeu envahissant de Jack Black qui finit par phagocyter l'aspect "buddy movie" voulu par Harold Ramis.

Pourtant, on ne peut pas dire que le cinéaste a été aveugle dans le choix de ses acteurs. Ainsi, L'an 1 - Des débuts difficiles, se voit doté d'un bon nombre de comédiens talentueux. Parmi eux, on remarque surtout Christopher Mintz-Plasse (jeune acteur très en vogue qui a lancé sa carrière en compagnie de Michael Cera dans l'excellent Supergrave) dans la peau d'Isaac, Vinnie Jones en Sargon, Hank Azaria en Abraham, David Pasquesi en premier ministre obséquieux (dans le pur style Iznogoud) et Oliver Platt sous les traits du Grand Prêtre. Et n'oublions pas le colossal Matthew Willing dans le rôle du brutal Marlak. Bref, un casting de choix hélas mis à mal par un Jack Black refusant de partager la vedette avec quiconque. Par contre, le personnage de Cain, interprété par un David Cross a demi-hystérique, devient rapidement gonflant.

J'ai également été surpris par une omniprésence vulgaire dans le scénario écrit par Harold Ramis et Gene Stupnitsky, son complice sur The Office. L'on a plus l'impression de se retrouver devant le travail accompli des frangins Wayans ou Farrelly que face à l'auteur des dialogues d'Un Jour sans fin. Un peu comme si Harold Ramis, trop longtemps absent, avait essayé de moderniser sa plume et qu'il n'avait retenu que la grossièreté  comme solution. De plus, il est presque superflu de vous dire que dans un environnement de blagues potaches et de gags scatos, Jack Black est aussi dans son élément qu'une baleine à bosse dans l'océan et qu'il en fait des tonnes. Ce n'est pas que je n'aime pas le boulot des Farrelly (je hais cependant celui des Wayans) ou de Seth Rogen, mais dans le cas présent, j'ai parfois eu l'impression de visionner l'un de ces minables spoof movies à la mode.

Bon, je noirci le tableau à volonté, mais L'an 1 - Des débuts difficiles, est loin d'être aussi nul qu'un Epic Movie ou un Sex Academy. Il se montre même parfois bien divertissant. On est ainsi assez souvent amusé quand Harold Ramis s'amuse à détourner de manière très irrévérencieuse les écrits bibliques et qu'il ridiculise quelques grands personnages comme Abraham, vieux gâteux obsédé par la circoncision, et Cain, le premier psychopathe de l'histoire de l'humanité, qui planque le corps d'Abel (Paul Rudd) sous des herbes hautes. A noter, pour la petite histoire, qu’Harold Ramis interprète le patriarche Adam, au cours de la séquence la plus amusante du film. Mais ces passages sont bien trop rares pour hisser ce film au dessus de la moyenne.

 

 

La conclusion de à propos du Film : L'An 1 - Des débuts difficiles [2009]

Nicolas L.
40

Déçu, déçu par cette relecture comique des récits bibliques. J'attendais nettement mieux d'un scénariste aussi talentueux qu’Harold Ramis, du moins bien plus que cette sorte de spoof movie vulgaire et peu inspiré. Tout n'est pas à jeter dans L'an 1 - Des débuts difficiles (le film présente quelques séquences assez amusantes) mais la médiocrité de l'ensemble est une évidence, une sensation désagréable appuyée par le jeu d'un Jack Black parfois exaspérant. Le premier mauvais film du créateur d'Un jour sans fin.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences amusantes
  • Un pot-pourri biblique assez bien pensé
  • Un casting de choix

Que faut-il oublier ?

  • Toujours vulgaire, rarement drôle
  • Un désagréable aspect spoof movie
  • Jack Black, parfois drôle, souvent exaspérant
  • Où est donc le style Ramis?

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