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Critique de la Bande Dessinée : Clones - The surrogates
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Critique de la Bande Dessinée : Clones - The surrogates

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 27 octobre 2009 à 1444

Le substitut d'une vie, pour une recherche de la perfection.

En 2054, dans une ruelle isolée de la métropole de la Georgie centrale, un homme et une femme flirtent sous la pluie. Alors qu'ils s'apprêtent à goutter aux plaisirs charnels, ils sont interrompus par un homme habillé d'étrange façon. Dommage pour eux, car avant même d'avoir pu pendre le moindre bien-être, ils se retrouvent électrifiés et laissés sans vie. Les deux victimes se trouvent être en fait des sortes d'androïdes physiquement parfaits dont la pensée est dirigée à distance par des êtres humains. Dans ce futur dans lequel l'homme ne vit plus que par procuration, il semblerait qu'un groupe d'extrémistes ou un criminel ait décidé de rendre un peu de réalité à une civilisation préférant désormais vivre dans le virtuel, là où l'image donné de soi reste accessible et facile.

Initialement publié aux USA durant l'année 2005-2006, Clones (The surrogates #1 à #5) revient sur deux inquiétudes souvent abordées à la fin des années 90. La première se porte sur les jeux virtuels et communautaires, encourageant le joueur à vivre une existence à travers un monde alternatif. La seconde préoccupation se trouve dans les problèmes éthiques levés par la technologie du clonage. L'idée du scénariste Robert Venditti est donc ici de concilier ces deux craintes et d'y rajouter à cela un peu de robotique. La réflexion est ici conduite par nos craintes du vieillissement, de notre aspect physique rarement parfait, de la peur de mourir ou d'attraper des maladies.Tout cela fédéré par ce souhait de connaître une vie guidées par nos désirs et nos pensées et non pas les exigences de notre corps, évitant ainsi la moindre fatigue corporelle.

À travers ce thème interviendra une enquête policière dans laquelle un homme va prendre conscience du bienfait de vivre des sensations fortes par soi même. Une enquête, plus traditionnelle, où ce dernier va être amené à découvrir l'industrie florissante qui se cache derrière cela. Robert Venditti sans vraiment nous faire la leçon, et privilégiant avant tout le divertissement, n'oublie pas de donner une crédibilité et un environnement à l'univers qu'il nous décrit. L’œuvre est découpée en cinq chapitres (correspondant aux cinq comic-books parus aux USA). La fin de chacun d’entre eux se voit complété par 4 pages ayant pour but d'enrichir l'univers du héros. C'est d'ailleurs ces sections qui amènent ce petit plus et une certaine richesse à un ensemble qui, sans cela, ne serait qu'une histoire de plus, sans réelle profondeur. Bref, ces petites interventions de 4 pages, faites soit sous forme d'articles, d'interviews, ou encore de plaquettes publicitaires sont sans contexte la valeur ajoutée qui amène ce comic à sortir du lot pour devenir une oeuvre réellement intéressante.

Visuellement, le style de Brett Weldele est assez proche de Ben templesmith, c'est à dire la mise en place d’une ambiance sombre avec une préférence pour des couleurs un peu sales et délavées, et un trait non défini par un esprit réaliste, mais plutôt par un style hachuré et rapide, allant le plus souvent à l'essentiel. Visuellement Brett Weldele utilise beaucoup des ambiances jaunâtres et bleus, amenant du coup un aspect un peu sale à ce monde considéré par l'homme comme paradisiaque, comme si la crasse se cachait derrière cet apparat. Cette approche visuelle a souvent de quoi déstabiliser les lecteurs de bandes dessinées de style franco-belge ou habitués aux traits plus réalistes, collant aux normes de la bande dessinée américaine, mais au final, ceux qui s'y plongeront s'y habitueront et devraient assez vite s’immerger dans le récit tant le visuel contribue et facilite l'immersion et entretient l'ambiance.

La conclusion de

Clones est une intrigue passionnante dans un univers riche. Très sombre autant par son histoire que par son visuel, ce dernier demandera peut-être à certains lecteurs de ne pas s'arrêter sur la première idée reçue que peut procurer l'album. C'est donc un très bon divertissement que nous propose là Robert Venditti et Brett Weldele, mais aussi une façon ingénieuse de dépeindre l'absurdité de certaines des obsessions humaines, en particulier celle de la peur du regard des autres et cette quête d'une perfection utopique.

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