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Critique du Téléfilm : Swarm - Des fourmis dans l'avion
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Critique du Téléfilm : Swarm - Des fourmis dans l'avion

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 juillet 2009 à 1816

Une daube dans l'avion

Le succès (mérité) Des serpents dans l'avion n'a pas manqué, comme d'habitude, d'attirer l'attention des producteurs les plus opportunistes et les moins inspirés, à l'affût de la moindre idée pouvant contribuer à remplir leurs caisses. En 2006, le premier des films à récupérer le concept du terroriste aérien inhabituel (et incongru) fut le très amusant Plane Dead, qui mettait les passagers et l'équipage d'un vol Los Angeles - Paris aux prises avec des hordes de zombies enragés. Avec son évident traitement au second degré (comme le film de David R. Ellis d'ailleurs), cette série B gore et délirante, réalisée par Scott Thomas, avait trouvé sans grand mal son public.

Il en est tout autrement pour Swarm, également baptisé Des fourmis dans l'avion...

Tout simplement, d'abord, parce que les fourmis, il faut bien l'admettre, sont des animaux bien moins impressionnants que des reptiles venimeux ou des zombies baveux, surtout lorsqu'ils ils sont matérialisés par des inserts CGI de qualité douteuse (seuls quelques rares scènes, dans le style Phase IV, utilisent des gros plans mettant en scène des véritables fourmis, qui apparaissent d'ailleurs, pour le coup, comme bien placides et inoffensives). Puis, il y a le choix de traitement - qui adopte un ton bien trop sérieux au regard de la crétinerie du script - et la réalisation insipide (télévisuelle?) de George Mendeluk - un téléaste qui a oeuvré sur divers shows TV comme Highlander ou Poltergeist.

Pourtant l'entame de Swarm est assez intéressante, plutôt orientée bis, avec la présentation d'un gros bonhomme en chemise hawaïenne, suant et rotant, discutant avec un médecin de campagne qui n'arrive même pas à diagnostiquer une évidente infection. Cette séquence débile est à peine gâchée par l'introduction de deux des personnages principaux, le docteur Carrie Ross et sa fille Jamie, au cours d'une séquence "cliché" semblant pompée sur un soap brésilien des années 80 (la mère, débordée professionnellement voit sa fille, en pleine crise d'adolescence, lui en vouloir et s'éloigner d'elle). Mais cela va se gâter définitivement une fois tout le monde réuni dans l'avion (d'autant plus qu'à plusieurs reprises, mère et fille vont relancer leur discussion et briser un rythme déjà peu trépidant).

Un beau monde composé d'une sacrée galerie de stéréotypes fades et à peine esquissés. L'ivrogne casse-couilles; l'hôtesse de l'air dévouée; le passager lâche qui sème la panique et défie l'autorité du commandant de bord; la jeune fille courageuse, tous sont autant de personnages mollassons orbitant autour des deux "héros" du film: une jolie entomologiste spécialisée dans l'étude des fourmis (comme par hasard!) et un officier de police de l'air. En fait, dans ce scénario qui abonde en incohérences (un "responsable politique" mystérieux qui décide, tout seul, du sort de plusieurs dizaines de passagers américains, l'accumulation d'évènements défavorables - qui vont entraîner un atterrissage en catastrophe...), les séquences d'humour – signe d’une rassurante distanciation - sont uniquement construites autour d'une jeune fille chassant les fourmis à l'extincteur et les agissements horripilants d'un touriste ivrogne. C'est bien maigre pour faire passer cette bien amère (et bourrative) pilule...

Et ne comptez pas sur les aspects terrifiants et sanglants pour compenser la fadeur du script et le manque de relief dans la réalisation. En effet, le bilan horrifique de Swarm se résume à deux misérables morts. Oui, deux cadavres en 90 minutes... et, encore pire, aucune trace de sang! La première victime est le responsable de la contamination. Il décède lorsque des milliers de fourmis numériques sortent de son organisme pour envahir l'avion, le deuxième est l'ivrogne, agressé aux toilettes et mortellement mordu (les personnages n'arrêtent pas de dire "piqué", confondant probablement fourmis et abeilles). Le reste du temps, les moments "forts" sont représentés par des figurants recroquevillés sur leur fauteuils pour éviter le contact avec ces minuscules insectes. Trépidant.

Pour arrêter l'infection, le docteur Ross (un hommage à la série Urgence?) et Hart (Ethan et non pas Jonathan - nous ne sommes pas passés loin de la référence "vintage", je me suis même surpris à chantonner le générique de Pour l'amour du risque) descendent alors dans la soute pour tenter d'éliminer la reine qui a élu domicile dans le système électrique... et pour y trouver un chien affublé d'un ridicule bandana. On reste alors perplexe devant leur attitude. En effet, alors qu'ils se retrouvent à dix centimètres de la reine de fourmis, les deux héros, au lieu de simplement écraser le misérable insecte ailé entre leurs doigts, se cassent la tête à fabriquer un insecticide maison (comme par hasard, encore une fois, les ingrédients sont présents dans la cargaison) pour parvenir à leurs fins. Ils jouent même avec du kérosène et des bombes de laque (ah oui, j'ai failli oublié cette scène, assez drôle). Bref, pendant tout le temps que dure cette opération de désinfection, le suspense nous tenaille d'autant plus que l'orage sévit et qu'au sol, des militaires essaient d'empêcher l'avion d'atterrir sur le sol américain. Non, je plaisante, c'est absolument moisi, on ne frémit pas une seconde.

L’interprétation est au niveau du reste : insipide. Dans la peau du policier, Antonio Sabato Jr. continue d’afficher le même air benêt et le même jeu molasson que dans ses précédentes prestations. A coté de lui, l’actrice  Jessalyn Gilsig, qui a acquis une certaine notoriété depuis ses apparitions dans Heroes et Friday Night Lights se contente de faire le minimum syndical et est bien peu convaincante en entomologiste de bonne réputation.  Bref, pas grand-chose à sauver non plus de ce coté là.

La conclusion de

Swarm, des fourmis dans l’avion est un navet ennuyant et débile. Ce téléfilm, réalisé par George Mendeluk, ne parvient pas (il n’essaie d’ailleurs même pas) à reproduire l’atmosphère fun et potache de son inspiration cinématographique : Des serpents dans l’avion. Ce téléfilm est bourré de clichés, pauvre en suspens, interprété de manière atone par des comédiens peu impliqués, et, encore plus grave, très avare en effets horrifiques.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques (rares) séquences drôles

Que faut-il oublier ?

  • Une daube, une vraie.

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