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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Boa Vs. Python
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Boa Vs. Python

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 27 juin 2009 à 1541

Reptiles géants en cavale

Pendant que Broddick, un homme d’affaire au profil psychologique dinosaurien (c'est-à-dire de gros muscles et un cerveau gros comme une noisette implanté dans son cul), et son copine Eve (qui se couche plus qu’elle ne se lève) mate un combat de catch dans des fauteuils en cuir, loin de là, une équipe de bras cassés s’occupe du transfert d’un python géant vert (notez la couleur, car c’est un détail important).

Evidemment, cela va mal se passer.

Profitant de la stupidité de ses gardiens, le python parvient à se faire la malle dans la nature, pour ensuite se réfugier dans le réseau d’alimentation en eau de la ville voisine (on remarquera à cette occasion qu’il parvient à se faufiler dans des espaces bien trop exigus pour lui, ah, la magie du cinéma !). Désormais installé dans son jet privé, Broddick est furieux car ce python devait servir de gibier - dans le cadre d’une chasse qu’il avait programmé pour le compte de riches clients. Torse nu, il mâchouille son cigare et dit plein de gros mots. Perso, je m’en fous un peu. Je préfère mater les nombreuses séquences de nus (filmées au ralenti) consacrées à nous dévoiler la plastique d’Eve, interprétée par l’ex-playmate Angel Boris Reed. Je ne fais même pas cas des incohérences du script, comme lorsqu’elle déclare qu’elle n’aime pas les serpents alors qu’elle en a un, gigantesque, tatoué dans le dos.

Pendant ce temps, au sol, le FBI roumain s’est rendu sur les lieux où le python, après avoir massacré ses gardiens, a pris ses jambes (enfin, façon de parler), à son cou.
-    J’ai trouvé une écaille, dit une enquêteuse.
-    Une écaille de reptile ? interroge l’agent Sharp.
-    Une grande écaille, répond-elle.
-    C’est donc une grande affaire, dit, très soucieux, Sharp.

Wow, Quelle logique implacable !

C’est alors que l’agent Sharp, au fait de plein de choses secrètes, a une idée de génie. Il va d’abord réquisitionner la scientifique Monica, qui a inventé un système de traçage pouvant être implanté dans le corps des animaux. Cela nous donne l’occasion de voir encore quelques jolies filles sexy puisque Monica est en ce moment en vacance, au bord d’une piscine fréquentée uniquement par des chippendales et des Barbie Girls (le cadreur use et abuse de sympathique plans « fesses »). Puis Sharp amène Monica dans un laboratoire où Emmett, un sympathique scientifique, materne Brigitte (ou Bernadette, je ne sais plus…), un boa femelle géant rouge (en fait, c’est le même serpent que le python, mais d’une couleur différente).

Sharp nous explique alors son idée. Il s’agit d’implanter le système créé par Monica dans le boa rouge puis de le lâcher dans le réseau souterrain. Le python vert, attiré par l’odeur du boa rouge (ah bon ?) va alors se dévoiler et une équipe de « spécialistes » aura la possibilité de le neutraliser. S’en suit alors une très délicate opération chirurgicale où Monica montre tout son talent pendant qu’Emmett tient la main (euh… la tête) de Raymonde (ou Lucienne) comme s’il s’agissait de sa femme en plein accouchement. Tout juste s’il ne lui éponge pas le front.

Mais Sharp a négligé trois choses. La première est que le système de traçage vidéo inventé par Monica est tout pourri. Il tombe régulièrement en panne et le repérage par balise est vraiment très imprécis. Une véritable arnaque. La deuxième est que la fameuse équipe de spécialistes est en fait composée de quatre militaires au QI d’hamsters. Ils vont donc profiter de la première occasion pour faire des conneries. Enfin, encore plus grave, Sharp ne sait pas que Broddick, Eve et cinq chasseurs ridicules et lobotomisés, sont également sur la piste du python !

Tout ce beau monde va se retrouver dans le sous-sol. Tout le monde va tirer sur tout le monde, c’est le cirque ! Eve va se faire croquer par le boa rouge car elle a voulu préparer une omelette géante et, résultat des courses, les serpents, profitant de la confusion, vont encore s’échapper. Ils vont se réfugier dans un club privé, plein de stripers bariolées et de djeuns dansant sur une techno moisie. On apprend alors que le python vert, s’il affiche un sale caractère, a cependant une qualité : il est mélomane. Il commence donc à faire taire la « musique » en bouffant le DJ, avant de semer la panique dans le club et d’affronter le boa rouge.

Surgit alors Broddick, qui a complètement pété les plombs, équipé d’un lance-flammes. Rigolard, le cigare au bec, il incinère sans distinction clients du club, soldats, agents du FBI… avant de se faire couper en deux par les reptiles dans un plan CGI absolument pourri. Le film va s’achever, on ne sait pas trop comment (je n’ai pas vu l’ellipse, j’ai du m’assoupir), dans le métro. L’affrontement entre le boa rouge et le python vert va se terminer quand ce dernier est décapité par une rame. Le gentil boa rouge, un peu choqué par une décharge électrique, va finalement s’en tirer sans grands dommages.

Tout est bien qui finit bien.

La conclusion de

David Flores, avec Boa vs. Python, réussit l’incroyable performance de nous offrir le film probablement le plus débile de tout le catalogue Nu Image. Bien entendu, l’élément humoristique présent dans ce concentré de bêtises est volontaire (rien que l’équipe de chasseur vaut le coup d’œil) avec un traitement à la limite de la parodie, mais le résultat, tant il est hallucinant de stupidité, dépasse probablement les espérances du réalisateur. Les effets spéciaux, vraiment médiocres, et le jeu calamiteux des comédiens achèvent de donner à ce métrage ses galons de nanar accompli. Pour les amateurs uniquement.

Que faut-il en retenir ?

  • Si stupide qu’il est devient hilarant

Que faut-il oublier ?

  • Rien à sauver, que cela soit techniquement ou artistiquement.

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