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Critique du Film : La Maison aux fenêtres qui rient
La Maison aux fenêtres qui rient >

Critique du Film : La Maison aux fenêtres qui rient

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 6 juin 2009 à 0009

Le village des damnés

Stefano se rend dans un petit village d'Emilie-Romagne pour y restaurer une fresque, située dans l'église, représentant le martyr de Saint Sebastien. Accueilli tout d'abord par le maire, le jeune artiste se voit rapidement pris en sympathie par les personnalités du coin. Le curé de ce village à la population repliée sur elle-même lui raconte alors l'histoire particulière de l'auteur de la fresque, Bruno Legnani, un simple d'esprit qui utilisait son sang pour pigmenter ses peintures.

Quand Stefano se voit privé de chambre d'hôtel par un prétendu manque de place, le sacristain lui propose alors un gîte dans une maison occupée par une vieille dame alitée, vivant dans une quasi obscurité. Une maison à l'ambiance étrange, hantée, la nuit venue, par des bruits inquiétants venant du grenier... Sans compter que d'étranges évènements - l'accident mortel d'un ami désirant lui confier un secret, la brutale disparition de la maîtresse d'une nuit - contribuent à accentuer la sensation de malaise qui habite le jeune homme.

Réalisé par Pupi Avati, La Maison aux fenêtres qui rient s'ouvre de manière très spectaculaire, avec une séquence générique à l'ambiance glauque et psychédélique où l'on assiste au supplice d'un homme, poignardé par des inconnus. L'atmosphère étrange, à la fois mystique et macabre, est appuyée par une voix off ressassant sans cesse les mêmes paroles: "Les couleurs, mes couleurs, elles coulent de mes veines. Elles sont si douces, mes couleurs... si douces." Un choix esthétique poétique et morbide qui va quelque peu s'estomper avec le déroulement de l'intrigue sans que le film perde toutefois totalement cette atmosphère dérangeante et sinistre, à la limite du surnaturel. Une sorte de mariage, finalement, entre La longue nuit de l'exorcisme et Les Frissons de l'angoisse.

Profitant de la beauté des décors, utilisant avec justesse une photographie variant en fonction des situations, choisissant une réalisation posée, quasi « contemplationiste » - bercée par une musique efficace de Amedeo Tommasi -, Pupi Avati nous embarque dans une histoire à l'énigme très intrigante, un giallo peu ordinaire construit sur un terrible secret impliquant la quasi totalité de la population d'un village en déclin, une ex-station thermale plongeant lentement dans l'oubli. L'aspect "conspiration" est amplifié par l'attitude des autochtones, mélange d'excès de politesses et de regards louches. Trop polis pour être honnêtes, les habitants du village, souvent dotés de physionomies marquantes (le maire est un nain, le sacristain un simplet, l'institutrice une nymphomane) finissent par en devenir tous suspects.

Pupi Avati déroule ainsi son intrigue - construite sous la forme d'une enquête menée par Stefano - lentement, de manière très intelligente, en se basant sur le rythme posé par la restauration de la fresque - qui va dévoiler, au fur et à mesure de sa lecture, de nombreux éléments de réponse. Puis, dans sa dernière demi-heure, le film emprunte une voie graphiquement plus horrifique. Le réalisateur change d'ambiance chromatique et abandonne un peu l'atmosphère d'épouvante pour amener une ambiance plus viscérale, plus organique (la maison aux fenêtres qui rient, ex-logement du peintre fou, est d'une vision vraiment flippante). Mais le cinéaste garde quand même le contrôle de son film. Il reste assez sobre dans les effets, ne sombre pas dans les dérapages du gore, préfère travailler le spectateur par une ambiance pesante, oppressante, jouant de sa caméra avec les plans comme un chat avec une souris. C'est vraiment saisissant, terriblement accrocheur, à la fois visuellement et narrativement. Enfin, le twist final, absolument génial, clos de la plus belle des manières ce petit bijou méconnu du cinéma transalpin.

Les seuls points faible que l'on peut relever dans ce film sont la qualité des dialogues, pas toujours très pertinents - malgré la respectable performance de l'ensemble du casting - et la présence d'une petite romance qui n'apporte pas grand chose à l'intrigue. Au contraire, sa mise en place entraîne les seules séquences peu intéressantes du film, et contribue même à casser un peu l'ambiance (sauf à la fin, mais je ne vous en dis pas plus).

La conclusion de

Habile mariage de film d’épouvante et de giallo, La maison aux fenetres qui rient est un véritable petit joyau, de part sa réalisation et son ambiance. Si le scénario n’est pas exceptionnel, si quelques lignes de dialogues restent perfectibles, le film parvient tout de même à nous envoûter, nous entraîner dans une poésie macabre aux images marquantes. Un film à mettre dans le même panier que les meilleures œuvres de Lucio Fulci, Mario Bava et Dario Argento.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance accrocheuse
  • Un aspect graphique saisissant
  • Une réalisation intelligente, voire inspirée
  • Un twist final génial

Que faut-il oublier ?

  • Quelques dialogues peu convaincants
  • Une romance un peu inutile

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