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Critique du Film : Splinter
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Critique du Film : Splinter

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 21 avril 2009 à 1639

Qui s'y frotte s'y pique... et ça fait mal!

Un jeune couple d'apprête à passer le week-end dans la nature quand, devant leur incapacité à dresser une tente (je me suis un peu reconnu en eux, à ce moment là), les amoureux décident d'opter pour le confort d'une hôtellerie... qu'ils n'atteindront jamais!
En effet, sur le chemin qui les mène à un motel, les deux jeunes tourtereaux vont être interceptés par un autre couple, au comportement nettement plus belliqueux. L'homme, armé d'un pistolet, les force alors à prendre la direction de la frontière mexicaine.
C'est alors que, la voiture tombant à court de carburant, fugitifs et otages vont devoir faire un arrêt dans une station-service...

Deux couples réfugiés dans le magasin d'une station service assiégée par une étrange créature parasite. On ne peut pas dire que le pitch de Splinter soit vraiment révolutionnaire. Ni très propice à de gros développements. Reste à vérifier deux choses: comment Toby Wilkins, le réalisateur (et spécialiste des effets spéciaux), a mis en forme un script que l'on devine très basique et, surtout, découvrir la nature de ce monstre qui est, bien entendu, l'élément central du récit.

Au niveau de la réalisation, Toby Wilkins a choisi un style narratif emprunté aux séries B des années 80 pour les séquences dialoguées et de mise en situation et une technique nettement plus agitée (pour ne pas dire presque illisible; mais qu'est-ce que c'est que cette manie très actuelle de vouloir donner de la dynamique par des moyens aussi minables?) lors de la plupart des scènes d'action. Le traitement est imprégné d'humour noir, avec la mise en place de personnages caricaturaux maltraités par les évènements et par cette créature (ou plutôt ce virus) qui se comporte un peu comme la la Chose de John Carpenter, mais de manière plus progressive (on pense aussi au Monstre de Quatermass). D'ailleurs, pour ce qui est de son modus operandi, sachez que, une fois installée dans l'organisme, la chose entreprend de modeler de façon violente, broyant les os et tordant les chairs, le corps de son hôte, jusqu'à en prendre le contrôle total. De plus, si je vous dis que cette chose possède un système défensif très performant à base de piquants traversant la chair qui, tels les plics d'un porc-épic informe, se dressent pour repousser tout agresseur, vous vous doutez alors que Splinter est assez généreux en effets sanglants. 

On assiste alors à des séquences de n'importe quoi dignes du meilleur b-movie sorti de chez Brian Yuzna, comme l'amputation d'un membre contaminé à grands coups de parpaings (si, si!) ou la très amusante sortie d'un assiégé en état d'hypothermie, un thermomètre dans la bouche pour vérifier sa température (la créature repère ses proies à leur chaleur corporelle). Ainsi, au final, si le film ne brille guère par son originalité, il reste en permanence agréable à suivre. A la fois de par la violence de certains passages bien hargneux que par son humour de situation (pas toujours très fin mais efficace). Il est juste dommage que l'interprétation soit moins délirante que je l'aurais aimé, avec la présence de comédiens se montrant parfois assez peu concernés (seul Shea Wigham se montre à son avantage en bad guy au coeur tendre).

Au niveau des effets spéciaux, comme je le dis plus haut, le film est assez riche en effets gore. Ils ne sont pas toujours très lisibles en raison d'un montage trop vif et d'une caméra parkinsonienne, mais l'ensemble est plutôt de bonne facture avec quelques passages assez démonstratifs. Je retiens, en plus de la fameuse amputation du bras, la séquence où une femme flic se fait carrément couper en deux avant d'être rafistolée sans grand soin par la créature qui, apparemment, n'est pas une adepte du travail bien fait. On peut aussi lui préter à cet organisme d'origine inconnue une sorte "d'instinct sadique" quand, sans raison logique (sauf celle de distraire le spectateur), elle s'emploie à désarticuler ses hôtes qui hurlent alors de douleur et de terreur. Bref, tout ça pour dire que le monstre est plutôt réussi.

 

La conclusion de

Petite série B sans grande prétention, Splinter remplit son contrat. Le film, à défaut d'être original et terrifiant, est très divertissant et propose son quota de séquences gores. Le produit idéal pour agrémenter une soirée DVD aux couleurs b-movies!

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation sans génie mais appliquée
  • Riche en effets gore, un monstre réussi
  • Divertissant, avec une bonne dose d'humour noir

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans surprise
  • Interprétation transparente
  • Absolument pas terrifiant

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