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Schizophreniac: The Whore Mangler >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Schizophreniac: The Whore Mangler

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 14 avril 2009 à 16:04

Harry, meutrier, violeur, scatophile et nécrophile

Harry Russo, réalisateur de films indépendants à la dérive, est un sacré barjot. Un schizophrène, un misogyne, un raciste, un junky qui passe son temps à ruminer, le nez plongé dans la schnouf, sa colère et sa haine de la société, à laquelle il attribue la responsabilité de sa vie de looser. Cependant, Harry Russo tente de se soigner. En compagnie de son meilleur pote, une poupée Rubberneck offert par Drew, sa putain de petite amie, il se rend chez le psychiatre pour lui confier son histoire, ses angoisses, ses colères... pour finalement, en guise de paiement, lui filer des coups de couteaux de cuisine dans le buffet! Imaginez: un américain qui tue son analyste... Impensable!

 Il faut dire qu'Harry Russo - dont la folie meurtrière est encouragée par un Rubberneck qu'il pense doué de raison et de parole - n'est pas un novice dans le domaine du meurtre à l'arme blanche, qu'elle soit tranchante ou contondante. Depuis quelques temps, il prend ainsi un malin plaisir à se défouler sur les prostituées. Il éventre, il écrabouille, il martèle, puis, avant que le corps ne soit vraiment refroidi, il y met une petite touche finale en baisant le cadavre... par la porte de service quand c'est possible. Il va même parfois jusqu'à à en grignoter un petit morceau... Car Henry Russo est aussi un gourmet nécrophile, en plus d'un artiste équarisseur...

 Réalisé par Ron Atkins, l'une des icônes (sic!) du cinéma underground américain, Schizophreniac nous entraîne dans un univers trash et craspec à travers un scénario et une mise en image qui se veulent "expérimentaux" mais qui, en fait, dissimulent très mal une misère artistique, technique et conceptuelle. En fait, dans cette œuvre, qui nous invite à suivre les exactions perverses d'un tueur en série, seul est réussi l'aspect séditieux et licencieux. Car dans ce film, réalisé avec les pieds par un « cinéaste » jusqu'au-boutiste dans le domaine de la provoc', tout est à vomir et/ou prétexte à s'insurger; les actes immondes de ce serial killer dément et pervers; ses propos odieux et stupides (les lignes de dialogue les plus riches en "fuck" que j'ai jamais entendu); et une réalisation à la limite de l'amateurisme le plus je-m'en-foutiste (une image laide, des effets gores rares et complètement pourris, une profusion de faux raccords).

Le seul intérêt du métrage réside dans la prestation complètement hallucinante de John Giancaspro, probablement aussi fou que son personnage et que Ron Atkins. A poil pendant un grande partie du métrage - au cours de scènes composées de danses hystériques où il exhibe son sexe de manière absolument obscène - ou travesti en pouf blondasse, le comédien est à la fois complètement ridicule (donc comique), effrayant, pathétique et révoltant. C'est d'ailleurs ces sentiments contradictoires qui font que le personnage d'Harry Russo est efficace, générant une sorte de magnétisme malsain qui nous empêche de balancer rapidement le DVD de Schizophreniac dans les chiottes - lieu où il a probablement vu le jour, généré par un réalisateur qui n'a comme "don" que le goût pour la provocation. L'acteur, qui porte donc le film, surjoue, crache, éructe. Barbouillé de maquillage, il savoure sa semence, défèque dans son slip,... c'est... euh... bizarre.

 Mais cette surprenante "performance" tout en excès de John Giancaspro ne m'empêche pas de trouver ce film à chier. Le niveau lamentable des maquillages et l'absence totale d'effort dans la réalisation sentent trop le foutage de gueule pour que j'éprouve de la sympathie pour cette oeuvre et son auteur. Et ce n'est pas les quelques scènes au cours desquelles Jasmin Putnam expose longuement, et en détails, son anatomie qui parviendront à me faire complètement oublier les tares de Schizophreniac

Moi qui était vraiment décidé, j'hésite maintenant à visionner Necromaniac, sa suite, réalisée six ans plus tard.

 

25

Schizophreniac ne mérite d'être visionné que pour admirer la performance de John Giancaspro, absolument stupéfiant dans la peau de ce serial killer dément et dépravé . Le reste n'est que de l'underground crade à la limite de l'amateurisme, à l'aspect provocateur totalement gratuit et, de plus, très avare en effets sanglants (qui, de toute manière, sont archi mauvais). Un film culte, certes, mais aussi un mauvais film.

Critique de publiée le 14 avril 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • La performance de John Giancaspro
  • Pour l'amateur de curiosités

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation minable
  • Effets gore moisis Dialogues débiles
  • Scénario finalement peu intéressant

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