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Critique du Téléfilm : La Menace Andromède

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 5 avril 2009 à 19:16

Chasse au virus de l'espace

En 1971,Robert Wise propose au public un excellent thriller intitulé Le Mystère Andromède. Adapté assez fidèlement d’un roman de Michael Crichton, le film - réalisé de manière très clinique et très réaliste - raconte l’histoire d’une petite bourgade décimée par la chute d’un satellite porteur d’un mystérieux virus.  L’équipe scientifique envoyée sur place découvre que ce virus inconnu est redoutablement létal et se penche sur le cas de l’un des rares survivants : un bébé trouvé sur les lieux.

Trente-cinq ans plus tard, les frangins Ridley et Tony Scott – avec l’appui de l’Universal -  décident de confier à Mikael Salomon la tâche de construire un remake grand format destiné à une exploitation télévisuelle. Le téléfilm, d’une durée totale de trois heures, reprend les éléments du film de Robert Wise tout en se voyant doté de trames parallèles bienvenues puisant dans la  tendance du moment : le thème de la conspiration et les interventions extra-terrestres. Le film perd donc en « sérieux » ce qu’il gagne en divertissement.

On assiste ici à deux récits parallèles. Le principal se déroule dans les locaux du projet Wildfire, dans ces laboratoires souterrains où les scientifiques luttent contre la montre pour trouver un moyen de neutraliser ce virus inconnu. L’autre récit nous propose une vision extérieure sur le phénomène (inexistante dans le roman et le film de Wise) par le biais de l’enquête d’un journaliste de terrain : Jack Nash.  Le lien entre les deux étant établi par des créations de liens professionnels entre le journaliste, des responsables politiques et militaires, et les scientifiques ; le contact se faisant via des communications téléphoniques.

Ainsi, alors que les investigations menées dans les locaux stériles du projet Wildfire ne sont pas sans nous rappeler un épisode de CSI, l’enquête de Jack Nash nous entraîne dans une aventure nettement plus mouvementée, le journaliste s’introduisant au milieu des unités de gardes nationaux, en plein territoire contaminé. Mal maîtrisé, cela aurait pu donner lieu à une narration mal rythmée, manquant de fluidité. Hors, j’ai eu la satisfaction de constater que la mayonnaise prend très bien. L’on passe sans dommage des laboratoires calmes et aseptisés aux grands espaces de l’Iowa. Mais attention, tout n’est pas réussi car ce choix a ses conséquences. On est très loin de ressentir, par exemple, l’atmosphère cloisonnée et angoissante du premier film… d’autant plus que le scénario ne laisse guère planer de mystère sur la nature du virus et que le temps y est moins bien géré.

Au niveau de la réalisation, Mikael Salomon a bien tenu compte des évolutions technologiques effectuées ces trente dernières années et a doté les scientifiques du projet Wildfire du nec plus ultra en matière d’équipement. C’est vraiment très convaincant, original, réaliste, excellemment filmé (notamment la magnifique séquence de décontamination filmée au ralenti) et l’immersion du spectateur en est évidemment facilitée. Quand aux aventures de Jack Nash, nettement plus guerrières, elles servent essentiellement à réveiller un peu les spectateurs (notamment les plus jeunes) qui se seraient un peu laisser endormir par les longues et nombreuses dissertations scientifiques. En conclusion, l’équilibre entre phases de réflexion et d’action est parfaitement bien trouvé.

Mikael Salomon introduit aussi un aspect horrifique. Il récupère les facultés létales du virus vues dans le film de Robert Wise, qui transforme le sang en poudre, mais il y adjoint des séquences d’agonie très convaincantes et quelques scènes de folie meurtrières et d’automutilations (il faut savoir que les contaminés qui ne sont pas tués rapidement par le virus deviennent fous). Le film y gagne bien entendu en tension et en intérêt, même si les « puristes » risquent là de crier au scandale. Dans la dernière demi-heure, l’action gagne même le laboratoire et transforme La Menace Andromède en une sorte de film catastrophe avec l’introduction d’un compte à rebours que je trouve un peu superflu. C’est probablement la partie la moins réussie du film, la plus fournie en incohérences, d’autant plus qu’à l’extérieur, la séquence de décontamination par hélicoptère m’a paru bien radicale.

60

Long téléfilm de luxe, La Menace Andromède remplit parfaitement son rôle de spectacle de divertissement. Certains le trouveront certainement un peu bavard et longuet mais, personnellement, j’ai trouvé la phase d’investigation assez intéressante et bien mise en forme par un réalisateur consciencieux et inspiré. De plus, l’introduction du thème de la conspiration, qui permet l’exploitation du journaliste Jack Nash, amène au récit des éléments supplémentaires, propices au développement de séquences d’action plutôt bienvenues. Bien entendu, l’œuvre se veut nettement plus légère et « digeste » que le très intelligent film de Robert Wise. Il ne peut même pas y avoir de comparaison…

Critique de publiée le 5 avril 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne réalisation
  • Un scénario grand public mais pas complètement stupide
  • Une intrigue agréable à suivre

Que faut-il oublier ?

  • Guère spectaculaire
  • Moins crédible et passionnant que le film de Robert Wise
  • Une dernière demi-heure un peu ratée

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