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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Against the Dark
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Against the Dark

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 2 avril 2009 à 2113

Je suis une brutasse...

Recette pour fabriquer un nanar : prenez un blockbuster à succès, copiez honteusement son scénario, mais tout en divisant son budget par cent, ajoutez y un soupçon de gore et une grosse louchée de star d'action has been, vendez le tout dans un dvd plein de vide annonçant de grosses inepties sur sa jaquette, visez immédiatement le public fana de série Z, le résultat est garanti à tous les coups. Prenez Against the dark, par exemple, il réunit tous ces ingrédients : le scénario de Je suis une légende, le budget d'Hélène et les garçons, quelques tripailles couvertes de coulis de tomates, un Steven Seagal obèse, un dvd sans bonus annonçant fièrement "avec le cousin de The Rock" ; résultat : la mayonnaise prend, ce direct to dvd bien médiocre entrant presque automatiquement dans la case "nanar sympathique".

Il faut bien dire que Richard Crudo (réalisateur), Mathew Klickstein (scénariste) et Steven Seagal (producteur) se sont visiblement donnés à fond pour être sûrs que leur "oeuvre" ne puisse jamais être considérée comme un minimum bonne : aucun rythme, une réalisation tout simplement à chier, des acteurs de troisième zone, des incohérences à la pelle, des péripéties sans intérêt, des scènes d'actions poussives et grotesques. Non, rien de rien, non, rien n'est réussi dans Against the dark. Et c'est finalement de là, de cette médiocrité omniprésente et de cette absence visible d'ambition, que le film tire toute sa saveur, tout son intérêt ; en effet, un tel niveau de nullité est tellement touchant qu'il finit par tout de même susciter de la compassion face à cette bande de bras cassés qui a visiblement donné le meilleur de chacun de ses membres pour accoucher d'un "truc" pareil.

Sans passer en détails tous les aspects de ce pur navet (voir la critique de Nicolas L. pour cela), je ne vais ici m'intéresser qu'au navrant scénario d'Against the dark ; asseyez-vous bien, car ça décoiffe ! Dans ce monde où les vampires règnent en maître, un groupe de survivants a trouvé refuge dans un hôpital désaffecté. Au bout de huit semaines, les vivres commençant à manquer, ceux-ci décident, en toute logique, de s'en aller dans un nouvel abri. C'est à partir de ce moment que les choses partent dans tous les sens, étant donné que le voyage les amenant de leur point A (une chambre parmis d'autres) à leur point B (le garage où est stationné leur camionnette) est estimé à plus ou moins huit heures de marche, et que l'hôpital n'est pas si abandonné que ça étant donné qu'il sert de repère à tout une communauté de suceurs de sang qu'ils n'avaient jamais croisé avant (la chance !).

Pendant ce temps, l'armée a décidé d'en finir avec ce satané virus en rasant le monde à la bombe H quartier par quartier. Pour sauver les éventuels survivants, et parce qu'ils sont humain avant tout, ils envoient un groupe de mercenaires composé d'un karatéka obèse, d'une armoire à glace et de deux gothiques top tendance pour faire évacuer les survivants avant le bombardement. Ceux-ci vont entrer dans l'hôpital susmentionné, visiblement pas décidés à sauver qui que ce soit mais plutôt à exterminer à mains nues - voire à coup de katana - des vampires qui en méritent pas la mort douce offerte par une bombe. Le croisement des deux groupes, totalement improbable - il faut huit heures aux survivants pour aller de la chambre au parking et dix minutes aux mercenaires pour aller du parking à cette même chambre - va amener à de beaux moments nanardesques bien inutiles : petits sommeils dans le couloir à découvert, pause pipi, petite bouffe dans le réfectoire, pause caca, exploration inutiles de couloirs abandonnés.

Le drame, ici, vient du fait qu'il ne se passe absolument rien durant la petite heure et demi que dure ce film ! C'est à dire que quoiqu'il puisse arriver aux personnages, même s'ils font des choses totalement stupides, comme tendre la main pour se faire mordre, ils s'en sortent à tous les coups, que ce soit par chance ou grace aux purs coups de katana de notre ami Steven. Ce n'est en effet qu'à dix minutes de la fin que le massacre commence, alors même que les vampires auraient tendance à devenir intelligent - enfin, un peu moins neuneus, faut pas pousser non plus - et ainsi comprendre que le gars bouffi qui dirige les mercenaires et qui aime faire les groupe de un est trop gros et trop engoncé dans sa tenue de cuir pour supporter une attaque de nombre. Le gros Stevy ayant en effet énormément de mal à bouger - on imagine sans mal qu'il y avait des secouristes avec un masque à oxygène près à intervenir pour le réanimer après chaque mouvement brusque - les combats étaient jusqu'ici on ne peut plus statiques ! Les survivants se mettent donc à tomber comme des mouches, Seagal étant sauvé in-extremis par le cousin de The Rock !

Puis vient ce final hallucinant où mercenaires comme survivants sortent de l'hôpital, soulagés d'avoir pu sortir entier de cet affreux cauchemar ! Une fin bien entendu cousue de fil blanc, mais, magie du nanar, qui s'avère plus surprenante que prévue ! C'est ainsi qu'au moment où les groupes se séparent, où ils se font leurs adieux et où chacun d'eux part dans une direction différente mais face au soleil levant (!!!), on ne peut que se demander : sont-ils suffisamment débiles pour avoir déjà oublié que le quartier sera rasé par des bombes quelques minutes plus tard ?

La conclusion de

Cette première incursion de Steven Seagal dans la science-fiction est à la hauteur de sa filmographie, c'est à dire totalement navrante à tous les points de vue (0.5/10). Mais les amateurs de nanars y trouveront surement leur compte, le tout étant tellement nullissime qu'il réserve nombre de moments de pur rigolade (4.5/10).

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques purs moments de comédie burlesque...

Que faut-il oublier ?

  • Absolument tout le reste !

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