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Zombie Self-Defense Force >

Critique du Film : Zombie Self-Defense Force

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 10 mars 2009 à 15:24

Je suis un gentil poulpe...arghhh

Il y a trois choses que j'aime chez les américains: les hamburgers, Hollywood et... George A. Romero!

C'est avec cette phrase - suite à un long discours fustigeant la politique et la culture américaine - que le cinéaste Naoyuki Tomomatsu conclue l'ouverture de Zombie Self-Defense Force, premier volet de la série fauchée mais géniale des Nihombie / Nihonbi.

Au programme des festivités: une soucoupe volante Topps, une lolita exaspérante (interprétée par la célèbre chanteuse Mihiro), un kawaii extra-terrestre débile, des yakusa junkies, des gardes nationaux empotés, un robot de charme expert au katana, des zombies en bigoudis, un bébé mutant très vorace, des gags (très) stupides, et du gore, du gore, du gore. Mais aussi, largement discernable à travers ce traitement potache et à la limite du burlesque, une critique assez acide des diverses composantes de la culture nippone moderne. Naoyuki Tomomatsu y massacre le lolicon, bien entendu, mais aussi la Jpop et les dérives de la morale, tout en mettant en avant l'hypocrisie dissimulée sous les traditions. Bref, tout le monde en prend pour son grade.

Mais, avant toute chose, Zombie Self-Defense Force est un film de zombie dans la plus pure tradition du V-Cinema. Il mixe ainsi de nombreux éléments identitaires, comme le chanbarra, le sentai, le onna senshi et bien entendu le kaiju eiga.. auxquelles sont adjointes des hordes de zombies sorties des univers de George A. Romero, Dan O'Bannon et Lucio Fulci. C'est à dire qu'ici, dans le domaine du film de zombies, on évolue dans le classicisme bourré de références, avec des non-morts affamés à la démarque hésitante et robotisée, mais sans récupérer leur aspect métaphorique. "Quand il n'y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre!" déclare à un moment l'héroïne devant le dramatique de la situation. On ne se situe don plus là dans le domaine de l'hommage, mais dans celui du travail d'un fan absolu qui ne jure que par les mots de son "maestro".

Heureusement, et c'est qui fait la richesse du V-Cinema, comme tous ses confrères, Naoyuki Tomomatsu a des idées bien personnelles, fruits de ses influences qui brassent, en vrac, la culture occidentale et japonaise. Il ne se contente donc pas de nous offrir une énième invasion de morts-vivants (même si cet élément narratif est la clé de voûte de l'intrigue) et il s'autorise des étonnantes digressions. Ce qui apporte au récit des rebondissements à la fois drôles et absolument pas prévisibles. Ainsi, à la frontière du burlesque en son début, le film devient de plus en plus sérieux au fil du récit, pour repartir dans le "nawak" dans son dernier tiers. 

 Le comique de situation est bien entendu de mise, avec ce yakuza qui, sous l'effet de la drogue, croit être sujet à des hallucinations alors qu'il vient de se faire croquer les doigts par un rival qu'il vient de butter. Il y a aussi cette coiffeuse de prod qui, noyée sous une vague de zombies, s'obstine à utiliser sa bombe de laque. Le plan "upskirt" sur la lolita qui voit ses jambes dévorées par des admirateurs un peu trop excessifs est également un grand moment. Bref, il y en a trop pour tous les énumérer et si, bien entendu, tous ne sont pas aussi drôles que ceux précités, ils sont suffisamment efficaces pour que l'on ne décroche pas du récit.

Le film est très gore. Mais Naoyuki Tomomatsu a dû faire avec les moyens du bord, qui sont loin d'être confortables, et le résultat est bien entendu assez moyen. Néanmoins, faisant fi de la difficulté,  il évite le plus possible les effets gores numériques (même si quelques inserts sont présents)et je me dois de le féliciter pour cela. Cela donne au film un aspect traditionnel bienvenu avec une imagerie viscérale et brutale assez efficace. Enfin, les maquillages des zombies sont inégaux, mais, noyés dans la masse, ils ne se font pas trop remarquer. 

Concernant les effets spéciaux visuels, qui apparaissent surtout quand l'héroïne dévoile sa véritable nature, il faut admettre qu'ils sont assez mauvais, même si cet aspect est un peu atténué par un traitement parodique. Ceux qui désireraient voir le meilleur de la technicité japonaise en seront pour leurs frais. En même temps, le film a été réalisé avec deux yens, alors...

60

Pour peu que l'on accepte les évidentes insuffisances techniques, conséquences directes d'un budget trop étroit, et cet humour souvent inapproprié à notre culture occidentale, on peut passer une excellent moment en visionnant Zombie Self-Defence. Le film n'est pas aussi réussi que Attack Girls Swim Team vs the Unliving Dead, mais il reste un excellent divertissant gore et potache, d'un intérêt bien supérieur à bon nombre de productions américaines.

Critique de publiée le 10 mars 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario farfelu
  • Très gore
  • L'aspect référentiel
  • Très con, ce qui est très fun pour certains

Que faut-il oublier ?

  • Effets spéciaux médiocres
  • Très con, ce qui est chiant pour certains

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