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La Légende de Despereaux >

Critique du Film d'animation : La Légende de Despereaux

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 16 février 2009 à 1031

Y a un rat dans le potage !

2009 et sa flopée de films d'animations débarque et en ce mois de février, Universal nous sert une Légende de Despereaux qui a de sérieux arguments pour concurrencer Disney et son chien survolté.

Despereaux
est une œuvre signée de la romancière pour enfant Kate DiCamillo ayant connu un fort succès dans le pays de l'oncle Sam, mais qui reste peu connue en France. Despereaux, c'est aussi le prénom d'une petite souris de la famille Tilling qui ne fait rien comme les autres, puisque cette souris, petite (même pour une souris), n'est pas du tout peureuse comme le veut sa race. Au contraire, elle est extrêmement courageuse, téméraire, et utilise un code de l'honneur digne d'Arthur et de ses chevaliers qu'elle apprend en lisant des livres au lieu de les grignoter... Et le monde a besoin d'une souris comme lui pour redonner un peu de couleur dans la vie et le cœur des habitants de Dor, cité réputée pour la qualité divine de sa soupe, mais qui est bientôt interdite quant un rat (le marin Roscoro) tombe dans le potage royal de la reine, lui provoquant une crise cardiaque. Le roi, fou de douleur, interdit la soupe et les rats, lesquels sont obligés de tous se réfugier dans les égouts de la cité. Se greffent là-dessus les histoires du cuisinier en chef de la cité, génie du potage qui ronge son frein dans sa cuisine vide, de la princesse qui aimerait que tout redevienne comme avant, sans oublier de la servante Mig, ancienne fermière au grand cœur voulant devenir princesse à la place de la princesse si nécessaire...

Les dix premières minutes aurait pu faire penser à un curieux mélange, moins savoureux que le fameux potage, entre Ratatouille et de Souris City... D'autant plus qu'un des deux réalisateur du film, Sam Fell, a réalisé le dernier cité et qu'il est ici accompagné du néophyte Robert Stevenhagen, qui a une expérience assez impressionnante d'animateur avec des œuvres comme les Astérix, Sinbad ou Space Jam (le projet fut un temps confié au talentueux Sylvain Chomet). Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, l'ensemble tient plus de l'excellent Brisby et le Secret de Nimh, avec un petit côté Robin des Bois pour le souffle épique.

Le film ici proposé ne fait pas vraiment dans la poésie graphique que beaucoup de productions proposent mais se concentre sur l'aventure et un scénario au final assez sombre, d'où la comparaison avec Brisby car la cité des rats, dirigée par un dictateur voulant faire de ses condisciples les rats des barbares, en leur proposant, par exemple, des jeux dignes des Romains avec les souris capturées devant affronter un chat dans une arène pleine comme un œuf. Dommage que l'histoire connaisse quelques ralentissements, surtout lors des passages avec la servante Mig. L'ensemble, finalement assez sombre, pourra rebuter les têtes blondes habituées à un peu plus de gaieté...


Concernant les qualités graphiques du film, elles sont indéniables, surtout en ce qui concerne les animaux. Chaque poil de souris/rat/chat est vraiment bien modélisé : Despereaux est mignon à souhait avec ses oreilles trop grandes, Roscoro respire la classe et le roi des rats a vraiment le physique de l'emploi. C'est au niveau des humains que cela reste moins impressionnant, avec un aspect trop lisse, moins travaillé. Mais qu'importe tant l'ensemble flatte vraiment la rétine (même si on est loin de l'émerveillement total que beaucoup de films d'animations proposent). A noter la présence d'un personnage savoureux au sens propre comme au figuré, car il est composé de fruits et de légumes rendant hommage au peintre italien du 16ème siècle Arcimboldo.

La conclusion de

Un film sympathique qui hésite trop entre un spectacle basé sur un héros mignon comme tout avec quelques gags et une histoire parfois très sombre avec des personnages torturés. La mayonnaise prend néanmoins mais ne sera pas excellente pour tout le monde… Un divertissement honnête mais pas inoubliable, dommage car l’univers est plus solide qu’il n’y paraît au premier abord.

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