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Critique du Film (Direct to Vidéo) : No Man's Land - Reeker II
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : No Man's Land - Reeker II

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 12 février 2009 à 1446

Le tueur qui sent la merde

Dans Reeker deuxième du nom, David Payne replante le même décor que dans le premier volet - un relais routier paumé dans le désert - non sans nous avoir auparavant exposé, lors d’une très efficace séquence d’ouverture, les origines de ce boogeyman puant. Donc, on peut dire que, trois ans après son premier Reeker, David Payne en remet une couche avec un deuxième opus construit approximativement sur le même canevas. Et ça, c’est un mauvais signe. Rappelons-nous que, à l'époque de sa sortie, le premier film avait souffert de sa comparaison avec Jeepers Creepers, le chant du diable, et surtout présenté une telle accumulation de clichés qu'il avait fini par vraiment me gonfler. D’autant plus navrant que la prétendue force du métrage, un mystère qui sera rapidement dévoilé par tout amateur de fantastique digne de ce qualificatif, n'avait pas réussie à me surprendre.

Là encore, suite à une série d'évènements (que je tairai pour ne pas trop "spoilier"), une sacrée brochette d'individus hauts en couleurs va se retrouver embarquée dans la "dimension" où sévit le tueur flou au masque à gaz et à l'armement Castorama. Hors, si l'on est dans un premier temps inquiet à la vision de cette présentation qui pue un peu trop la redite et le mercantilisme (quoique je ne suis pas certains que le Reeker soit aussi vendeur que Jason), l’on se voit un peu rassuré par quelques petits détails structurels et narratifs.

La première bonne surprise vient de l'identité des nouveaux protagonistes. Oubliée la bande de jeunes débiles, place aux membre d'un groupe hétéroclite qui comprend, entre autres, un gang de braqueurs (un peu loser sur les bords), deux flics, une serveuse et un médecin. Bon, cela ne vole pas encore bien haut question intrigue et lignes de dialogue, mais on assiste quand même à quelques conflits d'intérêts et quelques prises de bec plus sympathiques à suivre que les comportements stupides des post-ado attardés du précédent volet.

Deuxième aspect intéressant : l'humour. Plus j’y pense, plus je suis persuadé que David Payne, conscient de la faiblesse de sa mythologie, a décidé de changer de cap en la transformant en un prétexte à comédie potache. Conséquence: certaines séquences sont de véritables sketches comiques, parfois craspec (comme quand l'un des protagonistes barbote dans les eaux d'une fosse septique, un étron flottant sous son nez), gore (le gangster à moitié décapité qui déclare ne plus être capable de sentir le Reeker car "il n'a plus de nez"), slapstick (le flic qui se bat contre un mur invisible). Bref, à aucun moment – sauf un peu au début – l’on a l’impression de visionner un film d’horreur sérieux. Je dois l'avouer que, sur moi (en même temps, je suis bon public dans le registre gore potache), la plupart des gags ont fonctionné et j'ai assez souvent ri.


Evidemment, dans ces conditions, le charisme du Reeker en prend un sacré coup derrière la nuque. On se consolera en se rappelant qu’il n’en avait déjà pas des masses. Je ne vois d'ailleurs pas trop dans quelle direction David Payne aurait pu faire évoluer son boogeyman qui évoque à la fois le Creeper (en nettement moins graphique) et Candyman (en moins sentencieux) mais sans en posséder leurs forces. Le cinéaste se complait donc, ici, à le détruire en toute connaissance de cause, changeant complètement l’atmosphère de ce qui aurait dû être (en principe) un slasher très violent. Les plus cinéphages d’entre vous pourraient me rependre de volée en me gueulant dessus : « Mais qu’est-ce que tu racontes  comme connerie ? Dans le premier opus il y a aussi des gags ! Tu oublies la scène des chiottes, imbécile ! ». A ceux là, je répondrai que « oui, il y avait des gags, mais isolés dans une situation sérieuse, se voulant effrayante (sic), et c’est pour cette raison que cela fonctionnait mal. Dans Rise of the Reeker, le ton est en permanence à la franche rigolade et ce monstre, en principe terrifiant, n'a rien a envier, dans le registre comique, à BBK, le tueur de Gutterballs. Là est toute la différence… na ».

Au niveau graphique, ce film, tout comme son prédécesseur, est assez intéressant. Le gore est bien présent et certains effets spéciaux sont saisissants et originaux. On peut juste regretter un peu trop de CGI, des effets de flou qui mettent à mal certaines séquences démonstratives et, surtout, que la séquence d'horreur la plus réussie du film se situe lors de son ouverture. Techniquement, Rise of the Reeker est également de bonne facture, avec une photographie très soignée et un montage bien rythmé. Bref, du très bon travail pour un film au budget modeste (2 millions de dollars).

 

 

La conclusion de

Sans être vraiment remarquable, Reeker II se voit finalement être nettement moins nul que le premier volet. Le film continue à ne faire absolument pas peur, mais David Payne y emprunte un voie beaucoup plus humoristique, presque parodique, ce qui n’est finalement pas un mauvais choix. Il est évident que ceux qui espéraient en Reeker II une sorte de Jeeper Creeper ou un shocker dans le style Hostel en seront pour leur frais. Personnellement, échaudé par le spectacle du premier opus, je n’en attendais rien.

Que faut-il en retenir ?

  • Le mythe revisité avec humour
    Les personnages, un peu moins débiles que dans le premier opus
    Techniquement bien maîtrisé

Que faut-il oublier ?

  • Le Reeker, franchement… le tueur qui schlingue
    Même histoire, donc prévisible

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