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Critique du téléfilm : Les corbeaux [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 3 février 2009 à 11h57

Après les Corneilles allemandes, les Corbeaux bretons

Une petite île au large de la côte bretonne. La vie mène tranquillement son cours quand des nuées de corbeaux envahissent les lieux. Très agressifs, les oiseaux s'attaquent même à la population. Thomas, un ornithologue, et Sonia, le médecin du village, essayent alors de comprendre le phénomène, mais, pendant ce temps, la situation dans l'île se dégrade...

Quand TF1 copie Alfred Hitchcock, cela donne Les Corbeaux, un téléfilm de luxe (six millions d'euros) de 180 minutes réalisé par Régis Musset (Les liens du sang). Le scénario tient à la fois, donc, du chef d'oeuvre du maître du suspense et des « films catastrophes » américains dont la trame est développée à partir de la narration de destins croisés. Les Corbeaux s'attachent en fait à nous conter les aventures de plusieurs couples en crise. Sonia est séparé de son mari et élève seul sa fille autiste, Estelle connaît des soucis avec son maire de mari, quand à Nathalie, elle se voit contrainte d'héberger son amant et ses complices braqueurs de banque.

Le récit tourne donc autour des faits et gestes de ces personnages en situation de crise et en désespoir affectif, ce qui amène bien évidemment un aspect "soap" non négligeable. L'aspect thriller, quand à lui, est amené par la présence des gangsters en planque et, bien entendu, par les attaques de ces oiseaux très agressifs (qui amènent un ou deux plans gores sur des cadavres énucléés). La présence de ces corbeaux n'est d'ailleurs pas le seul élément fantastique du film, car la jeune fille autiste se voit atribuer des pouvoirs paranormaux; elle peut en effet communiquer télépathiquement avec les volatiles de toutes espèces.

Cependant, à force de manger à tous les râteliers, le film s'égare et subit les mêmes dommages que tous ces téléfilms catastrophes américains. Il en ressort même une sensation de mollesse et d'artificialité d'autant plus forte que la réalisation de Régis Musset manque de rythme. Avec ses séquences dotées d'un minimum de plans - d'une durée trop longue et manquant de variété dans les valeurs de cadre -, Les Corbeaux adopte un ton plus proche d'un épisode de Derrick que d'une série B américaine. Ce qui, avouons-le, est un peu gênant pour un thriller animalier...

Le scénario expose donc des trames parallèles guère utiles (l'interlude des gangsters, qui n'est là que pour rallonger la sauce) et des échanges mélodramatiques plombés par des lignes de dialogue sans réelle intensité. Cependant, à coté de cela, l'intrigue générale reste accrocheuse, principalement grâce à ses insertions de corbeaux numériques, qui sont, elles, tout à fait convaincantes.

En effet, mis à la part le fait de la stupidité de la chose (des corbeaux en haute mer? Des mouettes auraient été un choix plus judicieux), force est de reconnaître que les inserts CGI de ce film ne doivent rien à ceux des séries B US. Le niveau technique est même largement supérieur à ce que Nu Image ou Sci-Fi Channel nous offre habituellement, avec 450 plans truqués sur les 1500 que compte le film. Bien insérés dans de très beaux décors naturels retouchés numériquement (bravo pour cette atmosphère de tempête alors que la météo sur le plateau fut idyllique), ces corbeaux digitaux sont les véritables stars du film et se confondent (presque) parfaitement avec les véritables corbeaux royaux fournis par le dresseur Pierre Cadeac.

Au niveau des comédiens, je n'ai pas du tout aimé (et je n'ai pas été le seul) le jeu tout en force d'Astrid Veillon (qui a remplacé Ingrid Chauvin, malade, peu avant le début de la production). L'actrice est assurément très belle et émane un très fort magnétisme mais sa prestation manque trop de naturel et de nuance et chacune de ses interventions dialoguées m'a fait l'effet d'une douche froide. Même constatation, mais à un niveau moindre, concernant le reste du casting, qui apparait comme un peu "coincé". Seul Jean-Pierre Michael (un comédien bien connu pour ses doublages), finalement, tire son épingle du jeu dans le rôle de ce sympathique ornithologue. Un acteur à suivre, dont l'allure évoque à la fois Alexandre Astier et Philippe Torreton.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Les corbeaux [2009]

Nicolas L.
33

Avec moins de 22.2% de parts d'audience pour la première partie diffusée le 26 janvier 2009 - et encore moins pour la deuxième diffusée hier soir - Les Corbeaux n'a pas atteint ses objectifs et reste une déception pour TF1. Cependant, il faut bien avouer que ce luxueux téléfilm ne mérite guère mieux. En effet, mis à part de très honnêtes effets spéciaux, le métrage de Régis Musset ne se démarque pas dans la grande (et molle) famille des téléfilms français, ni allemands (cf. Peur noire). A noter un final sous forme de leçon de morale écologique, avancée de manière totalement ridicule.

Que faut-il en retenir ?

  • Des inserts CGI réussis
  • De beaux décors naturels

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation sans relief
  • Interprétation fade ou forcée
  • Manque de rythme
  • Dialogues sans intensité

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