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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Five Girls

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 2 février 2009 à 15:31

Sabbath? Oui, et toi?

Cinq adolescentes à problèmes, placées par leurs familles dans une institution religieuse, découvrent qu’elles sont en fait destinées à honorer un sacrifice sanglant et démoniaque…



Cinq pétasses d’une vingtaine d’années en jupettes - tout ce qu’il y a de moins réglementaires pour une école religieuse - cloîtrées dans un couvent dirigé par une autre pétasse - toutefois plus âgée (mais à peine) – qui, , en plus d’être sadique, a eu l’idée saugrenue de passer un pacte avec le démon.  Voilà le pitch de 5ive Girls, qui évoque un bon vieux porno chic des années 80 ou ces films de Women in Prison dans lesquels des jeunes filles étaient livrées aux molles punitions friponnes de leurs gardiennes en porte-jarretelles. En fait, du moins dans sa première partie, le film de l’inconnu Warren P. Sonoda, c’est un peu ça… mais le cul en moins. Ce qui, avouons-le, est bien dommage étant donné que ces médiocres métrages n’avaient aucun autre intérêt que cet érotisme un peu tordu.

Oh, l’on a bien droit à une jolie petite fessée administrée avec une règle, quelques attouchements lesbiens et l’inévitable séance de douches, mais le scénario se concentre plus en fait sur la présence d’un fantôme d’une jeune fille qui hante les couloirs (et notamment le troisième étage) de cette institution religieuse et l’acharnement de la directrice à la ramener à la vie. Pour ce faire, cette folle passe un pacte avec Légion, qui, comme on le sait, s’appelle comme ça « car ils sont nombreux ». De toutes manières, si vous ne le saviez pas, ils le répètent tous tellement de fois dans le film que cela va forcément vous marquer. Le plus drôle dans cela, c’est que le scénario prend au pied de la lettre cette formule de style ésotérique et amène sur Terre un démon du nom de Légion qui va passer de corps en corps. Pourquoi ? Je suis sûr que même lui n’en sait fichtre rien…

On obtient ainsi une sorte de relecture du Prince des Ténèbres avec la présence de jeunes filles possédées qui lattent leurs ex-copines. D’ailleurs, comme dans le film de John Carpenter,  on trouve dans 5ive Girls un prêtre sympathique en la personne du père Drake, interprété par Ron Perlman. Hélas, on se rendra assez rapidement compte que ce rôle est purement artificiel, un prétexte pour mettre un nom connu en haut du casting,  tant l’influences du personnage sur le déroulement des évènements est négligeable. La mise en scène de sa mort est d’ailleurs totalement pathétique. A coté de cela, le film est bourré de clichés ridicules comme ce professeur qui se sent obligé de se mettre en nuisette pour exécuter son cérémonial (à la lueur des bougies bien sûr, on croirait mater un softcore de M6) et ces jeunes bimbos obéissant aux stricts lois du stéréotype (la gothique, la gentille blonde, la rebelle, l’introvertie, l’allumeuse).

Pour construire son film, Warren P. Sonoda a tout mélangé dans un gros bordel. wicca, sorcellerie,  satanisme, démonologie, kabbale sont des réservoirs où il pioche des éléments en fonction de ses envies, sans chercher à y mettre un semblant de logique. 5ive Girls, c’est un peu comme la Foir’Fouille de l’occulte, mais plutôt du coté des rayons sexy.  Heureusement, tout ce délire complètement débile amène quelques séquences assez marrantes. Comme quand miss Pearce (c’est le nom du prof.) déplace ses figurines d’argile et qu’à l’étage au-dessus, les jeunes filles sont entraînées à suivre le même mouvement, comme des véritables pions. Signalons aussi que ces jeunes filles ont chacune un pouvoir (si, si, comme des super héros). Ces pouvoirs sont parfois très puissants : télékinésie, guérison par apposition des mains… Il y en a même une qui peut traverser la matière, vous vous rendez compte ? Comme chez Marvel ! « Comment est-il possible que ces ados ne soient pas internés dans un centre spécialisé sous la surveillance de la CIA au lieu de laver des escaliers dans un vieux couvent ? ». C’est la question que je suis souvent posé au cours de ce navet. Qu’est-ce que vous voulez, parfois je réfléchis trop.

Puis, quand le démon invoqué fait son apparition (vers les deux –tiers du métrage), le film s’améliore un peu avec la mise en place de scènes d’action. C’est assez sanglant et les filles se mettent volontiers sur la tronche. Ce qui n’est déjà pas si mal. Le climax, qui se situe lors du dénouement, voit apparaître le démon sous sa « véritable » forme. Débute alors un affrontement assez bref qui, tout compte fait, assez bien foutu. Même si, il faut bien le dire, tout cela reste quand même bien crétin.

 

30

Cinq filles sexy malmenées par une matrone au look de bimbo; Ron Perlman en free style dans un rôle de curé; un scénario qui mélange en vrac des éléments ésotériques et occultes ; un démon très méchant et très con… Avec tout ça, Warren P. Sonoda aurait pu nous offrir un nanar bien délirant, riche en plans potaches et en polissonneries. Malheureusement, par excès de sérieux - et aussi des ambitions qui dépassent ses moyens -, il nous pond une œuvre ennuyante qui n’arrive à décoller un peu que dans sa dernière demi-heure.

Critique de publiée le 2 février 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • La dernière demi-heure Parfois involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation sans inventivité Trop de retenue dans son aspect luxurieux. Des clichés, des stéréotypes Absence de second degré

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