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Critique du film (direct to vidéo) : The Darkness Beyond [2001], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 18 janvier 2009 à 17h11

Le rodeur devant le Seuil

Lors d’une cérémonie occulte, une jeune femme revêt un masque mystique qui la projette dans un univers plongé dans la guerre. Perdue dans ce monde dévasté, elle finit par rencontrer un soldat isolé. Celui-ci lui apprend qu’il a perdu la totalité de sa section lorsqu’elle a traversé le seuil situé derrière lui. Il montre aussi à la jeune femme un livre, arrivé par hasard en sa possession, un vieux grimoire intitulé… le Necronomicon !


Bon, autant vous prévenir de suite, question scénario, pour suivre l’intrigue de L’Altrove, il va falloir vous accrocher sérieusement. Pas question d’une pose pipi ni du moindre relâchement dans votre concentration sous peine de décrocher complètement d’une intrigue fumeuse et, de plus, pas très cohérente. Il faut dire qu’Ivan Zuccon, pour son premier film, expérimente le domaine du film d’horreur atmosphérique. C’est apparemment le seul moyen, digne de ce nom, qu’il a trouvé pour compenser un budget réduit au strict minimum. Et malgré tout, au regard du résultat final, il ne s’en sort pas trop mal… du moins en ce qui concerne l’ambiance et l’aspect technique.
Coté histoire, le film est fabriqué comme une sorte de mille-feuilles un peu bourratif. L’on a affaire à un univers à paliers ; la jeune femme passe dans une autre dimension (ou époque, difficile à dire), puis, ensuite, via le Seuil, dans une nouvelle dimension où les Grands Anciens règnent en maître. Car, précisons-le, même si le récit n’a pas grand-chose à voir avec les nouvelles de Howard Phillips Lovecraft, le film fourmille d’éléments évoquant le mythe de Cthulhu ; comme le grimoire, intitulée le Necromicon, ou l’un des personnages principaux, qui se nomme Randolph Carter (l’un des « héros » des récits lovecraftiens). Le problème majeur, qui met à mal la compréhension, est que ces trois univers sont totalement identiques, avec les mêmes personnages, ce qui fait qu’à un moment donné l’on ne sait plus au seins duquel les protagonistes évoluent.

De la même manière que la structure de l’Univers, les personnages passent par différents états. Ils franchissent même plusieurs étapes dans la mort avant d’accéder à la non-vie sous la forme de zombies. Et on en vient rapidement à perdre un peu son latin en suivant des évènements où des personnages meurent, reviennent à la vie, re-meurent, rencontrent leurs ancêtres, se font charcuter par un sadique sorti d’Hellraiser, avant de revenir dans notre monde… à moins que cela en soit un autre. Bref, vous l’avez compris, c’est inutilement compliqué, un brin prétentieux et le final avec les moines – alors que l’on pensait avoir pigé les tenants et les aboutissants de cette histoire – fout toute notre déduction logique par terre. Dis Ivan, pourquoi Diable les moines ne détruisent pas tout simplement le livre !?
A coté de cela, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par la qualité de la réalisation. Armé d’un script moins ambitieux que celui du second volet (Unknown Beyond), Ivan Zuccon peut s’appuyer sur un jeu d’acteur plus sobre et travailler l’ambiance sans avoir à composer avec des exigences narratives qui dépassent ses moyens. Ici, on a juste affaire à une galerie souterraine (la même que dans le volet deux, si je ne trompe pas…) et aux environs d’une usine désaffectée. Le cinéaste réussit alors à nous emmener dans un univers étrange, à grand renforts d’excellents effets sonores et d’une photographie de tout premier ordre. En résumé, on peut affirmer que si Ivan Zuccon a du mal à raconter ses histoires un peu tordues, il a vraiment un don pour les mettre en image de la plus belle des manières. Et on en arrive presque à oublier que ce modeste film a dû se contenter de moyens de tournage en vidéo.

Dans le registre horrifique, Ivan Zuccon s’inspire de Clive Barkeret de sa vision des Enfers, notamment de celle qu’il a mise en place dans ses Hellraiser. Il récupère aussi des éléments fantasmagoriques qui amènent de très jolies tableaux (l’ombre de la fille dans la galerie) mais qui, tout compte fait, n’apportent strictement rien à l’intrigue (ou alors quelques chose m’a échappé). Par contre, il reste curieusement sobre dans le domaine des effets gores, une retenue graphique qui fait qu’il demeure en nos esprits, après chaque séquence de torture, une diffuse sensation d’inachevée. Quand aux créatures du Mythe, vous n’en verrez pas. Les Grands Anciens manifestent leur volonté de récupérer le Necronomicon (car finalement, c’est le sujet principal du récit) via leurs esclaves : des zombies aux visages correctement maquillés. Donc, vous l’avez compris, The Darkness Beyond n’est guère spectaculaire.

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : The Darkness Beyond [2001]

Nicolas L.
60

L’Altrove est le premier long métrage d’Ivan Zuccon. Malgré des erreurs de jeunesse et un manque évident de budget, l’on devine en ce réalisateur un énorme potentiel. Très habile technicien, il parvient, avec trois sous, à nous amener dans un monde cauchemardesque et fantasmagorique qui lorgne à la fois vers les œuvres de Clive Barker et Lucio Fulci. Dommage qu’un scénario intellectualisé à outrance - et finalement incohérent - gâche un peu ce très prometteur premier essai.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement intéressant
  • Belle photographie
  • Excellente ambiance

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario très confus
  • Manque évident de budget
  • Pas très gore

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