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Critique du film : Stacy [2003], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 30 décembre 2008 à 15h16

Amour vorace et LoliCon

Qu'est-ce qu'une Stacy? He bien, selon le cinéaste japonais Naoyuki Tomomatsu, une Stacy est une jeune adolescente un peu particulière étant donné qu'elle se trouve être une morte-vivante. En effet, depuis quelques temps, un phénomène horrible et mystérieux frappe le monde: entre l'age de 15 à 17 ans, toutes les jeunes filles meurent subitement... avant de se relever, transformées en zombies cannibales!


Derrière ce pitch bien barré se cache l'un des films de zombies les plus originaux qu'il m'ait été donné de voir. Le métrage débute dans un pré, avec une jeune school girl allongée, inerte, dans l'herbe. Debout devant elle, le dos tourné, deux enfants discutent avec leur mère quand, soudain, la jeune fille se relève et se jette sauvagement sur eux! Un début classique, donc, annonciateur d'un récit agrémenté par un festival de clins d'oeil et de références.
Dans Stacy, Naoyuki Tomomatsu rend hommage aux films de George Romero (les brigades d'intervention se nomment d'ailleurs les romero), de Lucio Fulci, de Sam Raimi et de Dan O'Bannon, à grand renforts d'appartés humoristiques et potaches, comme cet irrésistible spot TV vantant les mérites de la tronçonneuse Blues Campbell's Right Hand 2. Cependant, contrairement à de nombreux films "référentiels", l'oeuvre de Tomomatsu possède sa propre identité et dégage une atmosphère étrange qui peut, soit enchanter le spectateur, soit l'agacer profondément... ou bien même lui inspirer les deux sentiments!

En effet, après un démarrage purement Grand Guignol et assez convenu, le récit bascule dans l'originalité avec une alternance de passages purement gores, de délires potaches et, encore plus surprenant, l'apparition d'une bluette adolescente qui lui sert de fil rouge - le tout étant baigné par une musique "romantique" souvent déstabilisante. On se souvient que, dans son excellent Retour des Morts-Vivants 3, Brian Yuzna avait mis en avant la liaison amoureuse entre un jeune homme et sa dulcinée en pleine zombification. Ici, Tomomatsu récupère le concept shakespearien de l'Amour Impossible avec ironie et nous offre une sorte de romance dont l'issue prévisible ne peut être que tragique. La liaison, purement sentimentale, entre le héros et la jeune Eiko, qui va bientôt fêter ses dix-sept printemps, est traité de la façon la plus naïve et mélancolique possible, utilisant de plus un syndrome pre-mortem, le Near Death Happiness (un état euphorique qui frappe les jeunes filles et annonciateur de leur mort prochaine) pour pointer du doigt ce caractère souvent hystérique des jeunes japonaises qui étonne l'observateur occidental.
Cependant, pour un regard non japonais (le mien y compris donc), le personnage de Eiko, complètement exubérant et riant à tort et à travers, peut finir par devenir très agaçant. Pour ma part, cet aspect a même rendu la vision de certaines séquences, je dois l'admettre, assez éprouvante. Heureusement, cet accroc (strictement créé par une différence culturelle) est compensé par le reste du film, sorte de poésie macabre imprégnée d'humour noir, flirtant même avec le surréalisme en dernière partie de métrage. Dans tous les cas, cette expérience cinéphilique (même si ces changements de ton entraînent parfois des chutes de rythme) mérite d'être vécue.

Le gore est bien présent et très soigné, souvent présenté par un traitement "gaguesque". Les Stacies, vêtues en japanese school girls et que les familles sont encouragés à "re-tuer" (les moins courageux peuvent appeler une équipe militaire spécialisée, les romero… ou des lolitas en cosplay!) sont très réussies et mélangent des aspects standards (démarche hésitante, raideur musculaire, force décuplée) et d'autres, plus inattendues, comme des assez cocasses contractions faciales. L'amateur de Grand Guignol n'est ainsi pas déçu, avec de nombreuses séquences très sanglantes pleines de viscères et de corps démembrés, notamment sur la fin, quand le cinéaste nous offre une version très détournée et assez jouissive de Day of the Dead avec ses militaires, son chirurgien fou et ses hordes de "zombettes" en "excès affectif".

La conclusion de à propos du Film : Stacy [2003]

Nicolas L.
65

Pouvant être perçu comme une grosse plaisanterie trash et gore, Stacy trompe son monde. En effet, le film de Naoyuki Tomomatsu, s'il ne manque pas de moments assez drôles, possède d'autres aspects plus inattendus. Un mélange de genre qui ne va certainement pas séduire tous les publics mais qui fait de ce film une oeuvre très originale et inventive et une expérience cinéphilique intéressante.

Que faut-il en retenir ?

  • Un traitement original pour un film particulier
  • Bourré d'hommages et de références
  • L'aspect gore bien soigné
  • Quelques séquences très drôles

Que faut-il oublier ?

  • La bluette et le personnage d'Eiko, qui ont finis par m'agacer un peu
  • Des chutes de rythme

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