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Critique du Film : Chainsaw Sally
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Critique du Film : Chainsaw Sally

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 26 décembre 2008 à 1144

Quand Steve rencontre Sally

Le scénario de Chainsaw Sally, sans être excessivement compliqué, est tout de même riche de plusieurs éléments. Tout d’abord, il y a l’histoire de ce promoteur immobilier ambitieux qui, pour arriver à ses fins – c'est-à-dire la concession de plusieurs terrains dans le but d’y construire un complexe résidentiel – n’hésite pas à utiliser les charmes de sa secrétaire peu farouche. A coté de cela, on suit les méfaits d’un couple de freaks, Sally et son frangin Ruby. Elle, timide secrétaire de bibliothèque le jour se transforme, la nuit venue, en une tueuse gothique (et sadique) armée d’une tronçonneuse. Quand à lui, travesti excentrique et désociabilisé, il n’hésite jamais à filer un coup de main à sa sœur ainée. Bien entendu, ces deux histoires ont un point commun, et elles vont se regrouper lors de la partie finale.


Si Chainsaw Sally, aujourd’hui film culte, se trouve être une œuvre remarquable, elle doit uniquement ce statut à son personnage principal, extrêmement réussi graphiquement. Semblant sortir tout droit d’un comic, dotée d’un look et d’une attitude mélangeant des éléments punk et riot grrrl, Sally doit aussi sa réussite au charisme de son interprète, April Monique Burril, qui n’est autre que l’épouse du réalisateur. Au niveau narratif, comme on peut s’y attendre avec un titre aussi explicite (Sally étant d’ailleurs le prénom de l’un des personnages principaux du film de Tobe Hooper), Chainsaw Sally contient bon nombre de clins d’œil vers sur Massacre à la tronçonneuse (l’attitude de Sally, une tronçonneuse à la main, dans les bois et la séquence d’amputation dans la maison sont de bons exemples de cet aspect référentiel).
Le film est aussi par moment assez barré. Par des séquences totalement décalées comme celles qui mettent en scène Ruby, le jeune frère travesti de Sallyou par des écarts un peu geek, comme cette longue discussion très sérieuse portant sur l’homosexualité dans la liaison entre Batman et Robin. Le film est donc par moment assez drôle, sans pouvoir être pour autant considéré comme une comédie horrifique (ou alors une comédie quelque peu ratée). Les passages horrifiques, par contre, sont moins nombreux que l’on aurait pu le croire au premier abord. Quelques séquences gores, filmées de façon assez indirecte – un choix de cadrage probablement conséquence d’un budget limité – apparaissent régulièrement au cours du récit, mais cela reste finalement assez sobre. L’amateur de « gros qui tache » sera probablement un peu frustré par cet aspect du film.

Au niveau de la réalisation, le cinéaste Jimmyo Burrel fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, c'est-à-dire des moyens vidéo. L’image est donc assez crade, pleine de grain dans les plans sombres, accompagnée par un son direct parfois calamiteux. Même si ses moyens étaient assez limités, Jimmyo Burrel aurait pu s’appliquer un peu plus sur la post-production (à part le montage, qui est tout à fait correct) pour limiter les dégâts. Mais bon, cela reste tout de même en tout moment visionnable.
Pour ce qui est de l’interprétation, comme je le disais plus haut, Monique April Burrel est vraiment excellente et il est certains que l’on assiste avec Chainsaw Sally à la naissance (tardive, puisque la comédienne est trentenaire) d’une véritable scream queen, dans la lignée de Debbie Rochon, Linnea Quigley ou plus récemment Tiffany Shepis . D’ailleurs, il faut bien dire que le niveau d’interprétation (maillon faible en général des séries Z) est dans l’ensemble tout à fait convenable, exception faite d’un ou deux personnages secondaires. De plus, cerise le gâteau du cinéphile, Jimmyo Burrel a invité sur son film quelques figures du cinéma indépendant. On trouve donc Herschell Gordon Lewis en quincailler, Suzi Lorraine dans une courte et torride apparition, et surtout Gunnar Hansen dans un rôle secondaire mais dramatiquement important, histoire de marquer encore plus l’appartenance de ce Chainsaw Sally à la mouvance « Chainsaw Massacre ».

La conclusion de

Pris à son niveau, c'est-à-dire celui de la série Z divertissante, Chainsaw Sally est une totale réussite. Même si le degré de gore est assez faible, le film se rattrape avec un personnage principal très charismatique, une interprétation convenable, et quelques passages bien drôles. Dommage que le métrage de Jimmyo Burrel, au niveau technique, souffre de ses limites budgétaires et un manque de finition dans sa post-production.

Que faut-il en retenir ?

  • Le personnage principal
  • Naissance d'une scream queen
  • Niveau d'interprétation convenable
  • Quelques passages bien drôles

Que faut-il oublier ?

  • L'aspect gore, un peu trop sobre
  • Techniquement perfectible

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