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Critique du Film : Evil Aliens
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Critique du Film : Evil Aliens

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 11 décembre 2008 à 1615

Rencontre craspec du troisième type

Une île paumée près des côtes du Pays de Galles, une famille de bouseux qui pataugent dans la merde, une équipe de reporters complètement branques, des extraterrestres bêtes et méchants et... du gore, du cul, du gore, du cul, du gore; voilà les composantes essentielles d'Evil Aliens, une comédie de SF horrifique réalisée par Jake West, trublion britannique versé dans le cinéma indépendant et le documentaire.
De construction classique, Evil Aliens emprunte autant aux classiques de terreur SF (Terreur Extra-terrestre, X-Tro), aux comédies gore des années 80 (Bad Taste, Evil Dead, Braindead), qu'aux potacheries vulgaires et Grand Guignol de la Troma, l'ensemble étant imprégné d'une bonne rasade d'humour noir anglais, avec la présence de personnages tous aussi tarés les uns que les autres (des pétasses, un geek obsédé, un comédien tarlouze, un duo de techniciens fumistes). Hors, en général, ce genre de métrages "melting pot", par leur excès dans le référentiel sans originalité ou un manque de contrôle dans la réalisation (ou les deux, pour les cas les plus désespérés), ratent leurs principaux objectifs, à savoir nous dégoûter tout en nous faisant poiler. Et c'est pourquoi j'ai été très heureux de constater que Jake West, déchaîné mais lucide, a lui, en grand monsieur, parfaitement maîtrisé son sujet.


Le film raconte l'histoire d'un groupe de journalistes - employé par un tabloïd bas de gamme - qui rend visite à une jeune femme prétendant avoir subi une abduction alien. Dés le début du métrage, le cinéaste nous met au parfum; en plan grue, dans une cercle de pierre, le cul à l'air, un type besogne sa copine en ahanant. C'est alors que le couple est attaqué et kidnappé par des individus en tenue "predator like" bon marché. Puis, alors que l'homme se fait mortellement élargir son rectum à la perceuse géante, la femme se voit violemment implanter un embryon de "petit gris". Le tout, bien sûr, dans des gerbes de sangs et de chairs déchirées.
Hors, il faut savoir qu'en plus de tripatouiller les organes génitaux féminins et les sphincters masculins, ces aliens adorent mettre en pièces des vaches et toutes autres créatures vivantes passant à portée de leurs lames. Et évidemment, ils vont se repointer - venus des fins fonds de la galaxie - au moment ou Michelle Fox (la superbe Emily Booth) et son équipe de crétins débarquent dans le coin. Une bande d'abrutis - accompagnés de décérébrés gallois (les rednecks de Grande-Bretagne) hyper crades - qui va affronter à coup de hache, de pieu, de shotgun, de débroussailleuse, de tronçonneuse... et de moissonneuse batteuses (le moment le plus hilarant d'un film qui n'en manque pas) une horde d'aliens sans réels objectifs autres que nous offrir un festival d’équarrissage.

Le film est donc extrêmement con, vulgaire, crados et violent. Mais il est aussi sacrément fun. Avantageusement poussé par une réalisation solide et une excellente photographie, le récit défile à un rythme endiablé et nous offre gags sur gags à partir d'un scénario blindé de références (Braindead, Signes, Cannibal Holocaust, X-Files, Phantasm, Progeny et bien d 'autres) et de détails croustillants (le type qui fuit l'île sur une bouée pour hémorroïdes, la fille sexy en bas résilles qui shoote des sphères volantes aux fusils de chasse, le "viol" du geek). Franchement, cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant amusé à la vision d'un film gore.
Le plus surprenant est qu'au regard du budget alloué (moins de 2 millions de dollars), ce film est techniquement sacrément bien maîtrisé. Si les effets numériques, tout en étant de qualité très honorable, sont perfectibles, Jake West se rattrape en nous offrant des effets gores nombreux, très réussis, et réalisés de façon traditionnelle. Il va aussi très loin dans l'horreur graphique, avec, par exemple, un impressionnant empalement et une Michelle Fox finissant avec les jambes arrachées.

La conclusion de

Grosse farce craspec pleine de sang et de tripailles, Evil Aliens revendique à fond son coté récréatif. Si je n'avais pas été trop convaincu par Razor Blade Smile, son précédent métrage, je dois dire que là, j'ai passé un excellent moment de détente goreuse et crétine.j'ai également été heureusement surpris par la qualité technique du produit. Un film très marrant, qui marche dans nul doute sur un sentier balisé par Brain dead et consorts, mais que l'on prend vraiment plaisir à visionner.

Que faut-il en retenir ?

  • 100% pur délire potache
  • Crade, violent, vulgaire, gore... le must, quoi
  • Techniquement solide

Que faut-il oublier ?

  • Ne révolutionne pas le genre
  • Des effets numériques perfectibles

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