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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Aberration
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Aberration

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 8 octobre 2008 à 1258

Les lézards tueurs venus d’ailleurs…

La jaquette du DVD affirmait - en toute simplicité - que «dans le genre, Aberration est un must !». J’ai eu beau me creuser la tête après vision du film, je dois admettre que j’ai eu beaucoup de mal à savoir dans quel genre exactement Aberration pouvait être un must. Parce qu’en effet, dans les genres film de monstres, d’horreur ou de science-fiction, nous sommes en présence d’une énorme catastrophe. Bien entendu, si l’on parle ici du genre comédie involontaire, nanar ou série Z, Aberration, sans être un must, s’avère être assez acceptable.
L’histoire tourne ici autour de geckos génétiquement modifiés par l’usage de pesticides interdits ; Ces derniers ont donc vu changer leur régime alimentaire : d’arboricole, ils sont naturellement devenus carnivores, probablement parce qu’un lézard géant tueur d’arbres, c’est nettement moins vendeur dans le commerce du direct-to-dvd. Bref, après avoir réduit à néant la faune locale, les dits lézards vont s’en prendre aux quelques humains vivants dans les environs ; sauf que les geckos ne sont pas pressés et qu’ils vont prendre tout leur temps avant de passer à l’attaque.


Ainsi, pendant une première heure, nous ne faisons qu'assister à l’arrivée et à l'installation de l'héroïne, Amy, dans une petite bourgade perdue du fin fond d’on ne sait où. Revenant dans son village d’origine (avec quatre habitants, on dit bien "village" ?) en compagnie de son chat, elle semble bien décidée à démarrer une nouvelle vie. Aberration enchaine alors toute une série de saynètes nous présentant l’installation de ce personnage dans sa nouvelle demeure : Amy branche le groupe électrogène, fait les poussières, va au supermarché, prend une douche, nourrit son chat, se fait raccompagner par un biologiste bizarre qui parle aux arbres et rencontre le vieux fou du coin qui lui dit qu’elle ne devrait pas être ici parce que c’est dangereux. Ennuyeux, soporifique, Aberration ne rime à rien et agit comme un véritable somnifère.
Puis, soixante minutes de torture plus tard, le film commence à décoller, alors même que notre héroïne et son acolyte biologiste vont affronter des geckos génétiquement modifiés qui comptent bien manger ces deux intrus humanoïdes. On entre alors dans le vrai nanar assumé, idées pourries, dialogues à deux balles et retournement de situation téléphoné à la clé. Avec son petit côté Gremlins 2, Aberration met donc en action des geckos qui s’adaptent presque instantanément à toutes les situations : geckos venimeux, geckos aveuglant, geckos amphibie, geckos gilet pare-balles, geckos extincteur, les petites bébêtes prennent alors le contrôle du film, lui donnant tout un côté fun et décalé. Dommage, pourrait-on dire, que cela ne dure que vingt-cinq minutes.

Visuellement parlant, inutile de dire que l’absence de budget crève l’écran : cinq acteurs, quatre lieux de tournages, des effets visuels caoutchouteux ; a priori, tout l’argent de la production est passé dans les explosions et autres effets pyrotechniques qui rythment le long-métrage. Malgré cela, soyons indulgent, le tout n’a pas été si mal géré que ça et les affreuses bébêtes en caoutchouc tiennent mieux la route que certains effets en CGI dans des productions plus friquées et plus “respectables”. Leur côté faux et totalement raté ne nuit de toute façon pas au film (au point où il en est !) mais lui rajoute un côté indéniablement amusant.
Côté acteur, évidemment, rien de transcendant non plus ; Pamela Gidley débite son texte à la manière d’un CM2 récitant une poésie et Simon Boxell peine à utiliser son charisme d’huître pour tenter de nous faire rire via quelques répliques à deux balles. Seul Valeri Nikolayev, le temps de ses deux seules scènes, apporte un peu de piment dans son rôle de mafieux assez savoureux. On remarquera également la performance incroyable de Franky le chat, peut-être le meilleur acteur de ce long-métrage…

La conclusion de

Si Aberration s’avère long et ennuyeux pendant près d’une heure, il décolle soudainement et part en bouffonnerie dans sa dernière demi-heure, assez réjouissante (05/10). Bien évidemment, tout cela est à réserver qu’aux amateurs de nanars, les autres, eux, risquent de s’ennuyer assez sévèrement devant tant de médiocrité (01/10).

Que faut-il en retenir ?

  • Parfois très, mais alors très drôle,
  • Franky le chat, ou quand les animaux jouent mieux que les humains.

Que faut-il oublier ?

  • Une première heure ennuyeuse,
  • Des acteurs neurasthéniques,
  • Un scénario sans intérêt, des dialogues abêtissant.

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