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Critique du Film : The Mutant Chronicles
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Critique du Film : The Mutant Chronicles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 2 octobre 2008 à 1630

Dans le futur, il n'y a que la guerre...

Depuis mon adolescence, j'ai toujours eu les rêves de geek les plus fous, notamment dans le domaine des adaptations cinématographiques. Il n'y a pas si longtemps, Peter Jackson a comblé en partie mes désirs avec la matérialisation de la géniale trilogie des aventures de Frodo et de ses amis, mais il en reste quand même un bon nombre, tous bien ancrés dans mon instancier fantasmagorique; Elric (rhaaa, la chute de Melnibonée), Hawkmoon (rhaaa, la bataille du pont de Londra) et bien d'autres, plus ou moins avouables. Parmi tous ceux ci, Warhammer 40000 figure parmi mes fantasmes les plus récurrents, avec cet extraordinaire monde nihiliste et perverti, baignant dans l'obscurantisme médiéval et le fanatisme religieux. J’imagine souvent ce que pourrait donner, imprimé sur pellicule, les apocalyptiques combats de la bataille de Terra, une vision d’autant plus palpable qu’avec les moyens techniques actuels et les progrès effectués dans le domaine de l’image numérique, je me dis souvent que la chose est désormais faisable.
Hors, en cette année 2008, une petite surprise m'attendait. Oh, il me faudra sans doute attendre encore pas mal de temps avant d'admirer sur grand écran les exploits épiques des Fantômes de Gaunt ou des Blood Angels mais Mutant Chronicles se trouve être beaucoup plus qu'un ersatz sans saveur. Mutant Chronicles, c'est un jeu de rôle, un jeu à figurines fantastiques, un comic book et c'est surtout le plus ancien et le plus sérieux concurrent de Warhammer 40,000. Et c'est aujourd'hui aussi un film… Présenté en grande pompe au festival de Cannes 2008, il est hélas toujours inédit en France (il ne faudra d’ailleurs pas attendre autre chose qu’une sortie direct-to-DVD) et il faut savoir que le DVD qui m’a servi à construire cette critique ne propose pas de sous-titres français.


Le monde de Mutant Chronicles est plus proche de nous que celui du 41ème Millénaire, mais tout autant sinistre et létal. Une voix off nous informe qu’au 28ième siècle (en 2707 plus exactement), l'humanité est divisée en quatre grandes corporations antagonistes qui ne se complaisent que dans la guerre. Les hommes de ce monde aux senteurs steampunk sont envoyés au front pour une cause oubliée depuis longtemps. Abrités dans leurs tranchées qui ne sont pas sans nous rappeler celles de la Grande Guerre, ils résistent tant bien que mal aux assauts de ces géants d’acier à vapeur crachant fumée et flammes dans un vacarme assourdissant. Et à trop faire de bruit, on finit même par réveiller ce qui sommeille au plus profond de la terre…
Mutant Chronicles est construit de la même façon que le désormais célèbre 300, avec des acteurs filmés et surimposés par une technologie de blue screen. Le rendu est donc très fortement artificiel et donne au film une cosmétique qui balance entre le film d’animation et le documentaire de guerre (de nombreux plans sont cadrés en steady-cam ou caméra-épaule). Le résultat est graphiquement agréable et même parfois saisissants, pour certains éléments (les batteries de canon, les aéronefs), même si l’ensemble apparaît comme très abstrait et se situe – question performance technique – un chouia en deçà du film de Zack Snyder. Par contre, ce qui m’a semblé pertinent est que le jeune réalisateur Simon Hunter ait opté pour une certaine sobriété dans les prises de vue. La scène d’ouverture, par exemple, qui présente un champ de bataille de la guerre 14-18 version steampunk est ainsi à la fois très riche en détails tout en restant très lisible. Par la suite, le film continue d’œuvrer dans la démesure avant de s’enfoncer dans les sous-sols, pour une narration nettement plus axée sur le survival.

Et c’est avec ce changement d’environnement que le film perd une bonne partie de son intérêt. En fait, après une première satisfaction qui dura un bon quart d’heure – à l’occasion d’une très chouette reconstitution de bataille -, mon enthousiasme a commencé à s’évanouir. Le véritable problème de ce film se situe dans un scénario exécrable. Le récit narre en fait les exploits d’un commando dont les membres ont été réunis grâce à la persévérance d’un moine, avançant une ancienne prophétie comme principal argument. Pas très original, n’est-ce pas ? Et si je vous dis en plus que ce moine est interprété par un Ron Perlman en sandales et en robe de bure… Ce groupe hétéroclite de soldats d’élite (équipés de grosses et anachroniques épées larges) va alors s’enfoncer dans les profondeurs de la terre pour tenter de mettre hors d’usage la machine qui fabrique des hordes de mutants (en fait, des sortes de zombies avec un pieu en guise de bras droit). Comme de bien entendu, les membres de cette « compagnie » vont tomber en cours de route les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il ne reste que… tadaaa… l’élu !
Je me moque mais, en réalité, Mutant Chronicles ne manque pas de bons moment - l’atterrissage d’une capsule de sauvetage au parachute endommagé et les fréquentes séquences de boucherie impliquant des vagues de mutants en font indéniablement partie – mais ils sont rapidement gâchés par des lignes de dialogues involontairement drôles et des successions de clichés si ridicules que l’on pourrait croire visionner un film de Uwe Böll. Les comédiens, parfois un peu paumés devant leurs écrans bleus (ou plutôt verts) font ce qu’ils peuvent pour paraître crédibles mais ils ont bien du mal à l'être tant leurs personnages sonnent creux. A noter en plus de Ron Perlman, les présences de Thomas Jane, Sean Pertwee (décidemment abonné à ce type de rôles) et John Malkovich.

La conclusion de

Quel dommage que le scénario de Mutant Chronicles ne soit pas à la hauteur de la performance technique. Après Dungeons & Dragons, voilà un nouvel univers de jeu de rôle malmené par son adaptation cinématographique, à croire qu’il pèse sur ce hobby une malédiction. Heureusement, le film n’est pas aussi mauvais que les deux volets s’inspirant de l’univers D&D. On peut même par moment le trouver fun et bien nerveux, avec des déchainements gores (sang numérique) assez jouissifs.

Que faut-il en retenir ?

  • Une belle photographie, une réalisation appliquée
  • Un univers très violent que l’on devine fascinant
  • Des combats bien nerveux, des effets spéciaux corrects

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario vraiment trop léger
  • Des personnages creux
  • Ron Perlman, tout à fait ridicule

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