75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Zombie Strippers!
Zombie Strippers! >

Critique du Film : Zombie Strippers!

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 19 septembre 2008 à 1512

Grindhouse Gore, fun et sexy

Nous sommes dans un futur proche. George W. Bush et son empire pétrolier, assistés du vice-président Arnold Schwarzenegger, dirigent d'une poigne de fer, depuis sept mandats, les Etats-Unis d'Amérique, une nation honnie de part le monde. De partout, des guerres, aux enjeux financiers et économiques, se déroulent, ravageant la planète. Mais les troupes commencent à manquer de nouvelles recrues, cette matière première indispensable à tout conflit digne de ce nom. Les scientifiques au service du Pentagone ont alors une idée: et si l'on transformait des cadavres en soldats morts-vivants? A croire que ces têtes pensantes n'ont jamais vu de films d'horreur...
Zombie Strippers! débute sous la forme d'une grosse intox bourrée d'humour noir, pointant un index rebelle (qui se veut être également un majeur dirigé vers les cieux) sur la politique actuelle des USA. Le gouvernement se rend responsable de la création des morts-vivants, et comme ses sbires sont des crétins, ils laissent échapper dans le centre d’expérimentation une horde de zombies agressifs et débiles. Une compagnie de commandos est alors appelée pour nettoyer les lieux. Armés jusqu'aux dents (mais cons comme des huitres), les militaires opèrent une opération de nettoyage durant laquelle l'un des soldats sera mordu. Ce dernier, craignant (à raison) d'être abattu par ses anciens compagnons d'arme, s'enfuit. Il va alors trouver dans le Rhino, un club très privé, un abri discret et une réserve... de viande fraiche!


Ah! Quel plaisir! Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais pas visionné un indie US (finement récupéré par Sony, qui a eu le nez fin) si outrecuidant, secouant de façon si drôle le bananier "politiquement correct" de la bonne société américaine. Zombie Strippers! met en effet un point d'honneur à égratigner la politique des USA et à prendre un malin plaisir à jouer avec les idées rétrogrades et sexistes. Comédie déjantée réalisée par le jeune Jay Lee, le film commence de manière très classique (des marines contre des zombies) avant de basculer, au bout d'une vingtaine de minutes dans le n'importe quoi bien jouissif, gore et (très) sexy. Le film impose à ce moment là une idée très originale; quand le militaire zombie pénètre dans le strip club, l'on s'imagine de suite des strippers horrifiées courant dans tous les sens, à la recherche d'une issue. Et bien, pas du tout! Se rendant compte que la transformation en zombie leur fournit des capacités physiques exceptionnelles, bon nombre de danseuses se portent carrément volontaires pour une douloureuse transformation en créatures morte-vivantes.
Ce sont donc des bimbos en demi-décomposition qui s'exhibent sur les podiums, pour le plus grand étonnement - puis la plus grande excitation - des spectateurs males... qui vont finir dévorés par ces "zombie strippers". On assiste donc à un amusant échange des rôles, le male dominant devenant de la simple viande, alors que la show girl (souvent considérée par la clientèle phallocrate comme un stupide tas de chair fraiche) gagne puissance et magnétisme. Notez d'ailleurs qu'ils ne meurent pas, ces males cons comme des manches; ils deviennent des zombies complètement amochés, cachés dans la cave par Ian Essko, le patron du club. Un individu ignoble que ce gérant de club privé, maniaque mysophobe - il est toujours équipé d'une bombe de désinfection - mais à la moralité plus sale que les caniveaux de Bombay. Ce personnage, qui trouve le contact avec les dollars plus hygiénique qu'une poignée de mains amicale, est l'un des plus intéressants du film, une réussite due en partie à son interprète, Robert Englund, qui s'éclate comme un petit fou sur le plateau.

Le film est – vous vous en doutez bien - très fourni en séquences de strip-tease. Et cet aspect est à la fois la force et la faiblesse du film. La force car les filles sont vraiment canons. Ce sont des modèles professionnelles avec, en vedette, la porn-star Jenna Jameson (est présente aussi la chanteuse Roxy Saint), qui assure vraiment dans ses numéros. La nudité est d'ailleurs au rendez-vous, même si Jay Lee triche un peu avec la censure avec des choix de cadre qui nous interdit de trop en voir. Mais la faiblesse est que ces passages "hot" finissent par devenir redondants. Le cinéaste, qui ne veut peut-être pas être accusé de racolage trompeur va jusqu'à la limite de l'overdose en nous proposant un show toutes les cinq minutes, d'autant plus lassant qu'une fois transformées en zombies pourrissantes, les filles sont nettement moins affriolantes.
Résolument potache, le métrage accumule les gags débiles, plus ou moins vulgaires. La séquence la plus délirante (et la plus drôle) est lorsque Jenna Jameson, transformée en zombie, projette des boules de billard avec son vagin. Certains zombies sont également marrants, comme celui qui veut mordre tout le monde alors qu'il a perdu sa mâchoire inférieure. Bref, c’est en général très con, faut être client de ce type d’humour, mais c’est parfaitement assumé et j’ai assez souvent ri. Cette décontraction de ton n’empêche pas la présence de quelques situations développant un humour plus pertinent, comme lorsque Kat (Jenna Jameson) cite Nietzche pour justifier son choix de devenir un zombie.

La réalisation est plutôt réussie, même si l’on sent vraiment les limites budgétaires. C’est souvent cadré très serré, les plateaux se limitent à quelques couloirs, un bureau, une salle de maquillage et une salle de show exigüe occupée par une poignée de figurants. Heureusement, les effets spéciaux ont bénéficié de plus d’attention (et de moyens). Mélange d’images numériques et de maquillages gores, les FX de Zombie Strippers!, réalisés par l’équipe de Patrick Magee, sont vraiment convaincants. Ils sont également très explicites et les amateurs de gore seront ravis de voir des explosions de tête, des arrachages de membres et du sang couler à flot.

La conclusion de

Grindhouse un peu injustement massacré par la presse spécialisée américaine, Zombie Strippers ! est une très amusante satire sociale bien gore et sexy. Le niveau critique n’est certainement pas aussi poussé que dans les films de Romero - et il n’y fourmille pas autant d’idées que dans Planet Terror - mais le travail effectué par Jay Lee reste intéressant, avec la mise en place d’un humour potache qui fait souvent mouche et de bonnes séquences d’effets spéciaux. Je reprocherai juste un excès de zèle dans le nombre de shows, qui cassent parfois le rythme (même s’ils font du bien aux yeux). Privé de certains d’entre eux et réduit d’une dizaine de minutes, le film n’en n’aurait été que meilleur.

Que faut-il en retenir ?

  • Fun, gore et sexy
  • Outrecuidant et irrévérentieux
  • Des filles canons
  • Bob Englund, en super forme
  • De bons FX

Que faut-il oublier ?

  • Un évident manque de budget
  • Des baisses de rythme

Acheter Zombie Strippers! en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Zombie Strippers! sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+