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Critique du Film : Fanatique
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Critique du Film : Fanatique

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 18 septembre 2008 à 1528

Survival Island

Le concept du freak cinéphile n'est pas nouveau, et l'on ne compte plus le nombre de films qui prennent pour base de développement un ou plusieurs tueurs utilisant comme références les actes d'icônes de films cultes. Le plus célèbre reste certainement Scream, un métrage récupérant les codes du genre tout en accumulant les clins d'oeil aptes à satisfaire les fans. Avec Fanatique, Matt Flynn se hasarde dans une nouvelle relecture du concept, affirme de suite ce choix (certains personnages prennent des noms connus, comme monsieur Argento, monsieur Carpenter ou Mary Shelley), en le mettant bien entendu au gout du jour par l'introduction de nouveaux éléments apportés par les métrages les plus récents, comme Saw ou Ring.
Le film prend la forme d'un survival; une bande de jeunes se retrouve coincée sur une île en compagnie d'un "couple" de psychopathes cinéastes amateurs. Deux éléments narratifs du film gore (le slasher survival et le snuff) se retrouvent donc réunis dans un script qui s'acharne à vouloir mettre en avant un humour noir incisif. Malheureusement, la recette fonctionne assez mal. La principale cause de cet échec se trouve dans la mise en forme de ce récit qui apparaît comme très brouillonne et qui ne parvient jamais à installer une ambiance solide. Le ton de traitement varie au gré des séquences, l'humour noir cède parfois la place à un comique potache proche de celui des Scary Movie puis, soudainement, l'ambiance devient plus grave, plus glauque, et anormalement dramatique - on note cependant que plus le récit avance, plus les gags deviennent nombreux et plus l'atmosphère se rapproche de celle d'une grosse blague potache.


Donc, comme vous pouvez vous en douter, le script est extrêmement prévisible et même le twist (gros comme une maison) sera facilement appréhendé par les amateurs du genre. Les victimes, des jeunes "ados" interprétés par des comédiens trentenaires (comme la bimbo Gabrielle Richens, sorte d'Eva Mendès britannique), ont des profils psychologiques tracés à partir des pires clichés (c'est volontaire bien entendu, mais en même temps un peu facile). On trouve donc le footballeur immature (festival de pets à l'appui), la rebelle agressive, la bimbo qui montre ses nibards au moindre prétexte, la fille intello à couette et à lunettes, le gros black gangsta rap, le beau gosse sympa et - plus rarement vu - un gay asiatique relativement agaçant (mais qui m'a bien fait marré quand il se met à se trémousser, pour calmer sa peur, sous la musique de Fame). Quand au programme des festivités, on a droit à la séance feu de camp et marshmallow grillés (vous avez remarqué, les jeunes américains ont toujours un paquet de marshmallows sur eux), passage de pétards et descende de bières, bain de minuit à poil, confidences de filles à la mentalité pré-ado... Bref, un véritable festival de poncifs qui n'amuse plus grand monde, même si les capacités des acteurs, plutôt doués, ne peuvent être incriminées.
Le profil des tueurs - apparemment des nostalgiques du cinéma des années 50 (ils utilisent du matériel cinématographique complètement obsolète) - se voit, lui, plus travaillé. . Mais, disons-le clairement, ils représentent un intérêt bien maigre. Sachez que le couple de cinéaste s'amuse à se grimer en icônes du genre et prennent des attitudes récupérées dans divers films cultes. Le fan de sous-culture se voit ainsi offrir un quizz à la difficulté assez restreinte car très basique tandis que le néophyte, lui, va trouver cette mascarade complètement débile. Les dialogues sont également étranges. En général très sérieux, ils basculent soudainement dans un flot de répliques potaches complètement décalées - comme lorsque le tueur qui se prend une hache de plein fouet déclare, l'air contrit: "rhha, ça va me laissé une cicatrice". Cela tombe en général comme un cheveu dans la soupe et cela est rarement drôle (ou alors, au millième degré).

Au niveau technique, disons que cela manque totalement de personnalité mais la réalisation est très appliquée, avec une bonne photographie et un montage vif, aux plans très variés. Les effets gores sont nombreux, assez démonstratifs et plutôt réussis. On se rend donc rapidement compte que Matt Flynn a privilégié la forme sur le fond, pensant - à tort - que sa propre cinéphilie et sa "geek attitude" suffiraient à approvisionner en éléments narratifs un récit qui finit par, faute de fun, devenir pesant.

La conclusion de

A partir d'une idée assez intéressante, Matt Flynn construit un film qui se montre assez solide au niveau technique mais qui pèche par une narration chaotique et un manque de pertinence dans les gags. L'humour fait donc assez souvent long feu et l'histoire, vraiment trop prévisible (et stupide), ne génère que l'ennui. Dommage, avec un peu plus de folie, ce film aurait être un nanar bien délirant...

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques gags amusants
  • Beaucoup de références cinéphiliques
  • Des bons effets gores
  • Une réalisation appliquée

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario qui manque de folie
  • Un esprit potache en panne d'inspiration
  • Récit ultra prévisible et crétin

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