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Le monde pétrifié >

Critique du Film : Le monde pétrifié

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 8 septembre 2008 à 11:45

Monde pétrifié, spectateur médusé

L'histoire du Monde Pétrifié est à la fois très simple et... pas crédible pour un sou. Le scénario, écrit par un certain John W. Steiner, un total inconnu, narre les aventures d'un petit groupe de plongeurs qui découvre une caverne sous-marine mettant en avant la théorie de la Terre Creuse. L'idée, bien entendu, n'est pas nouvelle et même très à la mode en ces années d'après-guerre. Bien maîtrisé, ce thème a d'ailleurs accouché d'oeuvres sympathiques, comme Voyage au centre de la Terre, le célèbre "blockbuster" adapté de l'oeuvre de Verne. Mais hélas, et autant vous le dire de suite, ce Incredible Petrified World, réalisé par Jerry Warren, n'atteint même pas un tiers de la qualité du film de Henry Levin.
Déjà, la première chose qu'il faut dire, c'est que ce monde sous-marin n'est pas si "incredible" que ça. En guise d'un continent "intra-terrestre", le spectateur va en fait se voir proposer la visite d'une exiguë caverne en carton pâte. Comment les aventuriers ont-ils atterri en ces lieux? C'est bien simple: dans une cloche de plongée. Celle-ci ayant eue ses attaches rompues, les occupants n'ont eu comme solution que de sortir (le scénario ne tient aucunement compte des effets de la pression, ni du froid, ni de l'obscurité) en tenue autonome pour se réfugier dans une grotte donnant accès à un monde souterrain.


Une fois à l'intérieur, le quatuor (deux hommes et deux femmes aux brushings impeccables) entreprend d'explorer les lieux, espérant trouver un chemin menant à la surface. On s'attend donc - comme dans tous films d'aventures exotiques qui se respectent - à ce que les personnages croisent la route de gros monstres bien kitchs. On va être bien déçu. En effet, tous ce que les "naufragés" rencontrent se résument en un misérable crabe (ou un homard, je ne sais plus), un squelette en plastique qui m'a rappelé Oscar, le sac d'os de ma classe de bio, et un Robinson Crusoé des profondeurs. L'histoire va alors de scinder en deux récits parallèles qui s'avèrent aussi ennuyants l'un que l'autre.
Dans les profondeurs, on assiste aux crises de jalousie de l'une des filles (comme si paumé au fin fond des océans, la rivalité amoureuse pouvait encore jouer un rôle), à la découverte d'un volcan en phase de réveil (détail très important pour la suite des évènements) et aux pulsions amoureuses de Robinson Crusoé, qui n'a plus maté une nana depuis des lustres, et qui va devenir un peu trop pressant. Bref, c'est aussi trépidant qu'une émission sur les moeurs amoureuses des aïs, on en vient même à regretter qu'il n'y ait pas plus de crabes, histoire de les voir se balader en agitant leurs pinces.
En surface, ce n'est guère plus passionnant. Le professeur Willard Wyman (John Carradine) se lamente. C'est lui le concepteur de la cloche, il se sent donc responsable. Après un petit moment de doute, il décide de chercher une autre cloche et pense à son frère, Jim (eh oui, il a beaucoup d'estime pour lui). Chez les Wyman, il faut croire que la fabrication de cloches est une tradition car Jim travaille actuellement, pour le compte du gouvernement, à un tout nouveau modèle.
Vous l'avez deviné, les deux récits vont se regrouper quand les Wyman envoient une deuxième cloche au fond de la piscine. Là, ils vont récupérer les naufragés qui ont évacué la caverne suite à l'éruption du volcan (un volcan bien discret car rien, pas même une petite vaguelette, ne va trahir son activité à la surface). Robinson Crusoé, quand à lui, n'a pas eu cette chance, ayant reçu un bloc de polystyrène sur la tronche alors qu'il tentait de tripoter l'une des filles. Le goujat est puni, bien fait pour lui (surtout que c'est lui qui est responsable de l'état d'Oscar).

10

Jerry Warren (un spécialiste des séries B fauchées et sans imagination) nous offre avec Le Monde Pétrifié un film ennuyant et sans aucun intérêt. Ayant pour seul argument de "vente" la présence d'un John Carradine qui cachetonne, ce métrage n'est qu'un long supplice pour le spectateur qui attend en vain qu'il s'y passe quelque chose d'intéressant.

Critique de publiée le 8 septembre 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • John Carradine qui cachetonne
  • La mignonne Phyllis Coates

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste

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