75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film (Direct to Vidéo) : Ju-Rei, la malédiction
Ju-Rei, la malédiction >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Ju-Rei, la malédiction

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 3 septembre 2008 à 1358

Yurei Eiga sauce Blairwitch

Allez hop! Encore un film de fantômes japonais! Celui-ci, baptisé Ju-Rei, reprend les principes de ses aînés; la malédiction selon Ring; les effets sonores selon The Grudge (en un peu moins ridicule heureusement) et bien entendu ces fameux spectres rampants et blafards, qui, tels des zébulons enragés, jaillissent brusquement des coins obscurs, de dessous le mobilier ou des recoins d'un appartement. Bref, Ju-Rei, qui narre les malheurs d'un petit groupe de personnes proches par l'amitié ou les liens du sang, reprend tous les poncifs du Yurei Eiga, sans apporter grand chose de neuf. On se dit donc que le cinéphile va forcément s'ennuyer un peu devant ce film...
En fait, oui et non.
Oui, parce que, comme prévu, rien n'est surprenant dans le traitement de ce scénario qui peut être présenté comme un mortel jeu de dominos ou comme le déroulement d'une chaîne humaine (chaque maillon sautant l'un après l'autre, passant successivement du statut de victime à celui de bourreaux). De plus, au niveau de la démonstration technique, l'on se situe dans la même veine que les étalons du genre avec l'utilisation des mêmes bains de couleurs bleu-nuits et les mêmes effets stroboscopiques... la qualité en moins, étant donné que Ju-Rei est un film à tout petit budget réalisé en vidéo (la qualité de la photographie est d'ailleurs altérée par un grain bien trop présent). Le film est de surcroît très convenu dans le domaine horrifique, avec la vision très classique de morts figés dans une ultime expression de terreur et une totale absence de gore.


Non, car, contrairement à la majorité des réalisateurs spécialisés dans ce genre, Kôji Shiraishi a choisi de nous surprendre non pas par la recherche graphique mais par la structure narrative. Ainsi, le spectateur va remonter la chaîne de la malédiction, maillon par maillon, grâce un montage des séquences effectué à rebours (la narration est clarifiée par une annonce des séquences, chapitrées pour la circonstance). Et même s'il n'est pas le premier a utiliser cet artifice narratif, force est d'admettre que Shiraishi l'utilise très bien et qu'il se prête parfaitement à ce type de film "à étapes". Le spectateur, désireux de remonter à la source de cette malédiction, s'accroche en effet au récit et se laisse gentiment tracté par le fil de l'intrigue (qui reste à tout moment très simple).
Autre argument plaidant à la cause de Ju-Rei, l'efficacité de certains agressions. En effet, même si l'on ne peut pas vraiment dire que l'on flippe grave à la vision de ce film (à part peut-être les spectateurs les plus jeunes ou les plus impressionnables), certains passages dégagent une ambiance très lourde et oppressante, comme la séquence de l'école, au rythme parfaitement contrôlé et aux effets non-vus bien mis en valeur. Devant cet effort, on pardonne même au script certaines incohérences comme lorsque une jeune fille se guide dans la maison en suivant la sonnerie d'un téléphone mobile qui aurait du passer depuis longtemps sur messagerie. Bref, ce n'est certainement pas du même acabit que Ring ou Kairo, mais peut-être supérieur à un volet de Ju-On car bien moins tape-à-l'oeil.

La conclusion de

Ju-Rei, petit film sans grande ambition, au budget riquiqui, est finalement pas si nul que l'on aurait pu le craindre au premier abord. La structure narrative, originale, est assez accrocheuse et même si la réalisation ne casse pas trois pattes à un canard et que l'ensemble n'est guère surprenant, les agressions sont suffisamment bien mises en scène pour que l'on s'intéresse au récit.

Que faut-il en retenir ?

  • Une structure narrative à rebours plutôt bien vue
  • Des agressions efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Des effets mille fois vus, une histoire sans surprise
  • Un manque de moyens que se ressent sur la photographie
  • Manque de suspense, guère effrayant
  • Des effets sonores un peu ridicules (le compteur geyser, trop drôle)

Acheter Ju-Rei, la malédiction en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Ju-Rei, la malédiction sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+