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Critique du film : Skinwalkers [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 juillet 2008 à 17h23

Loups-garous aux griffes émoussées

Pour certains, Tim est la clé de leur libération, celui qui va enfin leur permettre de retrouver une humanité perdue, mais pour d’autres, Tim est l’être le plus dangereux qu’ils puissent croiser. S’en suit alors un combat sans pitié entre les deux partis, une guerre sans merci avec comme enjeu la vie d’un enfant… Un simple gosse portant en ses veines le remède contre la lycanthropie.


Les loups-garous sont tendances ces temps-ci, c’est le moins que l’on puisse dire. Il faut dire que la mode étant à la mise en scène d’acteurs à la plastique L’Oréal, ce type de film est le genre idéal pour étaler à l’ écran pléthore de bombes en tenues de cuir moulant et de beaux mecs bien musclés. Une fois ceci fait, reste ensuite à y coller une histoire qui tient la route, et là, vu la médiocrité des scénaristes hollywoodiens, le défi est autrement plus difficile à relever.
Skinwalkers, sur l’échelle de l’originalité, se situe au trente-sixième dessous. Le scénario, en plus de n’être presque composé qu’exclusivement de clichés et d’idées récupérées à droite et à gauche, est riche en raccourcis gonflés et en détails agaçants (le plus idiot étant probablement cette femme qui va vécu 15 ans dans une famille de loups-garous sans s’en rendre compte). On ainsi un gang de bikers lycanthropes (c’est bien connu, les bikers c’est soit des membres du KKK, soit des vampires, soit des loups-garous, soit des membres de la terrible secte Optic 2000) sans pitié qui cherchent à tuer un enfant prodige protégé par des gentils loups-garous domestiqués. Et bien entendu, entre deux chasses sanglantes, ils baisent au ralenti sous un éclairage de pub pour produits laitiers.

Le déballage de beaux mecs et de belles nanas est donc ici assez poussé… et ridicule (même si le tout est loin d’être désagréable à l’œil). Le tout, bien sûr, emballé dans une esthétique de catalogue de mode. Franchement, au-delà de l’écriture, je suis très déçu du travail de James Isaac. Sympathique artisan d’effets spéciaux, ancien élève de David Cronenberg devenu réalisateur de séries B bien délirantes (Jason X, c’est lui), je me demande encore ce qu’il lui est passé par la tête pour s’embarquer dans une production Dimension Films pour ados, une œuvre si policée qu’elle ne nous montre presque pas une seule goutte de sang.
Evidemment, vu que le film ne présente aucune originalité, le déroulement est ultra-prévisible et les étonnements de la mère de Tim lors des révélations la fait passer pour la dernière des cruches. Dommage, car Rhona Mitra (Rachel) se débrouille assez bien dans l’interprétation de ce clone de Sarah Connor (la ressemblance physique doit aussi jouer en sa faveur). Les autres acteurs ne sont que des « belles gueules » vues dans moult séries télé et au talent plus ou moins contestable ; Jason Behr (Roswell) joue le méchant papa « Dark » Varek, la superbe Natassia Malthe (la nouvelle Bloodrayne) incarne la cruelle mais sexy Sonja, Kim Coates (Smallville et Prison Break) le biker métalleux Zo, Sarah Carter (Smallville, Sharks) la jolie et fragile Catherine, Shawn Roberts (Degrassi, Falcon Beach) le gentil amoureux Adam. Bref, que des acteurs à la dramatique monotypique au service de stéréotypes. Seul Elias Koteas sort du lot et arrive à faire passer un peu d’émotion dans la peau de Jonas, le frère de Varek.

Cerise sur le gâteau de la médiocrité, les FX sont nuls et les maquillages font ressembler ces loups-garous à des super-vilains de comics des années 60. Le résultat des transformations (se déroulant hors caméra) leur attribue des têtes de monstres style Buffy avec des mains énormes et griffues, alors que leurs fringues ne craquent pas et qu’ils conservent intacts leurs superbes santiags. Bref, pire que dans un épisode de scoobidoo !

La conclusion de à propos du Film : Skinwalkers [2008]

Nicolas L.
25

Que cela soit pour son aspect esthétique ou pour son scénario, Skinwalkers est un film si bourré de clichés et de déjà-vus qu’il en devient totalement inintéressant. Malgré ce que pensent Dimension Films et James Isaac, il ne suffit pas de filmer quelques belles gueules du milieu de la télévision en tenues avantageuses pour accoucher d’un bon film. Ici, avec Skinwalkers, ils n’arrivent qu'à obtenir un spectacle aseptisé et terriblement banal.

Que faut-il en retenir ?

  • Rhonda Mitra et Elias Koteas

Que faut-il oublier ?

  • Film sans âme et d'une assommante banalité
  • L'histoire sacrifié sur l'autel du paraître
  • Spectacle aseptisé
  • FX pas terrible, pas de gore

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