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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Critters 4
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Critters 4

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 12 juillet 2008 à 1827

Vide intersidéral

Sur Terre, les Critters (ou plutôt, dans la version française, les Crits) ont quasiment été éradiqués. Une bonne nouvelle tout à fait étonnante lorsque l’on se rend compte que le principal responsable de cet état de fait est ce crétin (quoique très sympathique) de Charlie. C’est d’ailleurs ce dernier qui déniche les deux derniers œufs, planqués dans une cave. Alors qu’il s’apprête à les réduire en miettes, il reçoit un message holographique, non pas de la princesse Leia, mais de Ug, son ancien pote métamorphe et glam-rocker.
- Tu ne peux les détruire », lui dit l’hologramme. « Ce sont les derniers et ils doivent être conservés comme une espèce en voie de disparition, nous t’envoyons une navette. » Avant que Charlie ait le temps de réaliser l’absurdité de ce virement d’attitude du conseil galactico-machin, un bidon géant arrive de l’espace, traverse le plafond et se pose devant notre ami. Le sas s’ouvre, Charlie pénètre à l’intérieur du vaisseau, et oh ! miracle, découvre que ce vaisseau est équipé de deux petites niches (ni trois, ni quatre, mais bien deux) d’une profondeur exactement identique au gabarit des œufs ! Il n’y a pas à dire, ils font bien les choses chez les Galacto-bidules.


Mais ils n’ont pas pensé à deux trucs : la première c’est que cette andouille de Charlie allait rester coincé dedans, et la deuxième c’est d’indiquer au vaisseau un itinéraire de retour, ce qui fait qu’une fois dans l’espace, le truc se met à dériver sans but… pendant cinquante ans.
C’est un vaisseau d’aventuriers du dimanche qui va le retrouver. Manque de bol, ce n’est pas Ripley qu’ils découvriront à l’intérieur mais Charlie qui, avouons-le, est beaucoup moins sexy que Sigourney Weaver en petite tenue. De plus, évidemment, les œufs de Critters sont éclos, et les saloperies de l’espace vont s’échapper. Enfin, tout ça est pour plus tard. En attendant, l’équipage après avoir réussi, grâce à de subtiles manœuvres (un coup à gauche…, ouais, ouais, un coup a droite… attention ! Ouf, bravo on a réussi ! C’était moins une !) a récupérer l’épave, et a négocier avec le proprio les conditions de restitution, arrivent dans une station spatiale désertée par toute vie humaine ou animale. Y demeure juste un ordinateur crétin répondant au doux nom d’Angela (probablement le cerveau de Eve Angeli ou de Lorie synthétisé).

Là, le réalisateur Rupert Harvey va profiter de la position inconfortable des protagonistes pour faire naitre et entretenir une atmosphère pleine de conflits et de tension. C’est très subtil, le capitaine veut se farcir son adjointe (la belle Angela Bassett), le moussaillon vit très mal en compagnie de ces bourrins testostéronés à outrance et heureusement il trouve un ami en Al Bert (et non pas Albert), un personnage déjanté incarné par ce fou de Brad Dourif. En plus de nous offrir pléthore de gags hilarants (sic) par l’intermédiaire d’Angela, le cinéaste nous fait découvrir aussi que cette station servait aussi de laboratoire de recherches génétiques (vous voyez ou je veux en venir…). Bref, cela fait une heure que le film est commencé et on attend toujours les Critters.
Heureusement, le capitaine, en plus d’être abruti, est cupide. Et c’est là qu’il va ouvrir le caisson et y trouver Charlie et ses drôles de da… euh, de critters. Les deux bestioles, à l’animation étrangement rigide (ça doit être les effets de la cryogénisation), attaquent et tuent le capitaine puis s’enfuient en prenant leurs jambes à leur cou (ah ben non, ils ne peuvent pas… bon, ils roulent comme des fous vers des coins obscurs). Commence alors un remake d’Alien (d’autant plus qu’un compte à rebours d’autodestruction est en marche) et autres survivals claustro-galactiques, avec des humains qui essayent, en attendant des secours, de se débarrasser des aliens. Mais la partie n’est pas facile, car si l’avoir plongé dans un froid intense n’a pas arrangé les neurones de Charlie, il en est tout autrement des Critters qui connaissent désormais la navigation spatiale et la génétique.

Le combat est donc âpre. On verra peu les Critters (ils sont devenus timides) et les agressions mortelles, vu le faible nombre de représentants humains, seront très faibles et peu spectaculaires (et même plus drôles). Puis, arrivent les renforts, le conseiller de la compagnie Tetra (qui est Ug) et trois gardes en armure de plastique noir. Sans aucune logique, Ug tue Brad Dourif (il ne doit pas aimer les comédiens qui cabotinent) et agit comme le dernier des salauds. En plus des Critters, nos amis vont donc devoir composer avec d’autres adversaires : les membres de Tetra (dont la tenue ne casse pas des brik… hum… désolé).

La conclusion de

Tourné dans la foulée du volet trois et destiné au marché direct-to-video, Critters 4 est un film fauché, au scénario banal et pas drôle du tout, qui utilise deux comédiens connus dans le domaine du bis afin d’attirer le chaland : Angela Bassett et Brad Dourif. A part cela, il n’y a pas grand-chose à retenir, d’autant plus que l’on y voit très peu les Critters. Un film sans intérêt.

Que faut-il en retenir ?

  • Brad Dourif
  • Les Critters, toujours amusant de voir ces sales bêtes

Que faut-il oublier ?

  • Scénario dénué d’humour et extrêmement banal
  • Des effets cheap
  • Une heure avant de voir les premiers Critters
  • Une fin encore plus débile que le film, et ce n’est pas peu dire

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