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S.S. Doomtrooper >

Critique du Téléfilm : S.S. Doomtrooper

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 2 juillet 2008 à 19:09

Retour miteux à Castle Wolfenstein

S.S. Doomtrooper commence sous les meilleures auspices. Dans une ambiance pulp plus que réjouissante, la caméra de David Flores nous amène dans les années 40, en pleine guerre mondiale, au cœur d’un laboratoire ultra-secret. Là, un scientifique nazi illuminé, accompagné de son incontournable assistante blonde et vicelarde, a mis au point l’arme ultime. Grace à un réacteur nucléaire, il est parvenu à créer un Uber-SS, un gigantesque mutant sur lequel on a greffé de redoutables armes de guerre. Grâce à cette nouvelle invention, les allemands vont enfin pouvoir faire pencher la balance de leur coté. Appétissant, n’est-ce pas ? Tous les fans de jeu vidéo ont bien sur reconnu la base même de la célèbre série de jeu de shoot Wolfenstein.


Mais, les Alliés ne l’entendent pas ainsi. Dans une réplique rigolote des 12 salopards, le capitaine Malloy (Corin Nemec) réunit sa bande de « sales gueules » de pacotille. Leur mission : se rendre en territoire occupé, prendre contact avec la Résistance française, accéder au laboratoire classé top-secret (c’est écrit bien en gros sur tous les papiers et cartes) et détruire les installations. Tout le monde réunit donc son barda, lâche trois répliques débiles et s’apprête à s’embarquer.
La séquence qui suit va encore plus faire grandir en moi l’espoir d’avoir affaire ici au meilleur film jamais produit par Sci Fi. Embarqué dans un avion de transport, escorté par deux P-47 thunderbolt, le commando va soudain être victime d’une attaque de Messerschmitt. S’en suit donc un dogfight d’une excellente qualité, tant au niveau de la réalisation, du montage que de celui des créations CGI. C’est simple, j’en suis resté baba. Cette échauffourée aérienne s’achève par l’évacuation en parachute de nos héros (qui prennent bien soin de refermer la porte de l’avion en feu derrière eux).
Hélas… mille fois hélas, mon contentement va retomber aussi vite qu’un vieux soufflet. Arrivés sur le plancher des vaches, les membres du commando vont prendre les choses en main. A travers une réalisation très sérieuse, David Flores essaye de nous refaire Un Pont Trop Loin et le Soldat Ryan. Du coté des décors, des uniformes et de l’adversité allemande (militaires et tanks), il n’y a pas grand-chose à redire, la mise en scène entretient l’impression, mais l’effort consenti est annihilé par le manque de profondeur de ces personnages « clichés » et les incohérences narratives (par exemple, le commando prend d’assaut un panzer où ne se trouvent que deux allemands aux commandes, dont l’officier de tourelle !).

Mais là ne se situe pas le plus gros problème. Non, la vraie catastrophe survient avec l’apparition de cet horrible Hulk de synthèse qu’est le Doomtrooper. Honnêtement, j’ai rarement vu aussi moche, et même pour un film de petit budget, on peut crier au scandale devant la fumisterie de la post-production. Doté d’une seule texture laiteuse à la laideur rarement égalée, modélisé sur un Atari 520st, incrusté dans les plans à coups de pied, sans aucun effort de raccords, ce colosse monochrome est atterrant de nullité. Quand il se déplace, on dirait qu’il glisse dix centimètres au dessus du sol et il ne réagit même pas correctement par rapport aux agissements des personnages réels et aux impacts de balles. C’est tellement mauvais que l’on ne sait plus s’il vaut mieux rire ou s’offusquer d’un tel manque de respect vis-à-vis du spectateur.
Le film va donc en empirant, et c’est normal car l’on voit de plus en plus le doomtrooper. Le scénario devient de plus en plus débile avec, pour ne citer qu’une aberration parmi d’autres, la vision sidérante d’un monstre de trois mètres retenu par une planche en bois posée en travers d’une porte. De plus, à la vue de cette chose pitoyable, il convient d’ajouter les réactions héroïques et débiles des héros, la plupart apparaissant dans le dernier quart d’heure (le type qui attaque le doomtrooper à mains nues, l’artificier qui se sacrifie avec sa charge d’explosif, le lâche qui change d’avis et revient à la charge, panzerfaust sur l’épaule… et j’en passe). Bref, que des aspects qui auraient pu passer si David Flores avait employé le ton de la comédie mais qui ici, avec ce style de traitement dramatique, rend l’ensemble quasiment insupportable de bêtise.

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S.S. Doomtrooper est une sacrée déception. Après un premier quart d’heure sympathique, le film s’écroule sur lui-même, en raison de personnages vraiment trop basiques et surtout par la présence d’un Uber-SS vraiment trop moche et doté d’une incrustation lamentable. Vraiment dommage, car à coté de cela, David Flores assure assez bien l’aspect « film de guerre classique ».

Critique de publiée le 2 juillet 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • L’aspect « film de guerre classique », correctement réalisé
  • Le dogfight du premier quart d’heure
  • L’aspect pulp dégagé au début du film

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bourré d’incohérences
  • Personnages « clichés »
  • Des CGI d’un niveau de qualité honteux
  • Un style qui se prend trop au sérieux

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