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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Deathbed

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 23 juin 2008 à 15:05

Literie sous influence

Karen et Jerry viennent d'aménager dans un confortable loft. Lui est photographe, elle dessinatrice pour oeuvres enfantines. Ils sont jeunes, beaux, et vivent le parfait amour. Un véritable univers de roman photo. Au bout de quelques jours, intrigués par des bruits provenant du grenier, ils y montent et découvrent un vieux lit tout pourri. Comme ces ricains friqués ont des goûts de chiotte, ils ont le coup de foudre pour ce vieux truc à ressorts et le descendent à l'étage. Commencent alors des nuits torrides, au cours desquels les jeunes amoureux se découvrent un inattendu goût pour les pratiques sado-masochistes. Complètement emballés par cette nouvelle sexualité débridée, Karen et Jerry ne posent pas de question. Pourtant, il semble que des choses étranges se passent dans ce loft. Par exemple, qui est donc cette jeune femme brune qui rend visite à Karen lors de son sommeil? Et que lui veut-elle?..
Pitch intéressant, n'est-ce pas? Quand l'on sait, de plus, que ce film est produit par Charles Band (qui comme son nom le laisse croire, ne dit jamais non à un expérience grivoise) et Stuart Gordon, l'un des papes du gore, l'on se dit que l'on tient là un nouveau petit joyau bis erotico-horrifique, puisé dans la même veine que From Beyond, par exemple. Une supposition entretenue de plus par la présence au casting de Tanya Dempsey, une starlette de la série B qui n'a jamais eu froid aux yeux, ni ailleurs du reste. Bref, on s'attend à un petit spectacle à la fois coquin et un peu tordu.
Et, au final, on est carrément déçu. Car Deathbed (littéralement "lit de mort", terme employé en général pour désigner le lit sur lequel repose le défunt durant la veillée funèbre) n'est ni trop coquin ni trop violent. En fait, il est comme tous ces téléfilms M6 de fin de soirée qui en racontent beaucoup sans en montrer des masses. Le film de Danny Draven, réalisateur attitré de la Full Moon, est un film de fantômes lubriques, soit. Mais à la lubricité toute en retenue. Au cours des quelques jours que vont passer les deux tourtereaux dans ce loft, Karen va être sujette à des cauchemars "flash-back" (qui montrent les exactions d'un tueur fou sur un lot de jeunes filles) qui va s'achever avec possession de Jerry par l'esprit du tueur dément et aux dents gâtées (c'est peut-être ce qui le rend méchant, les dents gâtées, non?). Pour illustrer cela, le cinéaste, à travers une réalisation monotone, agrémente son récit de séquences de baise très sobres (Dempsey n'enlève même pas son soutif) et l'introduction dans le fil du récit de flash violents mais jamais explicites dans le domaine de la violence.


Du coté des décors, le film se passe exclusivement dans le loft et tourne sur trois personnages. C'est si "intimiste" que l'on se croirait presque dans un vieux feuilleton brésilien, sans compter ces lignes de dialogues à peine dignes de ces téléfilms érotiques totalement ringards qui noient les chaînes câblées la nuit tombée. Oui, trois personnes, car en plus de Karen et Jerry, il convient d'ajouter le voisin, interprété par Joe Estevez. Un personnage au rôle plus qu'artificiel, qui n'est là que pour mettre un nom connu au générique, et qui va embrouiller les choses lorsqu'il va se faire tuer alors qu'il n'a jamais mis le pied - ou autre chose - dans ce lit maudit. Bref, ça n'a aucun sens.
Le dernier quart d'heure, par contre, est excellent et révèle son petit lot de surprise à celui qui n'a pas cédé soit à la tentation de la zapette, soit à celle des bras de Morphée. En effet, même si l'on peut penser à raison que le processus de possession de Jerry n'est pas crédible pour un sou, force est d'admettre que ce qui suit est nettement plus réjouissant que tout ce que nous a montré Dravenjusque là. Ainsi, le thriller poussif cède la place à une séquence gore qui nous sort soudainement de la léthargie dans laquelle l'on avait sombré depuis les premières minutes de métrage. Puis, enfin, Tanya Dempsey laisse apparaître tout le bien que je pense d'elle à travers une scène finale surprenante et efficace.

30

Téléfilm sans aucun intérêt durant plus d'une heure, Deathbed devient nettement plus intéressant lors de son dénouement. Mais bon, se supporter de longue minutes composées de séquences d'un insipide érotisme policé mâtinées de très sobres manifestations surnaturelles pour, au final, aboutir à un petit quart d'heure de plaisir, je ne sais pas si le jeu en faut la chandelle. Remarquez, on fait bien pire, comme attendre des plombes dans les files d'attente de Disneyland pour trois minutes de manège qui vont à tout les coups vous filer la gerbe...

Critique de publiée le 23 juin 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Le dernier quart d'heure, bien gore
  • Interprétation correcte
  • Tanya Dempsey, une starlette au "profil" intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation policée et sans imagination
  • Scénario et dialogues soporifiques
  • Une première heure dénuée d'intérêt

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