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Critique du Film : Face aux démons
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Critique du Film : Face aux démons

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 11 juin 2008 à 1503

Démons sans ressorts

Henry Ballard, un anthropologue, reçoit un jour une vidéo cassette contenant des menaces de mort proférées à son encontre. Spécialiste des religions, il pense que ce message est l'oeuvre d'une secte qu'il a contribué à discréditer. Cependant, il va s'apercevoir que l'affaire est beaucoup plus compliquée que cela et qu'elle est liée au passé d'un frère turbulent, aujourd'hui décédé...
Petite série B néo-zélandaise, Face aux Démons est connu pour être le film qui a lancé la carrière du comédien Karl Urban. Dans ce film, il interprète un écrivain anthropologue un peu trop porté sur les substances illicites et qui découvre que les chimères qu'il poursuit sont en fait bien réelles. Le spectateur, lui, est confronté au doute. En effet, pour entretenir une incertitude génératrice d'intérêt, le cinéaste pose un peu son oeuvre à la manière d'un délire paranoïaque. Malgré la vision de créatures effrayantes et l'intervention d'individus assez retords, l'on n'est pas vraiment certains que tout ce que l'on voit n'est pas le fruit des délires d'un junkie un peu trop imaginatif, d'autant plus que le héros lui-même (un peu comme Doug Quaid dans Total Recall) en vient parfois à douter de sa santé mentale.
Finalement, on peut dire que ce choix est une bonne idée car le système narratif fonctionne plutôt bien, alimenté par des personnages secondaires extravagants - comme la copine complètement agitée du bulbe - et des visites en des lieux sortis tout droit des univers sado de Clive Barker. Karl Urban s'en sort aussi avec les honneurs, en nous exposant un jeu s'inspirant de celui de Mickey Rourke dans Angel Heart, passant de l'incrédulité au fatalisme, puis finalement à la révolte. Mais bon, mis à part cela, tout est loin d'être parfait. Ainsi, le scénario n'évite pas les clichés sensés illustrer de la manière la plus juste le milieu démonologique, avec son grand prête fan de José Mojica Marins et sa bande de malades bardés de cuirs, coiffés à la punk et ornés de piercings. C'est parfois tellement excessif que cela tourne en ridicule les personnages, alors qu'ils étaient sensés nous effrayer, ou du moins nous inquiéter.


La réalisation pèche aussi par un excès de mollesse. Glenn Standring veut imposer un climat lourd et oppressant, mais en raison du manque de poids dramatique de ce script somme toute assez banal, il ne parvient qu'à instaurer un rythme lancinant et presque soporifique. Pour rendre son film plus efficace, il aurait fallu qu'il aille un peu plus loin, soit dans le démonstratif graphique (du gore craspec à la Clive Barker justement), soit, encore mieux, dans la fantasmagorie perverse (dans le style Réincarnation, par exemple). Hors, au lieu de cela, il a opté pour une présentation très conventionnelle des évènements, avec un déroulement qui fait apparaître des personnages pourtant intéressants dans des situations convenues. Je retiens surtout l'échec de la révélation vaudou (oui, oui, ce film est un véritable fourre-tout satanique avec son lot de sorciers, d'élus, de prêtres cabalistiques, de zombies, de démons...), conçue comme un climax au cours duquel le héros se rend compte qu'il est manipulé et qui, en fait, agit comme un véritable pétard mouillé tant sa mise en scène manque de punch.
Le final est abordé sur un ton plus nerveux. Normal, me direz-vous, dans ce genre de métrages, les dernières minutes sont souvent consacrées à la mise en place de l'affrontement ultime entre le héros et l'adversité. A ce moment, Glenn Standring laisse tomber le traitement "atmosphèrique" pour se lancer dans le domaine de la série B horrifique un peu gore (mais juste un peu). C'est pas trop nul, ça rappellera aux cinéphiles les moments clés des Warlock et autres bisseries sataniques, mais cela manque tout de même sacrément d'originalité. Cette histoire d'élu, on nous l'a déjà servie à toutes les sauces, et souvent de bien meilleure façon.

La conclusion de

Petite série B satanique, Face aux Démons se laisse assez facilement regarder... à la condition que vous n'aillez pas trop sommeil. Le film manque en effet cruellement de rythme, et son atmosphère "angoissante et paranoïaque" n'est pas assez oppressante pour combler cette carence. Karl Urban y fait ses débuts, de manière assez correcte, et quelques personnages secondaires sont assez délirants. Deux aspects qui jouent en faveur du métrage de Glenn Standring et qui contribuent à le rendre potable, à défaut d'intéressant.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes idées dans la conception des personnages
  • Niveau d'interprétation convenable
  • Un traitement assez intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation trop mollassone
  • Beaucoup de clichés
  • Scénario un peu prévisible

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