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Black Sheep >

Critique du Film : Black Sheep

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 25 mai 2008 à 11:22

On a frôlé le film culte...

Black Sheep, ou l’histoire de moutons transgéniques tueurs d’hommes, peut certainement se vanter d’avoir le pitch le plus débile que l’on ait pu proposer depuis très longtemps. Même en fouillant bien dans ma dvdthèque de nanar, j’ai eu du mal à trouver un long-métrage proposant quelque chose d’aussi con (heureusement, j’ai tout de même finit par trouver L’attaque de la Moussaka géante ou The Stuff – yoghourt attack, ce qui m’a rassuré sur la propension des scénaristes à réussir à se servir des trucs les plus bêtes du monde pour faire des films). Ainsi, dans un pays où l’on compte dix moutons par habitants, le pire va arriver : ces derniers, contaminés par les fruits d’une expérience génétique, vont devenir carnivores et – évidemment – agressifs.
Black Sheep se trouve au croisement de plusieurs films et de plusieurs thèmes. Si l’on ne peut que le rapprocher des premières œuvres de Peter Jackson, tant sa débilité assumée et son gore outrancier rappellent furieusement Bad Taste ou Brain Dead, il apparaît pourtant que le long-métrage est très référencé : de Jurassic Park à Hurlements, tout le monde, ici, en prend pour son grade et les petits clins d’œil foisonnent de partout. Mais au delà de cet aspect purement cinéphile, Jonathan King réussit à glisser ici et là quelques critiques acides, sur les OGM, sur le mode de vie Néo-Zélandais voire sur la vision que nous autres, étrangers, avons de ce pays ; ainsi, les paysages de Black Sheep sont absolument superbes, mais ici, les choses sont faites pour que l’on s’en fiche totalement !


L’idée de prendre l’animal le plus inoffensif du monde pour le transformer en prédateur dangereux était en soit une belle trouvaille. Mais si elle pouvait être séduisante sur le papier, sa transformation était loin d’être gagnée. D’autant que le script n’est pas en soi spécialement drôle (à l’exception de quelques séquences bien potaches), conçu comme une vraie série Z avec ses personnages caricaturaux et ses séquences gratuites sans intérêt. Mais, derrière la caméra, Jonathan King, filme le tout avec un vrai-faux sérieux qui donne tout son piment au film. Aidé en cela d’acteurs convaincants, il arrive à faire prendre la mayonnaise et à transformer Black Sheep en une comédie grand-guignol réussie. Bien sur, King n’invente strictement rien, se contentant juste de reprendre et d’actualiser des méthodes initiées par Peter Jackson ou de Sam Raimi, mais quelque part, peu importe, en regardant Black Sheep, on n’attendait pas forcément un film révolutionnaire.
En revanche, le “révolutionnaire” pourrait se trouver au niveau des effets spéciaux. Utilisant et mélangeant intelligemment techniques d’avant (animatronix) et de maintenant (CGI), Jonathan King arrive à mettre en boite un film qui tient la route. Les “moutons-garous” de Black Sheep sont ainsi nettement plus réussis que les loups-garous d’Underworld ou du Loup-garou de Paris. Au niveau des effets “sanglants”, rien que du très réussi également, le film allant ainsi très loin dans le gore outrancier.

Là où, en revanche, le film pèche, c’est au niveau de sa durée. Le concept pouvait-il tenir sur quatre vingt dix minutes ? En l’occurrence non, car le film et souffre, à mi-chemin, d’une petite baisse de régime. Une petite quinzaine de minute dans laquelle le film patauge et s’essouffle, avant de repartir de plus belle avec la grosse attaque du troupeau de mouton.
Enfin, il manqué à Black Sheep le petit truc qui l’aurait amené au bout de son délire, cette petite touche de folie qui lui manque pour définitivement devenir un film culte. Jonathan King n’ayant pas poussé suffisamment loin son délire, Black Sheep ne sera au final qu’un film sympathique de plus, réussit, certes, mais qui ne restera pas forcément dans les annales.

70

Visiblement réalisé avec passion et sans aucune autre prétention que de divertir les amateurs, Black Sheep fait plaisir à voir. Bien que le film ne révolutionne absolument pas le genre, il reste un spectacle honnête et divertissant, à réserver tout de même aux amateurs du genre.

Critique de publiée le 25 mai 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne interprétation,
  • Excellents effets spéciaux,
  • Humour grand-guignol qui fait mouche,
  • Réalisation adéquate par rapport au thème,
  • Quelques clins d'œil cinéphiles sympathiques.

Que faut-il oublier ?

  • Un petit essoufflement à mi-parcours,
  • Manque le petit truc qui aurait transcendé le film.

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