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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Shockwave
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Shockwave

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 5 mai 2008 à 1535

L'ile des robots psychos

Ce film débute par la vision d'un duo de guest-stars qui manquent singulièrement de bol. En effet, l'on se rend vite compte qu'Alexandra Paul et Robert Picardo tutoient la déveine quand on les trouve embarqué dans un avion cargo secoué par un orage tropical d'une rare violence, alors que dans la soute se mettre en branle, de manière autonome, des robots tueurs tentaculaires. Leurs angoisses ne vont cependant pas durer. Vraiment trop bousculé par les éléments en furie, le modèle réduit de l'appareil s'écrase sur une île déserte paumée dans... euh, j'en sais rien..., soit on nous le dit pas, soit j'ai oublié. Bref, l'avion s'écrase, tuant tous les passagers (sauf un moribond, du genre qui claque au moment où il va faire une importante révélation, vous voyez ce que je veux dire?) et libère sur l'île les robots. Dans le même temps, un gang de pieds nickelés en cavale à bord d'un hélicoptère est également contraints de se poser en catastrophe sur cette île qui, finalement, si l'on en croit le peu de temps qu'a duré l'équipée, ne doit pas être si éloignée des côtes que l'on veut bien nous le faire croire. Evidemment, ces naufragés du ciel vont se retrouver nez à nez avec ces machineries complètement détraquées qui n'ont qu'un seul objectif: massacrer des humains.
Mais, heureusement pour eux, le gouvernement, à la recherche de ces armes robotisées classées top secret, envoie un commando d'élite sur les lieux, armé d'une arme ultrasophistiquée capable de les neutraliser (à la condition de savoir viser ce qui, on le vérifiera, n'est pas à la portée du tireur désigné)...


Sacré galopin que ce Jim Wynorski! Avec ce Shockwave voilà qu'il nous ressert la même soupe que lors de ces bonnes vieilles daubes numérisées que furent Komodos, Python et autres Komodo vs Cobra , mais en remplaçant les reptiles géants par des robots psycho(haut sur)pathes. On a ainsi à nouveau droit, pendant 90 minutes, au ridicule spectacle d'acteurs de seconde zone courant en rond sur une île tropicale étrangement bien entretenue (on dirait parfois un green de golf, parfois la zone détente d'un club Med', mais jamais une jungle inhospitalière) pour échapper à une horde de monstres, qui se voient pour l'occasion équipés de tenailles acérées en guise de griffes et de crocs. Car ces créatures sont cette fois-ci des robots de fer blanc, dont le design se trouve être fortement inspiré par la Guerre des Mondes et Wild Wild West (en gros, des cocottes minutes géantes, montées sur de grandes guiboles, équipées de longs tentacules finissant par des pinces, avec en prime un laser sous le capot). Donc, si vous connaissez les séries B exotiques et "animalières" précitées, vous imaginez l'épaisseur et l'originalité du scénario de ce film; un script qui se contente d'aligner les séquences d'action à l'efficacité douteuse, les répliques ridicules et les comportements humains incohérents entrecoupées de crises d'hystérie de pétasses blondes.
Et comme à chaque fois, c'est finalement ce crétinisme qui rend le film sympathique. Rien de plus marrant, en effet, que de voir ces militaires s'acharner pendant des plombes à tenter d'abattre au fusil d'assaut ces machines alors qu'ils sont parfaitement informés que leur blindage est hermétique aux balles. Et que dire de ce gangster, armé d'un simple pistolet, qui tire stoïquement - sans résultat bien entendu - sur un robot qui avance vers lui, et cela sans esquisser la moindre tentative de fuite. Remarquez, vous me direz que les fameux robots invincibles, ils ne sont pas non plus épargnés par le métrage, surtout lorsqu'ils usent de leur laser qualifié d'une précision diabolique et qu'ils ratent largement une cible immobile située à deux pas d'eux. Notons aussi qu'au niveau comportemental, les droïdes soldats adoptent celui de créatures douées de raisons, ce qui entraîne des situations assez cocasses car s'ils sont capables de penser, ils n'en sont pas moins très cons. Il est donc assez amusant de les voir piquer un hélico en le portant sur leur dos, tout ça pour bricoler un véhicule de transport suffisamment performant pour leur permettre de quitter l'île. Des séquences qui n'ont pas manqué de me rappeler Virus, le fameux nanar SF de John Bruno.
A niveau des effets spéciaux, malgré le budget probablement ridicule attribué à ce projet par CineTel, le résultat est meilleur que pour Komodos et consorts. Cela est bien sûr loin d'être parfait, notamment lors des incrustations de ces robots dans les séquences d'actions (une pichenette d'un robot qui envoie valser à des lustres un pauvre humain - et dans la mauvaise direction s'il vous plait -, et a contrario un péquin qui reste sans réaction alors que le monstre métallique se trouve au-dessus de lui!), mais la modélisation est assez convaincante. Il est vrai qu'il est plus difficile de rendre crédible un animal numérisé, le spectateur ayant suffisamment d'acquis pour la comparer au véritable animal. Là, pour le coup, les robots sont assez sympas à voir évoluer.

La conclusion de

Jim Wynorski continue dans le film de monstre un peu cheap, mais cette fois-ci, il remplace les reptiles géants par des machines. Le résultat, on peut s'en douter, n'est pas terrible - les plus sévères diront mauvais -, mais d'un cran qualitatif plus haut que les précédents. La principale raison de ce léger mieux vient des effets spéciaux, un peu moins nases. Mais attention, à part ça, c'est très médiocre, avec un script prévisible, des lignes de dialogues débiles et un véritable festival d'incohérences. Donc, si vous n'êtes pas amateur de nanars SF, passez votre chemin...

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux pas si mauvais que l'on aurait pu le craindre
  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans aucune originalité
  • Réalisation fade
  • Dialogues crétins, incohérences, personnages creux...

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