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Critique du Film : Mega Cyclone
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Critique du Film : Mega Cyclone

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 19 mars 2008 à 1550

Orage, ô désespoir!

Tout commence par une expérience en CGI bas de gamme qui tourne très mal. En effet, suite à un incident que tout le monde attribue à un pilote d'essai allemand (ah! la main d'œuvre étrangère!), un projet classé top secret par l'Air Force fait une victime lors d'un essai en conditions réelles. Et cette victime est malheureusement l'épouse du docteur Briggs, éminent climatologue, inventeur du système Storm Fury et héros de notre histoire.
De retour au sol, dans un gymnase plus précisément, le général annonce de manière directe (c'est normal, l'acteur est Michael Ironside, toujours aussi nuancé dans son jeu) au malheureux équipage que le projet tombe à l'eau, que le teuton est prié de retourner à ses saucisses et à sa bière et le climatologue peut aller se faire voir dans une fac quelconque. Ce qu'ils ne manquent pas de faire, non sans avoir auparavant avoir exprimés leur rage en renversant une chaise en plastique...


Quatre ans plus tard (c'est indiqué par la bonne vieille incrust.), alors que notre ami d'outre-rhin maltraité par sa bonne femme joue l'amuseur bavarois sur une chaîne câblée et que le docteur Briggs s'amuse à recréer des orages dans un bocal devant un parterre d'étudiants gonflés aux cheeseburgers, un météorite se pointe dans la banlieue terrienne. Malgré sa taille, qui se montre plus que respectable, l'on est surpris qu'aucun satellite, à part celui de l'Air Force , ne repère cette gigantesque pierre ponce de l'espace se dirigeant droit vers la Terre. Nous spectateurs, un peu perplexe devant ce manque de vigilance de la communauté internationale, l'on s'attend alors à une redite de Météore, d'Armageddon ou autres nanars cataclysmiques, mais Philip J. Roth est un malin (à défaut d'être réalisateur exigeant).
Car la scorie galactique ne frappe pas la Terre. Non, non, en fait elle la rase de près, de très près même. Elle passe si proche de la surface de notre planète bleue qu'elle obscurcit même tout le ciel de sa masse. Et le plus incroyable c'est que l'on constate que tout le monde s'en fout comme de sa première chaussette! Pire, personne, à part cette poignée de militaires réunis dans un centre de contrôle aussi spacieux que mes chiottes, ne semble même la remarquer. "Ouf, c'était moins une", dit l'un des techniciens devant son vieux PC de récupération. "Hein? La vache! Dix minutes de métrage et le film est déjà fini? Mais c'est un scandale!!", serait-on tenté de crier. Heureusement (ou malheureusement, selon la manière dont l'on aborde la chose), l'histoire ne fait que commencer, car le passage du météore a créé au large des côtes américaines une gigantesque perturbation climatique qui, sous la forme d'un cyclone, menace désormais le monde. "Général, nous avons un problème", dit alors une technicienne devant une machine à café faisant office de radar high-tech.

L'on s'attend alors à admirer des démonstrations musclées de la fureur de dame Nature, comme il se doit dans ce genre de films catastrophes (là, le terme approprié serait plutôt film catastrophique) mettant en vedette ces phénomènes effrayants que sont tornades, cyclones, volcans, tsunami et autres Céline Dion . Mais c'est oublier le budget rachitique de cette production. Dans Mega Cyclone, en guise de séquences de destructions, l'on a droit à un plan serré sur quatre bagnoles arrosées de pluie au milieu desquelles circule, un poisson rouge en main (!), une gamine en cirée et un autre, encore plus poignant, sur un tricycle en plastique renversé. Quelle émotion! Producteurs et réalisateur n'ont même pas pris la peine d'insérer quelques stock-shots de journaux télévisés pour illustrer leur scénario. C'est dire la misère. Ou la fumisterie.
Pendant ce temps, réunis dans le même gymnase qu'il y a quatre ans, on retrouve le général, le pilote allemand et le docteur météo. Les deux lascars, qui font semblant de se battre froid, ont en effet été réembauchés pour relancer le projet top secret et l'utiliser contre le cyclone, pendant que toutes les autres nations se contentent d'acheter des parapluies géants et du Tahiti douche. Pour les accompagner, en plus d'un équipage de figurants muets, on choisit la minette de service, le docteur Natalie Jamas (pas mousse). Tous ensembles, ils vont devoir défier la tempête, pénétrer dans l'œil du cyclone et mettre en branle Storm Fury, un système de refroidissement qui devrait détruire le détruire de l'intérieur. mais attention, il est probable qu'ils n'auront pas assez de carburant pour le retour, à moins d'être ravitaillé en vol, en pleine tempête!..

Alors que, réunis sur le minuscule plateau des studios Sci Fi faisant office de poste de commandement, les huiles comptent les points, les courageux aventuriers de l'extrême prennent place dans les cockpits de leurs avions et, grâce à la magie de l'informatique, s'envolent vers le cyclone géant. Parallèlement à cela, Philip J. roth glisse dans le scénario une totalement inutile histoire de fuite médiatique avec un officier qui, mécontent du manque d'éthique de son général, balance le scoop à une chaine de télévision. Enfin, malgré son absence d'intérêt, cet intermède permet toutefois la mise en place d'un gag involontaire quand l'agent de sécurité qui interpelle l'indicateur se présente sous un nom qui est différent de celui inscrit sur son badge!
Mais revenons à notre histoire. Nonobstant le fait que l'on ait la nette impression qu'il aient été modélisés avec un vieil Amiga, les deux appareils (un 747 et un ravitailleur KC-135) tiennent le coup jusqu'à ce que le ravitailleur, trop secoué, prenne feu et explose dans des gerbes de feu numériques, laissant le 747 a demi approvisionné en carburant. Le climax est alors à son comble quand nos héros pénètrent dans l"oeil du cyclone. Ils lâchent alors un premier appareil dont j'ai oublié le nom, occupé par la blonde, qui lâche a son tour l'invention du professeur météo. A ce moment, on se demande bien à quoi sert l'appareil intermédiaire vu qu'il n'est nullement autonome (les générateurs d'énergie sont à bord du Boeing), d'autant plus que la "scientifique" installée à bord se sent obligée de faire semblant de piloter un engin en remorque et quasiment sanglé à son tracteur.

Le plus extraordinaire c'est que le truc marche. L'appareillage déploie une magnifique aura électromagnétique bleutée qui fait descendre la température intérieure du cyclone, et ainsi diminuer les vents. Evidemment, un petit hic va se produire, l'avion va prendre la foudre, grillant deux générateurs sur trois (le script n'a pas pu s'entendre sur l'identité des deux générateurs ''out of order" car leur numéro d'identification varie au gré des dialogues) et forçant le héros à sortir dehors pour aller secourir la blonde qui est coincée dans l'engin inutile et à la porte bloquée. Inutile de préciser que malgré le manque d'entrainement du docteur météo en matière de sport extrême, il va parfaitement arriver à atteindre, en pleine tempête, son objectif, déverrouiller la porte de l'extérieur, et libérer la jeune femme. Tous les deux vont ensuite s'éjecter pour atterrir au Groenland, à cinq minutes à pieds d'une station météo. Si ça c'est pas du bol!..

La conclusion de

Mon dieu, quelle bouse! En général, ce genre de film catastrophe ne vole pas bien haut, avec un scénario alibi et un jeu d'acteur approximatif, mais il amuse souvent la galerie avec des démonstrations de destructions massives issues soit de la technologie numérique bon marché, soit de stock-shot de bulletin météo. Ici, dans ce film de Philip J. Roth, l'on a même pas droit à ça et il ne reste par conséquent rien à voir. Tout juste peut-on s'amuser un peu des incohérences involontairement drôles qui fleurissent dans le récit comme crocus au printemps.

Que faut-il en retenir ?

  • Absolument rien

Que faut-il oublier ?

  • Absolument tout
  • Voir Michael Ironside dans un navet pareil

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