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Austin Powers : Agent très, très spécial... >

Critique du Film : Austin Powers : Agent très, très spécial...

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 15 février 2008 à 14:40

Groovy, baby !.. Yeahhh !..

Un jeune photographe à la mode des années 60, également agent secret au service de la couronne britannique, est cryogénisé pour être réveillé 30 ans plus tard, afin de mettre hors d’état de nuire le machiavélique docteur Denfer. C’est alors que cet adepte de l’amour libre et de l’extravagance va s’apercevoir à ses dépends que les temps ont bien changé…


Après avoir rendu hommage à la génération rock avec ses deux volets consacrés à Wayne’s World, le comédien Mike Myers visite cette fois-ci les sixties et jette un œil attendri sur le power flower et la pop culture. Pour se faire, en compagnie de son complice Jay Roach, il choisit de récupérer un vieil icône du film d’espionnage des années 60, Justin Powers, pour le transformer en un héros exubérant, agaçant mais finalement éminemment sympathique de par sa naïveté, qu’il baptise Austin Powers.
Armé de cet caricature bariolé réunissant à lui seul tous les clichés de la période, il décide de faire ressortir encore plus les aspects innocents et infantiles du personnage en le transposant dans le plus sérieux des univers ; celui du chômage, de la crise du pétrole, de la chirurgie plastique, de la pollution et du SIDA : les années 90. La séquence durant laquelle le docteur Denfer - archétype du vilain mégalomaniaque -, à peine réveillé de sa longue léthargie, s’aperçoit que toutes les forfaitures démoniaques qui lui viennent à l’esprit ont finalement déjà été réalisées par l’homme, soit disant sain d’esprit, est bien représentative de la richesse critique de l’entreprise. En effet, malgré que toute son imagination soit vouée à la matérialisation du Mal, le savant fou et le magnat mégalo des années 60 se révèle être trente ans plus tard un véritable has-been. Dans la plus totale légalité, l’homme a finalement fait bien pire ! En conclusion, baissant les bras, le docteur Denfer se contente alors de déclarer « bon, faisons donc ce que nous avons toujours faits, menaçons de faire sauter le monde avec une bombe »… en regardant d’un oeil son assistance pour vérifier dans leur regard que cela n’a pas déjà été fait.

Comme pour Wayne’s World, Mike Myers construit son film en récupérant bon nombre d’éléments de la culture populaire pour les parodier. Sa méthode est la mise en place de la mécanique comique purement judéo-américaine, très puérile et souvent graveleuse (Jerry Lewis, le trio ZAZ, Mel Brooks) à laquelle viennent se greffer de nombreux éléments narratifs plus ironiques empruntés à l’humour britannique (les Monty Python). Avec un tel mélange, inutile de dire qu’en 1997, lors de sa sortie, le film à renouveler le genre. Le mélange de gags potaches (le pipi interminable, l’extenseur de sexe suédois) et de situations absurdes (les bars mutants, les hommes de main) fonctionne, il est vrai, de la plus efficace des manières
Mais il fallait bien donné une structure à tout ceci. Ainsi, le canevas choisi pour y broder cet écheveau discontinu de blagues est le film d’espionnage. Logique car dans l’esprit populaire, le film d’espionnage a connu son age d’or dans les années 60 (alors que cela n’est pas tout à fait vrai), en grande partie grâce aux succès des premiers volets des James Bond. De plus, contrairement à d’autres genres tombés un peu en désuétude (comme le western), le genre perdure toujours et a assez peu évolué. Un deuxième aspect qui favorise d’ailleurs une meilleure immersion du spectateur, qui évolue en terrain reconnue. L’habillage musical, excellent, bénéficie aussi du fait que bon nombre de morceaux sont encore très populaires.

Le film est donc un festival de gags potaches, jouant principalement sur l’immaturité d’Austin Powers et sur le profil psychorigide de son Némésis, le docteur Denfer. Mike Myers n’en oublie pourtant pas que les seconds rôles peuvent souvent servir de surface de rebond lorsque l’humour des personnages principaux se fait défaillant. Pour ce volet, étant donné qu’Austin Powers et Denfer, personnages neufs, n’ont pas encore épuisés leur potentiel comique, l’acteur se contente de ne développer que deux seconds rôles imposants ; le fils rebelle du docteur Denfer et la jolie assistante de l’espion (d’ailleurs, il ne se sert de celle-ci que pour mettre en évidence le choc culturel dû aux changements de mœurs). Il utilisera beaucoup plus cette arme dans les volets suivants, au cours desquelles les seconds prendront presque le dessus sur le duo vedette.

80

Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, on ne peut nier que Austin Powers a marqué d’une pierre blanche la trépidante histoire de la comédie cinématographique. Potache et exubérant, jugé souvent vulgaire par une partie de l’audience, Mike Myers assume. Il sait parfaitement qu’en leurs temps, le duo Dean Martin / Jerry Lewis et Mel Brooks avaient supportés stoïquement les mêmes reproches pour devenir aujourd’hui les légendes que l’on sait. Bien entendu, pour Myers, la route est encore longue avant d’en arriver à cette reconnaissance, mais avec ce film original, bourré de références de pop culture et non dénué d’un fond critique, il parvient à prouver qu’il est avant tout un artiste pas ordinaire.

Critique de publiée le 15 février 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario fou, fou, fou
  • Mike Myers, très impressionnant
  • Un rythme qui ne faiblit jamais
  • Festival de références et de clins d’œil
  • Une bande musicale de grande qualité

Que faut-il oublier ?

  • Comme beaucoup d’acteurs exubérants, Mike Myers peut agacer
  • Un coté vulgaire qui peut gêner

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