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Critique du Film : Atomic Cyborg
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Critique du Film : Atomic Cyborg

Avis critique rédigé par Christophe B. le jeudi 14 février 2008 à 1658

Du bon bis qui tache !

En 1997 au Nouveau-Mexique. Le professeur Mosley, l'un des plus virulents dénonciateurs de la pollution atmosphérique, se bat pour empêcher de nouvelles constructions dans des quartiers déjà surpeuplés. Turner, un riche industriel, voyant ses plans contrecarrés, fait appel à des hommes de la pègre pour le tuer. Mosley est placé sous la protection de la police, mais un cyborg - un homme dont les organes ont été remplacé par des circuits électroniques après un accident - Paco, parvient à le blesser. Turner, furieux qu'il ait raté sa cible, ordonne d'éliminer Paco. Traqué, celui-ci retourne vers son pays natal, l'Arizona, et s'installe dans le motel de Linda...

Petit avertissement de rigueur : lorsque tu regardes, ami internaute, un film sensé se dérouler dans le futur et que tout le monde semble habillé pour un tournoi de motocross un dimanche après midi à Lamotte-Beuvron (41), que lors des combats à mains nues les bruitages sont exactement les mêmes que dans les films de Bud Spencer et Terrence Hill, que les armes a rayons lasers font : pziuuuuuu (phonétique) et finissent leur courses sur un mur dans une gerbe d'étincelles foireuses, que la musique tonitrue tes délicates oreilles, alors aucun doute, tu es en présence d'une série B Italienne. Il ne te reste alors que peu de solutions : soit tu fuis les lieux au plus vite, de peur de voir se liquéfier ton pauvre cervelet surmené. Soit, stoïquement, tu restes, et armé d'un solide sens de l'humour et d'une compréhension quasi littéraire du second degré (et des suivants), tu prends ton pied devant un art majeur qu'à enfanté les années 80...

Atomic Cyborg en europe, Vendetta dal futuro (la vengeance du futur) dans le pays de son créateur, l'Italie, Hands Of Steel (les mains d'acier) aux USA, a bien failli s'appeler dans un premier temps Le Cyborg aux Mains de Pierre en France, et puis finalement non, on a gardé Atomic Cyborg... La grande valse des titres a toujours fait partie intégrante de l'industrie du cinéma bis.

C'est comme les pseudos des réalisateurs. Atomic Cyborg est un film de cet excellent Sergio Martino, mais qu'il signe sous le nom de Martin Dolman, qui lui a déjà servi pour 2019, Après la chute de New-York, alors qu'il s'était fait appelé Christian Plummer pour Crimes au Cimetière Étrusque et John Hamilton pour La Queue du Scorpion. Faut suivre ! Et pour suivre, faut aimer ! Et pour aimer le bis Italien, faut être un peu timbré... Ça tombe bien, a SFU, on l'est totalement...

Donc, ce cher Sergio Martino, un beau jour de 1984, commence à écrire un petit scénario intitulé Mani di Pietra, autrement dit Les Mains de Pierre (d'où le titre auquel on a échappé). Une jolie histoire de routiers sympas, qui s'amusent comme des enfants au bras de fer dans les arrières boutiques poisseuses des restos routiers américains. Mais voilà, 1984 c'est l'année de sortie d'un film qui fera date : Terminator ! Après la vision de ce dernier, trois mois avant le tournage de Mani di Pietra, le beau Sergio revoit donc sa copie en toute hâte, parce qu'il faut faire du blé nom d'une pipe ! Le routier devient donc... cyborg !

Tourné en huit semaines dans le désert de l'Arizona par une équipe italienne secondée d'une équipe américaine, avec un budget frôlant le ridicule, Atomic Cyborg, dans sa construction narrative, son découpage et sa mise en images des grands espaces, s'apparente à un western moderne. La vengeance, la fuite, le désir de justice : des thèmes largement abordés dans le genre.

Atomic Cyborg est censé se passer dans un avenir proche, en 1997 en fait. Soit un saut de 10 ans dans le passé à l'heure ou je rédige cette chronique, mais une avancée de 12 ans dans le futur pour l'adolescent boutonneux que j'étais à l'époque. Tu suis ? Alors comment illustrer le futur proche dans une série B italienne sans le sou au milieu des années 80 ?

Petite leçon de cinéma fauché : D'abord on garde le maximum de budget pour la scène choc du film, celle qui renvoie directement à Terminator, presque plan pour plan : le cyborg qui se tripote les rouages de son bras cybernétique (Ce n'est pas sale ! Ton corps change...). Ensuite pour bien faire comprendre que l'on est dans le futur, on insert dans les premiers plans du film une affiche noire et blanche, façon big brother, qui clame "You have no future. Tonight our leader will speak" (Vous n'avez pas de futur. Ce soir notre leader parlera). Déjà on sent bien la petite touche 1984, ça fait punk et on s'envole presque pour le futur, non ?

Bon, alors si cela ne te suffit pas, spectateur sans imagination que tu es, voilà qui va faire travailler ton usine à rêve : pour évoquer le futur, Martino multiplie les montres à qwartz/calculettes (qui faisaient fureur à l'époque) et a trouvé l'accessoire imparable en regardant Brazil : le tuyau. Alors il en rajoute partout (enfin, un seul en fait, et certainement toujours le même...) : dans le coin des murs, sortant des ordinateurs, des bureaux, même sur le toit des voitures, d'abord parce que c'est trop classe, et en plus c'est pas cher. Et si ça ne suffit pas à t'envoyer 12 ans dans le futur, et bien tant pis pour toi ! Au cas où, le réalisateur clôt quand même le film par une petite sentence qui ne laisse aucun doute : "It was a day, in our next futur, the era of the cyborg had begun" (C'était un jour, dans notre futur proche, l'ère du cyborg avait commencée !) Haha ! Ça file les choquottes ça quand même !

Niveau costumes, Martino ne s'est pas trompé : les jean's/baskets seront bien toujours à la mode en 1997. Par contre, tout les hommes de main des méchants génies du crime ne porteront pas obligatoirement des combinaisons noires et des casques de moto pour faire penser à Mad Max (et moins encore la moustache, qui n'est franchement plus de mode). Spécial plébiscite pour LA tenue du futur : le couple qui entre dans le bar, monsieur arborant élégamment une protection de moto-cross en plastique bleu roi, et madame (en fait une cyborg tentant de ressembler à Darryl Hannah dans Blade Runner), qui porte une jupe en plastique transparent du plus bel effet !

Les acteurs ne s'en sortent pas trop mal (enfin sauf Daniel Greene, qui joue vraiment comme un pied, mais je suis obligé de le citer parce que c'est le héro, et en plus il est plus costaud que moi), Daniel Greene, donc, en roulant des mécaniques, et la charmante Janet Agren en roulant de l'arrière train. Spéciale dédicace à trois gueules du cinoche de la série B italienne et ricaine : les toujours excellents Georges Eastman, Donald O'Brien et John Saxon. Si le rythme est un peu faiblard dans la première moitié du métrage, les choses prennent de la vitesse jusqu'à devenir incontrôlables en fin de film. Tellement incontrôlables que notre héro en arrache le coeur du méchant dans un grand bruitage qui fait sprotchllll (phonétiquement, encore...) sans même s'en apercevoir. D'ailleurs, j'y penses, c'est le très bon Sergio Stivalleti qui s'occupe des effets spéciaux un poil gore.

​Alors, jeune internaute qui n'était même pas né en 1985, si tu aime les amitiés viriles, les histoires d'amour avec du cambouis dedans, les corps enduits d'huile de vidange, les méchants à moustache, les sacrifices humains, les histoires de routiers, les Village People et la bière tiède, alors ce film est pour toi !

La conclusion de

Impossible de noter ce genre de film sur sa technique ou son scénar. C'est donc une note "du coeur" bien qu'il faille raison garder puisqu'on parle de série B... Atomic Cyborg est l'archétype du film bis à l'Italienne, c'est rarement du grand cinéma, ce n'est pas fait pour ça, juste pour divertir. Et ça, avec une bonne dose d'ouverture d'esprit, ça le fait !

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