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Le Commando des morts vivants >

Critique du Film : Le Commando des morts vivants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 7 décembre 2007 à 14:30

Un croisière qui tombe à l'eau

Comme tout un chacun le sait bien, les nazis allèrent jusqu’aux dernière extrémités pour parvenir à convaincre le monde d’adopter leur courant de pensée humaniste et chaleureux. Hélas pour eux, l’humanité n’était pas encore prête pour prendre comme idéal cette idéologie bien trop fraternelle et la victoire finale, si espérée, leur échappa. D’un autre coté, je serais tenté de dire : heureusement, tant la langue de Goethe sonne mal aux accords rock n’roll qui me sont chers.
Donc, durant longues années, empêtrés dans le conflit, les potes de tonton Adolf ont fait travailler pour la cause leur ingéniosité, leur débrouillardise et surtout, si l’on en croit les nombreuses séries B traitant du sujet, les savants fous lubriques et les tortionnaires lesbiennes aux gros nichons. Ce que l’on sait moins, par contre, c’est qu’ils ont réussi à fabriquer des soldats mutants immortels et psychopathes, capables de s’adapter parfaitement au milieu marin.


Oui, des mutants aquatiques (en liberté), capables de marcher au pas de l’oie au fin fond des abysses océaniques. Et cela tombe bien pour eux, cette morphologie d’amphibien. Car, lâchés par un officier au profil psychologique plus que rigide, ils se vont se retrouver coincés dans un vieux cargo coulé pendant une cinquantaine d’années. Heureusement pour eux, une bande de branleurs en croisière vient à passer dans le coin. Et par on ne sait quel miracle – si j’ose dire -, le cargo, tout mité par cette longue période d’immersion, se met à jouer au Hollandais Volant puis percute malicieusement le yacht des touristes, l’endommageant gravement.
De plus, réveillés par la proximité de ce réservoir de victimes potentielles, les nazis reprennent goût à la vie et aux joies de la strangulation et de la noyade. Ces grands blonds portant seyantes lunettes de piscine et tenues cintrées émergent alors de la grande bleue - le faciès un peu moisi quand même - pour s’amuser avec les naufragés, désormais réfugiés dans un hôtel désaffecté, en compagnie de leur ancien officier acariâtre…
Rhaaaa !.. Des nazis amphibies mutants, avouez qu’il fallait y penser. Si ça c’est pas du pulp, qu’est-ce qu’il vous faut ? En plus, du coté de la distribution, Ken Wiederhorn fait très fort. Imaginez : John Carradine, Brooke Adams et Peter Cushing dans le même film ! Avouez que tout cela peut faire rêver, non ?

Et bien, malheureusement, j’ai le déplaisir de vous dire que la réalité est tout autre…
Tout d’abord, les deux monstres du fantastique, on ne les voit que très peu. Peter Cushing, dans le rôle rigide de l’officier nazi - balai dans le cul et balafre sur la pommette -, va disparaître à la moitié du film. Il finira de manière lamentable, noyé sans panache par l’un des ses anciens soldats. Quand au cas de John Carradine, c’est encore pire : il ne participe qu’à l’introduction. Capitaine du yacht, il meurt dés les dix premières minutes, lui aussi des conséquences d’un séjour sous-marin trop prolongé. Reste Brooke Adams, qui incarne le boulet de service, une fille même pas capable de rester sur une embarcation sans finir comme une cruche à la baille et qui n’aura même pas la décence de crever comme les autres.
Heureusement, il y a les zombies. Enfin, ce ne sont pas réellement des zombies… En fait oui… ou p’tet pas… En fait, on s’en fout complètement. Tout ce que l’on apprécie, c’est qu’il sont vachement charismatiques dans leur uniforme nazi – très costauds d’ailleurs les uniformes nazis, pas même un petit accroc au col ou un Bernard l’hermite planqué dans le froc – et aussi très vicelards. Par contre, leur méthode d’extermination est répétitive et assez terne : la noyade. Une technique propre et écologique qui nous prive totalement de scènes gores ; en résumé le nazi chope sa cible et la maintient sous l’eau durant un laps de temps suffisant pour qu’elle cesse de s’agiter dans tous les sens. Pas très spectaculaire, avouons-le.

Reste que le film se laisse gentiment visionner. La réalisation de Ken Wiederhorn est des plus classiques mais pas franchement mauvaise. Seule la première demi-heure est ennuyante, la mise en place étant plombée par des dialogues insipides débités par des comédiens peu motivés. Le réalisateur a la bonne initiative de se concentrer essentiellement sur les émersions de rangs de soldats sans expression et sans intellect (pléonasme ?) n’ayant qu’un seul but : noyer le poisson... euh, le passant. Et après tout, cela est bien l’essentiel…

50

Bon, c’est vrai. Le scénario du Commando des Morts-Vivants – un simple cache-cache entre des humains apeurés et des mutants impitoyables - est sans surprise. Les circonstances propices à cette rencontre inopportune ne sont absolument pas crédibles, et la première demi-heure tire vraiment en longueur. Mais au-delà de ces défauts, le film de Ken Wiederhorn est assez divertissant. Au final : une petite série B sans prétention, avec des créatures plutôt charismatiques

Critique de publiée le 7 décembre 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Des nazis zombis mutants aquatiques très pulp et charimatiques
  • Réalisation correcte
  • Une série B sans prétention

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alibi
  • Des meurtres répétitifs et peu spectaculaires
  • Pas de gore

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