75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
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Critique du Téléfilm : Teenage Caveman
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Critique du Téléfilm : Teenage Caveman

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 5 juillet 2007 à 1548

Apocalypse An 69

Nous sommes dans le futur. L’humanité est retombée dans une sorte d’ère primitive. Regroupés en tribus de figurants californiens, les survivants de l’apocalypse vivent des produits de leur chasse grâce à des lances faites à partir de manches à balai. Ils crèchent désormais loin des villes, dans des grottes géométriques aux murs en aggloméré et au sol bien clean. Oui, bien clean, car si il y a une chose que n’ont apparemment pas oublié ces gens, c’est le sens de la propreté. Il n’y a qu’à voir leurs dents bien blanches, leurs cheveux gélifiés, leurs haillons bien repassés et leurs visages glabres pour se prendre conscience que, bien que vivants dans des cavernes sans eaux courante ni électricité, ces humains du futur n’en ont pas pour autant perdu la notion de l’hygiène. Et ça c’est bien cool… et rassurant pour notre avenir.


Donc, dans ce monde post-apocalyptique bien propre sur lui, il y a la tribu du jeune David. Et David est amoureux de Sarah. Seulement, dans ce futur, les hommes considèrent que la fin de notre civilisation (oui, celle de nous autres, pauvres pêcheurs) est la conséquence de la punition divine, une apocalypse infligée pour nous punir de notre penchant pour le stupre et la luxure. Ayant appris de nos erreurs, les Anciens et tout particulièrement leur Shaman ont alors déclaré l’acte sexuel tabou et ils ont drastiquement réglementé les naissances. C’est d’ailleurs le Shaman – et papa de David par la même occasion – qui est chargé de gérer tout ça, et il s’octroie l’exclusivité de la fornication.
La situation va dégénérer lorsque le Shaman va choisir Sarah comme nouvelle maîtresse. David, énervé, lui plante son crucifix dans l’œil. Malgré les apparences (un peu de sang coulant d’une orbite troué), il semble avoir touché le cerveau de son père car le vieux claque dans un dernier râle, la quéquette en berne. Capturé par les Anciens, David est alors crucifié (enfin, attaché à un poteau avec de la ficelle à rôti), condamné à mourir de soif et de faim, et surtout humilié par le jet d’un noyau d’abricot (ou de prune…) sur sa poitrine nue.
Cependant, la nuit venue, le parricide est libéré par Sarah et ses amis, et tous prennent la route à la recherche d’un nouvel endroit pour installer leurs pénates. Leurs pas les mènent à l’orée d’une grande ville en ruine (New-York ?). Ils en sont tous à s’extasier devant la qualité de la texture de cette image de synthèse pourtant fixe et pourrie quand se lève une violente tempête de pixels qui leur bouche le nez et les aveugle. Nos amis des cavernes perdent alors connaissance dans un fondu réalisé sur un PC des familles.

A partir de ce moment commence un autre film. Les fugitifs se réveillent soudainement, secoués par une musique rock. Aussi surpris que nous, ils s’aperçoivent qu’ils sont en sous-vêtements flambants neufs, au cœur d’un salon cosy à la déco un peu vintage. C’est alors qu’apparaît leurs hôtes, un hystérique avec un bananier sur la tête, sorte de réplique en solde du chanteur Billy Idol, accompagné de sa copine, une eurasienne en tenue de cuir, qui semblent tout doit sorti d’une production de bondage movie (la seule fille, d’ailleurs, a être bien foutue, ils n'ont même pas eu les moyens de se payer des bimbos).
On part alors dans le n’importe quoi. Les deux mystérieux personnages, qui s’avèrent être de véritables fous du cul, prétendent qu’ils sont les derniers survivants de la cité, qu’ils ont survécu grâce à un sérum et qu’ils vivent ici dans le bonheur le plus total. On se doute un peu que c’est faux, comme David et Sarah d’ailleurs, mais en attendant d’en savoir plus, le couple érotomane propose aux visiteurs des choses qui ne se refusent pas, comme des partouzes en jacuzzi, des tripotages de miches, des lignes de coke et des bouteilles de scotch. Toutefois, entre deux molles séances de baise filmées à la mini-DV familiale à 500€ - spectacles aussi érotiques que des accouplements d’éléphants de mer sur la banquise -, on en découvre un peu plus sur ce lieu.
A cette occasion, le spectateur pointilleux pourra s’étonner (à raison) de constater que tout le matos, qui est censé avoir au moins 150 ans est en fait dans un parfait était ; y’a pas un petit bout de peinture ébréchée, ni un grain de poussière qui traîne, toute l’informatique marche parfaitement, ainsi que la sono et la télévision. Même la jeep est rutilante. Le plus puissant, c’est que cela ne semble pas du tout étonner, et encore moins choquer, les hommes (et les femmes) des cavernes. On se dit à ce moment là qu’il y a quelque chose de louche. Non, pas du tout. On pourra constater par la suite que c’est juste une pure générosité de crétinisme.
Bref, pendant une bonne demi-heure, les deux obsédés initient leurs visiteurs aux plaisirs de l’amour charnel, entraînant parfois de désopilantes répliques comme ‘’mets-toi derrière et regarde par en dessous, pour voir comment on fait’’ ou ‘’oulala, ça fait mal, où est-ce que tu l’as mis ton bâton ?’’. Vous avez pigé, c’est l’éclate totale (sic)… Du moins jusqu’à ce que l’une des filles, qui s’est fait prestement honorée (‘’aah !aaahh ! C’est bon, je jouis, ahhhh ! Jamais pris un pied comme ça en 100 ans, dit le type au palmier suite à son coït de quatre minutes) se mette à se tordre de douleur. Elle courre alors vers ses hôtes, qui la placent sur un lit modèle Lupanar de Luxe. Elle se tortille, gémit de douleur sous le regard des deux fous qui se masturbent (si, si) en même temps puis… elle explose !
On se disait bien qu’ils étaient louches, ces deux là ! En fait c’est des scientifiques mutants qui suite à un virus ont atteint l’immortalité et un faramineux degré de connerie. Ils désirent s’offrir de nouveaux semblables. Pour cela, ils doivent forniquer avec, mais il y a des risques de rejet. Et en cas de rejet : boooom ! Mais ils n’ont pas que ce pouvoir. Comme Dracula, ils savent aussi hypnotiser leurs victimes, comme lorsque l’eurasienne séduit David en se faisant passer pour Sarah. Je n’ai d’ailleurs pas pigé pourquoi il se met en colère lorsqu’elle se dévoile réellement à lui. Il est largement loin d’y perdre au change, il y gagne même une ou deux taille de soutif.

D’autant plus que, suite à cet accouplement, sur lui, la mutation marche ! David est désormais un immortel. Ne reste plus que Sarah qui joue la sainte Nitouche depuis le début. Au stade de stupidité où l'on en est, l'on ne se demande plus pourquoi aucun d’eux ne l’hypnotise ou ne la drogue, au lieu de se jeter dessus comme des bêtes. Une agressivité qui agace le gentil David qui s’interpose. Tout part alors en vrille…. Le type à la banane se met alors à muter d’un coup, comme ça. Il se transforme en un monstre pustuleux (une sorte de Toxic Avenger like), tue sa copine sur un coup de nerf puis engage le combat avec David qui, à son tour, mute en super pustuleux. A ce jeu là, c’est David qui gagne. Il sauve Sarah, enfile un immonde futale rouge, retrouve son teint de pêche et s’en va retrouver sa tribu…

La conclusion de

Mon Dieu que ce film est mauvais. Il est d’ailleurs surtout d’un chiant… mais d’un chiiiiiiaaaant ! Le scénario est stupide, les images et les acteurs laids, l’action inexistante et les dialogues aussi creux que la philosophie de Van Damme. Quand aux scènes de cul… C’est un peu comme si mon oncle Jacky désirait faire avec son caméscope des reconstitutions de séquences des films de Just Jaeckin en filmant ses ébats avec ma tata sexagénaire de 100 kilos. C’est pas sensuel, c’est pas excitant, ni sale, et encore moins pervers, c’est juste soporifique (euhh…désolé, tonton, c’était pour rire, si si, elle est canon tata !). Notons, pour finir, que ce film n’a strictement rien à voir avec Teenage Cave Man, un sympathique nanar sorti en 1958.

Que faut-il en retenir ?

  • Un excellent somnifère

Que faut-il oublier ?

  • Un navet pas fun du tout et très chiant
  • L’un des pires films qu’il m’ait été donné de voir

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