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Critique du Film : A l'intérieur
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Critique du Film : A l'intérieur

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 9 juin 2007 à 1256

Un bébé bien sanglant !

Le cinéma français de genre se cherche depuis un moment. Il y eut quelques tentatives assez réussies (haute tension, ils) et pas mal d’échecs. Mais le public n’a – hélas- jamais suivi. Une fois par an, dans un nombre incalculable de comédies et films dramatiques se ressemblant, un film essaie de se démarquer et de montrer que le cinéma français, lui aussi, peut faire des films de genres. En général le pari est très risqué.
À l’intérieur fait partie de ces films qui prennent le risque d’offrir un spectacle moins calibré, plus dur et sans la moindre concession. À ce titre, il faut saluer le courage de la fabrique de films de sortir des sentiers battus pour essayer d’introduire un vrai cinéma de genre en France.
Le film commence par une séquence-choc (un accident de voiture) d’une telle force qu’il est dur de s’enlever les premières images de l’esprit. Sarah qui est enceinte survit, mais son compagnon, qu’elle aimait réellement, décède. Dès ce moment le doute s’inscrit en elle. Car avoir cet enfant sans son compagnon n’était pas vraiment ce qu’elle avait envisagé. Les mois passent et Sarah est toujours consumée par la tristesse et cela même si elle va bientôt mettre au monde. Un soir de réveillon, une femme pénètre chez Sarah avec l’idée en tête de lui retirer son bébé.
Âmes sensibles ? Ce film n’est pas fait pour vous ! Vous attendez un enfant ? Également ! À l’intérieur est un film brutal, un vrai film de genre où le sanglant et la provocation font vraiment acte de présence. Le scénario de Alexandre Bustillo (ancien critique de chez MAD Movies) ne réinvente pas le genre, mais applique avec passion les règles, puis joue harmonieusement avec. L’habileté de Alexandre Bustillo, c’est de ne jamais aseptiser son histoire pour que celle-ci soit visible par le grand public, il assume dès le départ un parti pris scénaristique qui choquera les adeptes du prime time de Tf1, mais enthousiasmera ceux qui veulent voir du vrai cinéma non formaté, parfois dérangeant, qui va au bout de son idée, sans jamais se détourner de son objectif.
La mise en scène de Julien Maury et Alexandre Bustillo est très soignée, même si parfois trop marquée par des références. Les cadrages sont vraiment rigoureux et la photographie du film de Laurent Bares est très réussite. L’ambiance générale fait penser à du cinéma de John Carpenter qui croiserait celui de Dario Argento ou Lucio Fulci. Il ne se dégage jamais aucune prétention hormis celle de fournir un véritable film de série B.


Tout n’est cependant pas parfait, le film souffre par moment de quelques baisses de rythmes. De même qu’il y a parfois des dialogues lourds prêtant à rires, ce qui a pour conséquence de désamorcer involontairement des situations angoissantes. Mais tout cela s’oublie vite face à un ensemble de qualité qui renoue avec un cinéma s’adressant avant tout à un type de spectateurs qui en aura pour son argent, alors que d’autres crieront au scandale devant un sujet qui touche la maternité. Sujet au combien délicat chez les bons penseurs qui diaboliseraient vite ce genre de films !
Les effets spéciaux sont d’une qualité époustouflante et d’une crédibilité digne des meilleures productions du genre. L’équipe de FX cinéma semble s’être démené pour que le résulta soit le meilleur possible à l’écran. Et il l’est ! Les acteurs ont dû souvent passer par les tables de maquillages tellement les effets sanglants sont présents.
Alysson Paradis (Sarah) est très convaincant en femme rongée par le deuil. Alysson Paradis gère plutôt bien cette femme, qui va se découvrir plus forte qu’elle ne l’aurait cru. On regrettera juste une séquence se situant vers la fin, où elle en fait peut-être un peu trop. Quant à Béatrice Dalle, elle est merveilleuse du début à la fin, détestable et pourtant si touchante. Dalle abonde en charisme et se fait haïr de tout le long. Pourtant, on comprend et compatissons presque avec sa folie demeurant inexcusable. Ce film dépendait beaucoup de ses actrices et globalement elles réussissent ce pari risqué. C’est un peu moins le cas de Nathalie Roussel qui tient le rôle de la mère de Sarah. Cette dernière ne m’a pas vraiment convaincu dans son rôle.

La conclusion de

Si vous n’êtes pas adepte d’hémoglobine passé votre chemin, vous trouverez ce film détestable. Par contre si vous recherchez comme moi un vrai film de genre qui accepte et s’assume comme tel, vous ne regretterez nullement le déplacement. Il y a bien quelques défauts, mais on est bien devant à une réussite macabre et marquante.

Que faut-il en retenir ?

  • Mise en scène soignée
  • Un vrai film gore et dérangeant
  • Des moments vraiment scotchant
  • Béatrice Dalle, une bad girl qui a la classe

Que faut-il oublier ?

  • Des baisses de rythmes
  • Des dialogues parfois poussifs

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