75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Démons 2
Démons 2 >

Critique du Film : Démons 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 31 mai 2007 à 1539

Bouse démoniaque: seconde couche

La nuit venue (enfin, je dis la nuit mais cette situation varie au gré des séquences et des crédits débloqués au chef éclairagiste), des jeunes gens s’apprêtent à faire la teuf dans un appartement appartenant à un building de haut standing. Pendant ce temps, à la télévision, passe un film fantastique et moisi dans lequel deux jeunes gars BCBG et deux greluches réveillent des démons. Dehors, dans la rue, un jeune fait les cent pas et quatre crétins s’amusent à rouler à fond la caisse sur un tronçon de rue qui n’en finit pas. Vous vous demandez le rapport entre tout cela ? Normal, moi aussi, même après avoir vu le film, je me pose toujours la question. Le seul truc que j’ai pigé, c’est que le démon, après avoir croqué une des nanas grâce à un faux raccord qui l’a déposé sous ses crocs, parvient carrément à sortir du téléviseur pour apparaître dans la chambre de l’appartement des fêtards. Pourquoi avoir choisi ce téléviseur plus qu’un autre? Ben, on n’en sait fichtrement rien - d’autant plus que dans ce building, d’autres personnes regardent cette bouse télévisuelle et qu’il ne se passe strictement rien de surnaturel de leur coté.


Bref, le démon griffe, mord ( ou je ne sais quoi car cela se passe hors cadre) l’une des filles présente dans la chambre avant de disparaître bel et bien du métrage, sans aucune explication. La fille, une pleurnicharde nommée Cindy, ou Sonia, est alors appelé dans le salon par ses amis afin qu’elle y souffle ses bougies d’anniversaire. Elle se met alors à grogner, baver comme un dogue allemand et se voire pousser des dents vachement longues, tandis que ses yeux se mettent à briller comme des phares de bagnole. Devenue démone, elle saute sur ses anciens amis qui se contentent de brailler sans bouger et les contamine à leur tour dans des gerbes de sang artificiel et des plans fixes pourris. Auparavant, signalons que comme elle est bien élevée, elle a quand même soufflé ses bougies.

Les démons vont alors se répandre dans le bâtiment. La contamination va se faire par leurs griffures et leurs morsures, ainsi que par les hectolitres de sang qui se répandent dans les autres appartement. En effet, le sang, corrosif (attention, cette propriété de l’hémoglobine infernale n’est exclusivement vérifiable que sur les briques rouges et le plâtre), passe traverse murs et planchers pour toucher parfois les autres locataires. Parmi eux, on trouve une jeune femme enceinte dont le mari est coincé dans un ascenseur avec une pute de luxe hystérique, un petit garçon qui va se transformer en un ridicule démon-gremlin (représenté par un puppet hyper mal animé qui il va finir empalé sur un parapluie) et une femme qui va se finir bouffée par son chien-démon (la transformation du canin se voulant une pathétique retranscription de celle de Hurlements). On voit aussi que la plupart des voisins se réfugient dans le parking souterrain. Hélas, il est verrouillé. Pov’ gens, ils sont coincés. Donc, ils braillent comme des fous. Surtout les filles. C’est aigu et assourdissant.

C’est dans cet endroit que va avoir lieu l’affrontement ultime. D’un coté, une masse de figurants dotés de yeux loupiottes et de râteaux en guise de dents qui déboulent en faisant des bons et des grrr grrr !. De l’autre, une masse hétéroclite de pétasses en body de fitness échancré très highties (avec quelques sympathiques plans croupes), de balourds bodybuildés et huilés, de techniciens de plateaux déguisés en riverains, et pour finir, une Asia Argento de 10 ans. Le tout sous les ordres d’un Apollo Creed spaghetti. Autant dire que le combat est perdu d’avance… Pendant ce temps, arrivent sur le toit, après s’être débarrassés de quelques malheureux tardivement transformés (pourquoi ce décalage, on n’en s’est rien bien évidemment) la femme enceinte et son mec. Ce dernier, très sexy, a revêtu la chemise déchirée du Ash de Evil Dead.. Et comme ce futur papa est un amateur d’escalade (quel heureux hasard !), ils utilisent son matos pour descendre au pied du bâtiment. Une fois dehors, ils se dirigent vers un local.

Dans ce local, y’a un plateau, des caméra, des moniteurs de contrôle, des gradins avec fauteuils, des luminaires d’ornement. « Ou sommes-nous ?, demande la femme enceinte. « Dans un studio de télévision, on y tourne des émissions de télé, répond calmement son mari. Nous, on aurait rajouté un truc du genre pov’ débile, mais bon lui il l’aime sa nana. Alors, il supporte stoïquement. C’est alors que surgit dans la pièce la démone nommée Sonia, ou Sally. Elle titube, fait grrr grrr ! Elle a trouvé la porte d’entrée (c’est pourtant pas simple) mais est désormais, apparemment, privée de sens. « Elle est aveugle, elle n’y voit rien, s’exclame alors le mari. Puis la démone fait trois pas, tombe au sol et meurt. Vachement utile comme séquence, n’est-ce pas ?

Sur un air disco, les deux tourtereaux sortent alors du studio et, bras dessus bras dessous, s’en vont folâtrer dans les rues de Rome, ou de Milan… ou de Turin. Quand au démon du début, on ne l’a jamais revu… La Fine… Mama mia.

La conclusion de

Le scénario est stupide et bourré d’incohérences, la réalisation est un festival de cadres tordus et le montage un Everest de faux raccords. Les acteurs jouent comme des pieds (et encore, je fais injure aux pieds en disant ça), les décors sont moches et les effets spéciaux de Sergio Stivaletti vont de médiocres à caca-boudin. Le trophée du truc nase allant sans hésitation à un démon en plastoc encore plus mal animé que les Puppets Master de Charles Band (un accessoiriste balance n’importe comment dans le champ de la caméra cette espèce de gargouille en latex et hop, le démon vole !). Si l’on est bien disposé, on rie beaucoup devant cet étalage de conneries mais il faut bien dire que il n’y a rien a sauvé de ce ridicule Démons 2.

Que faut-il en retenir ?

  • Drôle au millième degré

Que faut-il oublier ?

  • Pire que le premier volet. Oui oui, c’est possible !...

Acheter Démons 2 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Démons 2 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+