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Critique du Film : Arachnophobie

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 30 mai 2007 à 14:50

Huit pattes et pas de carte vertes!?

Alors qu’il accompagne l’expédition du naturaliste James Atherton, un photographe est mortellement mordu par une araignée appartenant à une espèce inconnue. Ramené dans sa ville natale dans un cercueil de fortune, le corps du défunt est examiné par l’embaumeur local qui ne remarque pas que l’araignée l’a accompagné dans son voyage. Prenant ses pattes à son cou, la bestiole va alors s’installer dans la grange d’une ferme voisine récemment achetée par un couple de citadins, et frayer avec les représentantes locales de son espèce. Elle va alors donner naissance à une nouvelle race d’araignées tueuses...
Arachnophobie est l’une des rares productions horrifiques comptant dans la carrière de Steven Spielberg. Réalisé par son ami Frank Marshall, le film met en scène un jeune docteur (Jeff Daniels) fraîchement débarqué de San Francisco avec sa petite famille et tentant de s’intégrer au sein d’une communauté rurale lorsque survint une invasion d’araignées aux morsures mortelles. Considéré par la population très conservatrice comme un intrus, les premiers décès seront ainsi mis sur son compte (d’autant plus que les victimes comptent parmi ses rares patients). Puis, après la découverte de la nature de ces accidents mortels, le film va emprunter la voie du thriller horrifique avec la mise en œuvre d’une tentative d’extermination orchestrée par le docteur, le shérif local, le juge du district, deux naturalistes et un exterminateur d’insecte complètement loufoque.


Malgré un scénario très grave, Frank Marshall préfère employer un ton léger dans sa réalisation. L’humour est omniprésent, la mise en scène parfois décalée, avec une impression de légèreté appuyée par une bande originale presque guillerette. On a donc que très rarement l’occasion de frémir à la vision de ces centaines d’araignées qui envahissent l’écran, même si l’on ne peut nier que le suspense est souvent de mise grâce à une bonne maîtrise du rythme. Il faut également dire que l’histoire pèche de part ses nombreuses incohérences. La plus flagrante est le manque de sens logique du docteur lorsqu’il tarde à réaliser que le nid se trouve au cœur de sa ferme, alors qu’il est tombé nez à nez sur une gigantesque toile d’araignée en début de métrage. Etonnant, d’autant plus venant de la part d’un homme souffrant d’arachnophobie !
Sorte de réchauffé des films d’invasion d’insectes des années 50, le film vaut surtout pour ses superbes effets spéciaux. Conçues par Chris Walas, les araignées factices se mêlent de manières très naturelles aux véritables insectes. Effrayants psychopathes à huit pattes, elles regroupent toutes les facultés qui sont en général réparties parmi les différentes races de leur espèce. Extrêmement venimeuses (elle tuent dés la premières morsures), elles sont aussi à la fois tisseuses et sauteuses, et elles résistent même aux insecticides standards. De sacrés saloperies, dures à tuer. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à voir le combat final, au cours duquel la reine, carrément immolée par le feu, continue d’agresser dans un ultime sursaut de haine son ennemi humain.

Du coté de l’interprétation, le docteur Ross Jennings est interprété par le sympathique Jeff Daniels. Son air débonnaire manque quand même de sens tragique, surtout dans les pires situations. On a quand même du mal à le prendre au sérieux. A coté de lui, on trouve l’ombrageux Julian Sands dans le rôle du professeur James Atherton. Là encore, son interprétation manque de volume, de sens dramatique, et ce n’est pas sa mort ridicule qui arrange ses affaires. Plus délirante est la présence de John Goodman dans la peau de McClintok, un exterminateur de vermine complètement siphonné qui apporte au film un étonnant (mais souvent réussi) aspect comique. Un air récréatif qui finit même par étouffer la légère atmosphère angoissante dégagée par le film.

60

Arachnophobie est un sympathique thriller horrifique à base de sales petites bêtes. Frank Marshall n’est pas Joe Dante, aussi l’ensemble reste très gentil, le spectacle familial, sans partir dans le second degré ou le délire à la Gremlins. Seul la présence de John Goodman dans un rôle déjanté amène un soupçon d’originalité, transformant à l’occasion le métrage en une véritable comédie. A noter également de superbes effets spéciaux se penchant sur l’aspect réaliste de l’invasion.

Critique de publiée le 30 mai 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Superbes effets spéciaux
  • John Goodman, exterminateur déjanté
  • Réalisation consciencieuse

Que faut-il oublier ?

  • Guère effrayant
  • Quelques incohérences de taille

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