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Critique de la Bande Dessinée : WYRD: la faille
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Critique de la Bande Dessinée : WYRD: la faille

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 19 avril 2007 à 1617

Premier regard dans la Faille

La deuxième guerre mondiale. Front du Pacifique. Les forces américaines subissent l’assaut de l’aviation Japonaise. Parmi les défenseurs, l’escadrille de Corsairs des Tigres Volants de McFelly. Et les voilà décollant en catastrophe pour intercepter le raid des Japs… Des pilotes experts, les meilleurs, peut-être… Cependant, tout ne va pas se passer comme prévu. En plein milieu des combats, McFelly et ses pilotes sont soudainement aspirés dans une sorte de vortex. Ils reprennent alors connaissance dans un étrange et gigantesque vaisseau cargo, patrouillé par des machines à forme humanoïde : des cyborgs ! Sauvés de justesse par de mystérieux aventuriers de l’espace, ils vont alors découvrir un univers futuriste étrange, un espace-temps dans lequel, prenant pour prétexte la survie de l’humanité, une organisation omnipotente et dictatoriale kidnappe et entraîne des futurs guerriers pour défendre leur cause. Et il semblerait que McFelly et ses hommes aient été choisis…
De la pur SF spatio-temporelle ! Voilà ce qu’est La Faille, le premier tome du cycle WYRD. Une sorte de mélange, au niveau concept, des Guerriers de l’apocalypse, de Retour vers l’Enfer ou des Croisés de l’Espace. Car cette bande dessinée joue sur les paradoxes et les anachronismes, de manière à la fois très sérieuse, très hard science, mais avec de nombreux aspects pulps (action débridée, dialogues punchies) qui ne sont pas pour me déplaire. Dés le premier opus, on va donc découvrir une galerie de personnages issus de la littérature populaire comme des Vikings, des pilotes d’avion de chasse à la Buck Danny, des scientifiques allumés, des cyborgs ultra-violents, des organismes psychiquement surdéveloppés et des biomechs. Le tout évoluant dans un même univers, dirigé par une confédération galactique (la Confédération Technoïde de Préservation Temporaliste) au totalitarisme et à la philosophie de vie proche de des valeurs propres à l’Empire de Warhammer 40000.


Il en découle un grand nombre de personnages à appréhender, avec une narration à tiroir faisant entrer en compte différents récits qui seront voués, bien évidemment, à se recouper dans les opus ultérieurs. Cependant, on peut noter que des individus hauts en couleurs se dégagent déjà, comme le patrouilleur Tibers, une tête de lard réfractaire à toute forme d’autorité, McFelly le pilote ou la jolie Talia, l’un des piliers de la résistance aux Techs, comme on appelle communément les sbires de la CTPT.
Bien entendu, vu le grand nombre de protagonistes mis en scène, La Faille, qui ne fait après tout qu’une cinquantaine de pages, laisse le lecteur un peu sur sa faim. C’est un peu gênant dans le fait qu’à la fin de ce tome, aucun des questionnements exposés ne soient résolus, tout reste totalement en suspens, un véritable cliffhanger de série télé. Bon, on décèle cependant quelques pistes et l’on croit deviner certains aboutissements futurs, ce qui veut finalement dire que ce tome introductif est relativement bien amené, ce qui n’est déjà pas mal. Mais reste qu’au niveau récit et intérêt, La Faille ne vaut son achat que s’il apparaît expressément une suite. N’oublions pas qu’il date déjà de fin 2005.
Au niveau technique, j’aime beaucoup le ‘’trait’’ de Olivier Ormière (je ne sais pas trop quels dessins sont dus à Olivier Bonnehon, parti en cours de projet), un mixage de dessins propres aux comics américains et de traits plus personnels tendance Métal Hurlant première époque. Si à cela on ajoute les techniques de colorisation modernes et l’adjonction en douceur de conceptions 3D (toujours de Olivier Ormière), on obtient un rendu très élégant, très lisible, bien dynamique et riche en détails. Un seul petit défaut, je n’aime pas trop certaines expressions faciales, que je trouve parfois trop figées. Mais bon, là, je chipote un peu…

La conclusion de

La Faille est un tome très prometteur. L’histoire démarre bien et est riche en promesses épiques et horrifiques. Les graphismes, mélange de dessins traditionnels et de modélisations 3D sont bien sympa et la mise en cadre est très lisible, ce qui convient parfaitement à un amateur de classicisme comme moi. Mais maintenant, il faudrait envisager à nous proposer une suite, car pris en l’état, ce tome 1 de WYRD laisse vraiment le lecteur comme deux ronds de flan.

Que faut-il en retenir ?

  • Un mélange élégant de dessins traditionnels et de 3D
  • Un bon mixage de SF hard science et de culture pulp
  • Un récit qui démarre bien

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup de personnages à appréhender
  • Nombreux questionnements laissés en suspens
  • Une suite qui se fait attendre

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