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Critique du film : Independence Day [1996], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 28 mars 2007 à 12h03

Le Russe nouveau vient de l’Espace, et il pue…

Le pitch de Independence Day est des plus simples : quand de vilains Martiens - ou Alpha-du-Centauriens, peu importe – attaquent sauvagement la Terre, seules les valeurs morales (courage, solidarité, abnégation) propres à notre espèce (sic) peuvent sauver la race humaine d’une annihilation totale. Ouahh ! Tout un programme ! On se croirait revenu dans les années 50, en pleine période de la Guerre Froide, avec tous ces films d’invasions extra-terrestres, métaphores à peine dissimulées de la menace communiste, vilenie castratrice de liberté individuelle.
D’ailleurs, Roland Emmerich ne le nie pas. Rien de plus primaire, de plus patriotique et de plus kitsch que le traitement Independence Day. Cette décision, au fond, n’est pas condamnable… à la condition d’aborder le sujet de manière décalée, avec une certaine distanciation vis-à-vis de la senteur moisie du message diffusé. Et c’est là que le bas blesse, car ce film utilise de manière sournoise la technique de double langage et d’alternance de ton. Le rendant, pour le coup, nettement moins sympathique au regard de celui qui désire voir au-delà de la simple manifestation d’une pantalonnade hollywoodienne.
On s’aperçoit tout d’abord, au bout de quelques minutes, que le réalisateur a décidé de brosser dans le sens du poil la plus grande audience possible. A commencer par le public américain (cela a grandement marché, puisque on a assisté à de véritable explosion d’allégresse dans certaines salles américaines lors de sa sortie). Le film commence de manière très grave et continue ainsi tant que le débat reste neutre. Et même si la première heure est bourrée d’invraisemblances et d’incohérences, toute la période qui voit l’arrivée et les premières destructions des vaisseaux aliens est assez efficace et reste, encore aujourd’hui, très spectaculaire.
Cela se gatte en fait carrément avec l’arrivée du staff présidentiel au cœur de la Zone 51 et la prise d’importance de l’insupportable Will Smith. Le scénario bascule alors dans l’harangue patriotique de mauvais goût, faisant fi des stupidités scénaristiques, et il affiche sa malhonnêteté en tentant de masquer tout ça sous une couche d’humour potache des plus douteux. Le film s’éloigne alors, par cette méthode, des films SF de propagande des années 50, qui avaient au moins le courage d’affirmer clairement leur étiquette moraliste, voire nationaliste.
Là, on dissimule un message puant de la gueule sous des gags pas drôles : Will Smith qui bastonne à coup de poings et de taloches un alien (une véritable race d’abrutis, cruels et puants, et même pas malin), Jeff Goldblum (un acteur que pourtant j’admire beaucoup) qui amuse la galerie avec ses bons mots et ses blagues Carambar, une sorte de Einstein sous acide sensé diriger l’équipe de scientifiques… bref, le must de la punch line à deux sous est conviée sur le plateau. A coté de ça, on en profite pour glisser le pathos écoeurant (la femme qui revient à la base juste pour y crever devant les yeux larmoyants de son mari, un président qui n’en est pas moins un homme), le mièvre (les incessantes et ridicules romances entre les protagonistes), le patriotique exacerbé (le discours du président, haranguant ses concitoyens, debout sur un tonneau), l’héroïsme puéril (le président, encore lui, qui, tel George Washington sur son destrier, commande lui-même l’attaque de chasseurs, et le sacrifice de l’ivrogne sous les yeux de son fils, triste mais fier). Un condensé narratif plutôt nauséabond, basé sur des valeurs Amour, Famille, Patrie, qui n’a pas dû manquer de faire bander les quelques nostalgiques d’une certaine époque pas si lointaine.

La conclusion de à propos du Film : Independence Day [1996]

Nicolas L.
10

Sans réellement l’assumer (en tentant de masquer son étiquette sous une couche d’humour vraiment trop nase pour fonctionner), Roland Emerich accouche d’un véritable film de propagande nationaliste utilisant tous les poncifs éculés datant de l’ère Maccarthiste. Il n’y a pas de doute possible, Independence Day est un étron cinématographique. Une véritable bouse qui est, de plus, remplie d’incohérences et d’approximations scénaristiques, avec des séquences parfois si criantes de stupidité que même un enfant de 10 ans peut prendre conscience de la débilité de l’œuvre. Reste une bonne vingtaine de minutes d’effets spéciaux stupéfiants. C’est maigre, surtout pour un film de deux heures vingt.

Que faut-il en retenir ?

  • De bons effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Scénario débile et carrément propagandaire
  • Festival d’incohérences éhontées
  • Double langage assez nauséabond

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