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Critique du Téléfilm : Code Rouge
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Critique du Téléfilm : Code Rouge

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 mars 2007 à 1459

Terre, champ de bataille

Ça va mal chez les Papous, ou les Congolais, ou les Cubains. Bref, chez les indigènes. Et tout ça, c’est encore la faute aux Ricains, et notamment à John Fitzgerald Kennedy qui a plus fait de trucs zarbis – si l’on se fie aux scénaristes des studios hollywoodiens - en quelques dizaines de mois que Louis XIV durant tout son règne. Cette fois-ci, on cause d’une initiative qu’il prend un soir de 1964, probablement fortement arrosé de whiskey irlandais frelaté. Ce soir là, devant un parterre sûrement ébahi, JFK déclare que les extraterrestres existent, prenant comme preuve, pour appuyer son affirmation, les attitudes et le physique étranges de Fidel Castro et de Mick Jagger (assurément un Vénusien enflammée et un Jupitérien gazeux). Fort de ce fait, le mec de Marilyn Monroe (donc, on sait qu’il aime les enjeux XXL) annonce derechef qu’il lance la construction d’un centre de communication expérimental visant à entrer en contact avec une civilisation d’outre galaxie. En quelque sorte un projet SETI avant l’heure. Le programme ultrasecret, nommé Rubicon (Rubi, je ne sais pas, mais con, sûrement) prend place alors dans un blockhaus en polystyrène, en pleine jungle d’arbres à caoutchouc, et est équipé d’un système d’autodestruction nucléaire (on ne fait pas dans la demi-mesure, même si cela n’a aucun sens…) en plus d’une myriade de paraboles aussi discrètes qu’une poutre plantée dans l’œil du voisin.
Evidemment, c’est encore l’argent du contribuable foutu en l’air… Jusqu’à nos jours. En effet, vingt ans plus tard, répondant à l’appel démocrate, les extraterrestres débarquent. En nombre, de nature diverses et variées. Cela va du chien tentaculé suceur de chair au Predator de superette, c’est dire…Cependant, ridicules ou pas, ces aliens mettent encore plus de bordel dans la jungle qu’un certains George qui ne sait éviter les troncs et incitent le personnel du centre a enclenché le système d’auto-destruction atomique, menaçant ainsi la santé des employés du studio et des techniciens de plateau. Et quand la situation devient désespérée, c’est à qui que l’on doit se fier ? Aux Marines évidemment !
Mais pas n’importe quels Marines, il faut pour cette mission délicate trouver les meilleurs… ou les moins ridicules. Ainsi, chargé par un officier véreux de nettoyer la zone et de désarmer la charge nucléaire, le semi-retraité lieutenant James Doyle reprend du service (viré de l’armée, il jouait les ermites dans un bungalow de Club-Med, en compagnie de serpents domestiques et d’un iguane débonnaire). Il faut dire que la première équipe envoyée sur place est portée disparue, et que l’officier en chef chargé du coup de main est son frère ! Brrr, qu’elle emociõn…Malgré les différents qui les ont éloigné l’un de l’autre (« c’était moche, en Somalie, en partageait le commandement », dit-il en fronçant les sourcils), Doyle réunit ses hommes (la même équipe que Predator mais en version junior, ou cadet) et remonte le Mékong sur un zodiac de 2 mètres.


Arrivée sur place, l’équipe va devoir affronter les Aliens suceurs et côtoyer un extra-terrestre reptilien et bondissant, qui finalement, est là pour les aider discrètement. Bien disciplinés, ils commencent par tirer comme des oufs sur les caoutchoucs et s’acharnent sur le seul animal (Babe le cochon, qui s’est échappé du plateau voisin) vivant dans ce jardin d’acclimations. Il faut dire qu’il sont vachement bien équipés avec un détecteur de mouvement Fisher Price d’une précision diabolique (tolérance d’environ 10 kms, vu le diamètre du spot apparaissant sur l’écran) et un armement factice à faire pâlir de jalousie James Braddock (le dieu de la tatane dans la face) ou John Rambo (qui lui garde l’avantage d’avoir un couteau boussole).
Ainsi, grâce à la technicité reconnue de l’armée américaine, le commando retrouve le frangin (qui survit cinq minutes, le temps de poignantes retrouvailles sur fond musical), une énorme savonnette faisant office de vaisseau spatial, et le blockhaus en kit Heller. Précisons, qu’en cours de route, les producteurs en ont profité pour alléger le budget en éliminant un ou deux Marines qui ne servaient à rien à part bouffer tous les sandwiches de l’équipe technique lors de la pose déjeuner de midi et en les remplaçant par des cadavres en latex.

A l’intérieur, les survivants du commando vont trouver un petit tas de mannequins décharnés (les membres morts de l’équipe de savants) ornant le sol d’un laboratoire de biologie, des Tremors aliens affamés, très affectueux mais très myopes, et un PC de contrôle sur lequel est branché le système d’autodestruction. S’en suit alors une séquence d’une tension insoutenable, lorsque la charmante Joyce Darwin, officier spécialisée dans le teint de pêche, tente de décrypter les codes de sécurité du programme. Après avoir passé deux questions sportives solutionnées grâce à la présence sur les lieux d’un amateur de baseball, on passe aux choses sérieuses. Tic-tac, tic-tac, le compte à rebours indique 1 minute trente. - Mes codes numériques ne fonctionne pas », dit-elle paniquée en observant le code à trois valeurs. Tic-tac, tic-tac…. 50 secondes. - Essayez des codes alphabétiques, dit Doyle. - Mais cela n’est plus utilisé depuis des lustres. - Cet ordinateur (selon toute apparence, un PC équipé d’un OS assez récent) date de 1964 ! Tic-tac, tic-tac… 30 secondes - Ah oui, c’est vrai ! » Tic-tac, tic-tac…10 secondes. C’est peut-être des initiales ? - Essayez JFK !! s’écrie soudain le lieutenant Doyle, le visage éclairé. Tic-tac, tic-tac, 4 secondes. Miss Marines tape alors sur son clavier J…F…K. Tic-tac, tic-tac, 1 seconde… Charge désamorçée!!! - Ouais, ouais, crient alors mollement les trois compères en sautillant dans la pièce qui quitte sa couleur de lupanard. Devant un tel bonheur, un grand moment de joie irradie le spectateur.
Mais c’est loin d’être terminé. Le colonel félon débarque d’un hélicoptère (eh oui, lui au moins, il ne se déplace pas dans un bateau en plastique) avec une horde de mercenaires (les hélicos, c’est comme les Kangoo, on a l’impression que c’est petit, mais c’est très spacieux). Son but, capturer le gentil extra-terrestre pour s’emparer de son armement, quitte à le truffer de plomb. Il va tomber sur plusieurs hics. Le premier est qu’il y a encore quelques aliens qui se baladent dans le labo, le deuxième est que l’extraterrestre va trouver du soutien avec les restes du commando de Doyle et le troisième est que ses mercenaires sont des crétins. D’ailleurs, l’histoire va mal tourner pour lui, parce qu’au moment où il pense être sur le point de stopper l’extraterrestre qui – dégoûté devant l’accueil - tente de quitter notre planète, il est surpris par l’élan affectif d’un Trémor Alien de passage.

Ainsi libéré, l’extraterrestre monte dans son vaisseau qui quitte le sol terrestre, avec derrière lui, en décor de fond, la séquence d’explosion de ce ridicule centre de recherches, plastiqué pour l’occasion. Le mot de la fin appartient à Doyle : « la Terre va figurer parmi les planète les plus inhospitalière dans le Grand Guide Sidéral. » C’est sûr, surtout auprès des populations extraterrestres cinéphiles…

La conclusion de

Mélange à quatre sous de Predator, d’Alien et de X-Files, doté d’un scénario idiot et de dialogues « militaires » ridicules, Code Rouge est un véritable nanar de science-fiction. Pour l’occasion, le cinéaste de séries B Brian Gilmor utilise tous les artifices, même les plus grossiers, pour masquer la maigreur du budget, comme ces images flous et chromatiquement décalées lorsque interviennent les aliens (sortes de quadrupèdes assez proches des tremors mutants du volet 2 de la célèbre trilogie bis). Quand à l’extraterrestre, si ses aptitudes physiques et sa discrétion nous rappellent bien évidemment le Predator, son apparence se rapproche de manière troublante du Drak de Enemy Mine. Je me demande même s’ils n’ont pas tout simplement récupéré et modifié le costume de Louis Gossett Junior. Rigolo au dixième degré.

Que faut-il en retenir ?

  • Rigolo si l’on joue le jeu

Que faut-il oublier ?

  • Scénario et dialogues stupides
  • Effets spéciaux très moyens
  • Réalisation convenue
  • Aucun suspens, ni tension

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